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Table ronde de MONEYVAL sur la "Reconnexion des dérisqués"

Strasbourg 17/10/2017
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Table ronde de MONEYVAL sur la

Les 11 et 12 octobre 2017, MONEYVAL a organisé deux tables rondes à New York puis Washington sur le thème de la correspondance bancaire (« Reconnecter les dérisqués », Re-connecting the de-risked).

Au total, ces réunions ont réuni environ 40-50 participants représentant les institutions financières internationales, des banques clientes de services de correspondance bancaire issues de plusieurs juridictions de MONEYVAL, ainsi que des organisations internationales concernées (par exemple, le Comité contre le terrorisme des Nations Unies, la Banque mondiale, le Conseil de stabilité financière, le Fonds monétaire international et le Groupe d’action financière, GAFI). Des représentants du Trésor, de la Réserve fédérale et du Département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique étaient également présents. La Vice-présidente du GAFI, Mme Jennifer Fowler, le Secrétaire exécutif du GAFI, M. David Lewis, et le Président de MONEYVAL, M. Daniel Thelesklaf, comptaient parmi les nombreux intervenants.

La correspondance bancaire est essentielle pour les paiements des clients, notamment internationaux, et pour l’accès des banques elles-mêmes aux systèmes financiers étrangers. Pour le GAFI, « les institutions financières décident de plus en plus d’éviter, plutôt que de gérer, les risques possibles de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, en mettant fin aux relations d’affaires avec des régions entières ou des catégories de clients. Ce de-risking n’est pas conforme aux Recommandations du GAFI, et constitue une grave préoccupation pour la communauté internationale » (source : GAFI,  Guidance on Correspondent Banking Services, octobre 2016).

Selon des données du Conseil de stabilité financières datant de juillet 2017, le nombre de relations de correspondance bancaire établies entre des banques d’envergure mondiale et des banques d’Europe de l’est a diminué de 20% entre 2011 et 2016 (soit près de deux fois plus que dans d’autres régions du monde, telles que les Caraïbes ou l’Afrique). Le de-risking s’est manifesté dans de nombreuses juridictions de MONEYVAL et, par conséquent, les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme ont augmenté.

Les tables rondes avaient pour objectif de fournir des informations sur les travaux de MONEYVAL, notamment sa procédure d’évaluation mutuelle, ainsi que sur la façon dont les rapports de MONEYVAL peuvent être utilisés par les institutions financières d’envergure mondiale. Elles visaient également à clarifier les attentes réglementaires et expliquer les normes internationales pertinentes établies par le GAFI en matière de correspondance bancaire. Les participants ont discuté des attentes des banques correspondantes vis-à-vis des banques clientes, et de la façon dont ces dernières peuvent contribuer à la gestion des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme en la matière.

MONEYVAL adresse de chaleureux remerciements à Citibank et à la Banque mondiale, qui ont accueilli ces événements à New York et Washington respectivement.