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Par conséquent, un événement potentiellement dangereux, l’ALÉA, ne se transforme en RISQUE que s'il s'applique à une zone où des ENJEUX humains, économiques ou environnementaux sont en présence et que cette zone a un certain degré de VULNERABILITE.
La VULNERABILITE
d’une zone ou d’un point donné est l’appréciation de la sensibilité des cibles présentes dans la zone à un type d’effet donné (intensité du séisme, volume des précipitations, concentration de produit toxique. Deux risques de même valeur peuvent ainsi résulter de composantes complètement opposées:
En fait, le caractère majeur d’un risque est principalement déterminé par l’importance des dommages qu’il est susceptible de générer: - Les aléas de la vie quotidienne (accidents domestiques, accidents de la route) ne sont pas, en règle générale, source de risque majeur;
- Un aléa sismique en plein désert ne peut être considéré un risque majeur, vu les faibles enjeux ; Il faut pour cela prendre en compte simultanément deux types de dommages:
Le RISQUE MAJEUR serait donc caractérisé par les deux critères suivants:
Seules deux catégories de phénomènes peuvent pleinement être associées à une telle description: Les risques naturels, parmi lesquels on peut distinguer: Les risques géomorphologiques: mouvements de terrain, séismes, éruptions volcaniques; les risques atmosphériques: inondations, cyclones, tempêtes, avalanches, sécheresses, feux de forêt. Les risques technologiques: risques industriels, nucléaires, biologiques, de ruptures de barrages, certains risques liés aux transports collectifs (personnes, matières dangereuses) lorsque la localisation de l'accident influence les enjeux. | ||||||||