Retour Violence à l’égard des femmes au Danemark : des progrès ont été accomplis, mais les modalités de garde et de visite après des violences domestiques restent préoccupantes

Violence à l’égard des femmes au Danemark : des progrès ont été accomplis, mais les modalités de garde et de visite après des violences domestiques restent préoccupantes

Dans son premier rapport thématique, le Groupe d’experts du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (GREVIO) reconnaît les progrès considérables réalisés par le Danemark, notamment dans la mise en conformité de sa législation nationale avec les exigences de la Convention d’Istanbul. Ces progrès concernent notamment la répression du harcèlement et de la violence psychologique, ainsi que l’introduction dans le Code pénal d’une définition de la violence sexuelle fondée sur le consentement, qui encouragera davantage de victimes à se manifester.

Le rapport, placé sous le thème « soutien, protection et justice apportés aux victimes de la violence à l’égard des femmes et de la violence domestique », salue les autorités danoises pour l’augmentation substantielle des fonds alloués à la mise en œuvre des politiques de lutte contre la violence domestique depuis le rapport d’évaluation de référence de 2017. 

Cela étant, le GREVIO a recensé des domaines dans lesquels les autorités doivent prendre des mesures supplémentaires pour être pleinement conformes à la Convention d’Istanbul. Il s’agit notamment de la reconnaissance insuffisante de la nature sexospécifique des violences à l’égard des femmes dans le cadre politique général et de la nécessité d’étendre les initiatives de formation à tous les groupes professionnels concernés, tels que les professionnels de la protection sociale, l’Agence du droit de la famille, les juges et les procureurs. 

Le GREVIO exprime également son inquiétude quant aux procédures relatives à la garde et au droit de visite, qui sont menées sans tenir suffisamment compte de la violence domestique subie, et aux risques qui peuvent en résulter pour les femmes et les enfants séparés de l’agresseur. Le GREVIO a constaté qu’en pareil cas, l’accent était exagérément mis sur la collaboration parentale et que les attitudes de culpabilisation de la victime étaient fréquentes, les femmes victimes de violence domestique se voyant par exemple reprocher de se livrer à un « harcèlement par défaut de collaboration » dans le but supposé d’empêcher les enfants de rester en contact avec le parent violent. 


 Communiqué de presse
Violence à l’égard des femmes au Danemark : des progrès ont été accomplis, mais les modalités de garde et de visite après des violences domestiques restent préoccupantes

 Voir les commentaires du gouvernement (en anglais uniquement)

 Le GREVIO et le Danemark

Groupe d'experts du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique (GREVIO) Strasbourg 18 décembre 2024
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