Table ronde « La société civile, acteur principal du Vivre ensemble », Strasbourg, 10 octobre 2012, organisée par la Conférence des OING dans le cadre du Forum mondial de la Démocratie

L’arrivée de nouveaux citoyens par le biais de migrations enrichit constamment nos sociétés. Pourtant, certains perçoivent cette venue comme une menace directe pour la cohésion sociale et la stabilité économique. En déclenchant chez eux un réflexe de repli sur soi et de stigmatisation de ces groupes qualifiés d’« autres », cette inquiétude favorise la montée de l’intolérance et des discriminations.

Définir une identité culturelle unique, exclusive des autres, peut sembler être une réponse rassurante face à ce phénomène mais elle se révèle surtout discriminatoire envers toute une partie des citoyens qui ne peuvent pas complètement s’y reconnaitre. Pour mieux vivre ensemble, il paraît donc de plus en plus nécessaire de réfléchir à des modèles de sociétés originaux qui prendraient en compte les spécificités de chacun tout en se fondant sur le respect absolu des droits fondamentaux et de l’Etat de droit, comme l’a préconisé le Groupe d’éminentes personnalités du Conseil de l’Europe.

Les causes de l’échec des politiques ciblant les minorités ethniques et culturelles doivent aussi être soigneusement analysées. Et puisqu’elles seraient en partie liées à l’absence d’un partenariat égal et effectif entre les différents acteurs, le dialogue interculturel devient crucial, non pas en tant qu’objectif mais comme outil pour un enrichissement mutuel et une meilleure cohésion sociale.

Au cours de cette table ronde, les participants étaient invités à identifier le rôle que les différents acteurs peuvent jouer face à ces questionnements ainsi que les initiatives qui peuvent être mises en place. Dans cette perspective, la Conférence des OING a contribué à la réflexion en présentant son outil pour le dialogue interculturel récemment publié.


Outil de dialogue