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Le Système d’Alerte Européen (SAE) a pour objectif de favoriser l’information et la concertation entre les États membres de l’Accord dans l’aide apportée à un État sinistré par une catastrophe. En fait il fournit aux États membres en temps quasi réel les données techniques concernant un séisme. Le système d’alerte européen (SAE) est également utilisé pour d’autres types de catastrophes.
En cas de séisme dont la magnitude est supérieure ou égale à 6 sur l'échelle de Richter et de séisme de magnitude inférieure mais dont les effets destructeurs sont importants, le Centre sismologique euro-méditerranéen à Paris (CSEM /EMSC) informe, en temps réel, l'équipe de permanence 24 heures sur 24 responsable du système d'alerte au Conseil de l'Europe de la localisation de l'épicentre du séisme et de sa magnitude.
La surveillance sismique est assurée par 33 réseaux de sismomètres. Une détermination rapide des épicentres permettant la localisation et l'établissement de l'épicentre dans l'heure qui suit l'événement sismique est effectuée à partir des données de ces 33 réseaux traitées par le CSEM. Les réseaux se situent en: Allemagne, Israel, Turquie, Royaume-Uni, Norvège, Suisse, Grèce, Slovénie, Belgique, USA, Canada, Djibouti, Polynésie française, Russie, Italie, Espagne, France, Pays-Bas, Liban, Roumanie, Portugal, Côte d'Ivoire, Népal, Mongolie.
Dès que le responsable du système d'alerte européen est informé de l'occurrence d'un séisme, il engage l'alerte en adressant deux types de message.
Un premier message est destiné au pays sinistré lui demandant des informations complémentaires sur la situation dans le pays ainsi que sa décision relative à une demande d'aide aux autres États membres et institutions participant à cet Accord. Sur la base de la réponse du pays touché, le responsable du système d'alerte européen répercute immédiatement l'information auprès des Etats membres (systèmes opérationnels et Correspondants Permanents) et des institutions participant à l'Accord.
Un deuxième message indiquant les données techniques sur le séisme est adressé aux États membres ainsi qu'aux institutions participant à l'Accord : l'Union européenne, le Bureau pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), l'OMS, l'UNESCO des Nations Unies.
L'intervention du système d'alerte européen (SAE) est limitée à la dissémination des données techniques sur l'occurrence d'un séisme (temps, localisation, magnitude) et une première évaluation des dommages aux États membres et aux organisations internationales participant à l'Accord. L'aide humanitaire est ensuite assurée par la Commission européenne (DG XI et ECHO) et par OCHA des Nations Unies.
Ce partage des tâches a été adopté lors d'une réunion tripartite à Genève en décembre 1994 dans le cadre de la Résolution 4 sur le renforcement des liens entre les institutions internationales dans le domaine de la gestion des risques, adoptée par la 6e réunion ministérielle de l'Accord EUR-OPA Risques Majeurs à Bruxelles en octobre 1994.
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