Retour La roue qui a fait tourner le Liechtenstein vers l’Europe

Le cadeau d’un parlementaire a marqué une étape importante sur la voie de l’adhésion
La ministre des Affaires étrangères du Liechtenstein Sabine Monauni et l’ambassadeur Domenik Wanger posent avec l’Anneau de cuivre de Georg Malin

La ministre des Affaires étrangères du Liechtenstein Sabine Monauni et l’ambassadeur Domenik Wanger posent avec l’Anneau de cuivre de Georg Malin

Il y a cinquante ans, avant même de devenir membre du Conseil de l’Europe, la Principauté du Liechtenstein a offert à l’Organisation une sculpture : un anneau de cuivre. Ce don a marqué une étape importante dans la poursuite de l’intégration européenne du pays. Mais qu’est-ce qui a poussé le Liechtenstein à rejoindre le Conseil de l’Europe, à un moment où certains se demandaient si les petits États étaient en mesure de remplir les obligations liées à l’adhésion aux organisations internationales ?

À travers l’initiative « Conter l’histoire du Conseil de l’Europe », voici le parcours du Liechtenstein vers l’adhésion au Conseil de l’Europe – un voyage qui, étonnamment, a commencé par une sculpture.

Au-delà de la roue

Un demi-siècle après que le Liechtenstein a offert « l’Anneau de cuivre » de Georg Malin au Conseil de l’Europe en 1977, cette sculpture apparaît comme un témoignage saisissant de la façon dont l’art peut parfois devancer l’histoire.

Pour Georg Malin, la roue (Rad en allemand) symbolise le cycle éternel de la vie et le mouvement perpétuel. Au Palais de l’Europe, à Strasbourg – où se trouve le siège du Conseil de l’Europe –, cette sculpture a acquis une dimension nouvelle : elle est devenue une métaphore éloquente de la détermination du Liechtenstein à continuer d’avancer aux côtés de l’Europe et à contribuer à relever les défis communs. Alors que de nouveaux défis se présentent, cet engagement à aller de l’avant avec l’Europe se reflète aujourd’hui dans le « Nouveau Pacte Démocratique pour l’Europe » du Conseil de l’Europe, qui vise à renforcer la résilience des institutions démocratiques, à protéger les libertés et à préserver les valeurs.

Lors de l’adhésion de la Principauté au Conseil de l’Europe en 1978, le Premier ministre de l’époque, Hans Brunhart, avait souligné que cette étape marquait sans aucun doute le début d’une nouvelle ère dans la politique étrangère du Liechtenstein : « Une ère non seulement de souveraineté renforcée, mais aussi de… coopération encore plus active avec ses voisins et les autres pays d’Europe. »

Tous les chemins mènent à Strasbourg

L’adhésion du Liechtenstein au Conseil de l’Europe a ouvert la voie à son adhésion aux Nations Unies en 1990 et à l’Espace économique européen en 1995. Elle a également ouvert la voie à l’adhésion d’autres petits États au Conseil de l’Europe (Saint-Marin en 1988, Andorre en 1994 et Monaco en 2004).

Aujourd’hui, près d’un demi-siècle plus tard, cette sculpture continue d’accueillir les membres des délégations dans l’hémicycle de l’Assemblée parlementaire, où Georg Malin lui-même a siégé en tant que membre de la délégation d’observateurs du Parlement du Liechtenstein à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, alors qu’il était député au Landtag du Liechtenstein de 1966 à 1974. En ce sens, on pourrait dire que la boucle est bouclée.

 Le Liechtenstein et le Conseil de l’Europe

 La collection d’art du Conseil de l’Europe

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Conseil de l'Europe Strasbourg 4 Septembre 2026
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