La Conférence des OING du Conseil de l’Europe
CONF/PRES/SPEECH(2010)7

Intervention du Président de la Conférence des OING du Conseil de l'Europe, Jean-Marie Heydt, 120ème session du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, Strasbourg, 11 mai 2010

Madame la Présidente,
Monsieur le Secrétaire général,
Madame la Secrétaire générale adjointe,
Mesdames et messieurs les ministres,
Excellences,

Le transfert de la présidence du Comité des Ministres de la Suisse vers « l’Ex-République yougoslave de Macédoine » offre l’opportunité d’examiner l’action menée par le Conseil de l’Europe et permet de mieux orienter l’action future de l’Organisation.

Je suis donc tout particulièrement honoré de pouvoir m’exprimer à cette occasion.

Dans ce contexte, je tiens tout d’abord à saluer les excellentes conditions que la Confédération suisse, notamment vous, Madame la Ministre, a offertes aux représentants de la société civile organisée, notamment pour la procédure de préparation de la Conférence d’Interlaken et sa réalisation. Des OING d’horizons divers et d’approches différentes ont toutes pu s’exprimer et de la synthèse de nos travaux j’ai pu présenter, en tant que Président de la Conférence des OING, un avis propre à la société civile en matière de droits de l’homme pour la réforme de la Cour. Il me semble important de souligner ici que la Déclaration adoptée à Interlaken appelle en particulier le Comité des Ministres et les Etats parties à impliquer la société civile dans la recherche de moyens effectifs pour mettre en œuvre le Plan d’action contenu dans la Déclaration. Nous venons par ailleurs de vivre la Conférence de St-Gall et, là encore, la société civile a pu être porteuse d’une contribution spécifique, relative à la démocratie et à la décentralisation.

Vous le savez, la Conférence des OING est prête à agir, de concert avec les autres instances du Conseil de l’Europe, afin de contribuer à rétablir la démocratie, les droits de l'homme et l’Etat de droit dans toutes les zones touchées par un conflit, dans le sens des valeurs et normes du Conseil de l’Europe.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer, si la Conférence des OING est un processus préventif naturel, elle peut aussi faciliter le dialogue et l’action concrète des acteurs de la société civile. Le « dialogue de Strasbourg » offre à ce titre une plate-forme de suivi pour les représentants de la société civile de l’ensemble de la région affectée par le conflit en Géorgie, avec la participation des OING. Il y a, de fait, une disponibilité de la Conférence des OING à réaliser des activités communes sur le terrain, avec tous les acteurs concernés. Dans ce cadre, nous préparons actuellement une rencontre sur le rôle des ONG dans des situations post-conflit en marge du 4ème congrès régional des ONG qui se tiendra du 10 au 12 juin à Vilnius.

Nous avons aussi pris note de l’intention de la nouvelle présidence de promouvoir le dialogue interculturel et interconfessionnel, comme instrument précieux pour améliorer la compréhension mutuelle. Ce projet s’inscrit totalement dans l’esprit du Livre blanc sur le dialogue interculturel à l’élaboration duquel la Conférence des OING a contribué.

Enfin, tous ces investissements, toute cette énergie, tout ce savoir-faire, toute cette disponibilité, n’aurait de sens s’ils ne s’inscrivaient pas dans une logique partagée, celle de la rénovation, celle de la revitalisation et surtout celle d’une vision nouvelle du Conseil de l’Europe initiée par M.Jagland. A ce titre, je me félicite que l’une des priorités du Secrétaire général soit précisément l’interaction avec la société civile. La Conférence des OING est un vivier d’idées et d’énergie que nous mettons à disposition de l’Organisation tout particulièrement dans le cadre de cette réforme à laquelle nous souhaitons contribuer activement.

J’aurai prochainement l’occasion de développer notre propre plan d’action en phase avec la rénovation générale.

Je vous remercie.