Le Groupe d’États contre la corruption du Conseil de l’Europe (GRECO) a décidé de mettre fin à la procédure de conformité du 5e Cycle d’évaluation concernant la Finlande, reconnaissant les progrès réalisés dans la mise en œuvre des réformes de lutte contre la corruption au sein des hautes fonctions de l’exécutif et des services répressifs.
Dans un rapport publié aujourd’hui, le GRECO conclut que la Finlande a mis en œuvre de manière satisfaisante ou traité de manière satisfaisante 11 des 14 recommandations figurant dans le Rapport d’évaluation du Cinquième Cycle. Les trois recommandations restantes ont été partiellement mises en œuvre.
Mesures prises pour lutter contre les conflits d'intérêts
Des progrès visibles ont été accomplis s’agissant des personnes occupant de hautes fonctions de l’exécutif, notamment dans plusieurs domaines majeurs. Un système de conseils confidentiels destiné aux fonctionnaires de haut rang et aux personnes occupant de hautes fonctions de l’exécutif a été mis en place. Des mécanismes d’application de la loi et de sanction ont été définis dans plusieurs lois, et une formation à l’intégrité a été dispensée ; des sessions de formation supplémentaires sont prévues pour 2026.
Le GRECO salue également les mesures préventives adoptées pour examiner et traiter les déclarations de conflits d’intérêts avant la prise de fonctions et après la cessation de fonctions des personnes occupant de hautes fonctions de l’exécutif, en prévoyant un cadre normatif pour les déclarations de patrimoine et d’intérêts.
En outre, la stratégie nationale de lutte contre la corruption et son plan d’action pour 2025-2027 devraient répondre aux recommandations en suspens sur la consolidation des règles d’intégrité pour les ministres.
La Finlande est pleinement en conformité s’agissant des services répressifs
S’agissant des services répressifs, le GRECO conclut que toutes les recommandations ont été pleinement mises en œuvre.
Un plan d’action a été adopté pour compléter la mise en œuvre de la politique anticorruption de la police, tandis que le corps des gardes-frontières met actuellement à jour son programme de lutte contre la corruption.
Une formation au leadership éthique a été dispensée pour les hauts dirigeant·es de la police et plusieurs dispositifs de conseils confidentiels sont désormais en place au sein de cette dernière. De plus, la protection des lanceurs et lanceuses d’alerte a été renforcée par la loi, et une formation a été dispensée à tous les niveaux de la hiérarchie.
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Le Groupe d’États contre la corruption (GRECO) est un organe du Conseil de l’Europe qui vise à améliorer la capacité de ses membres à lutter contre la corruption en assurant le suivi de leur respect des normes anticorruption. Il aide les États à identifier les lacunes de leurs politiques nationales de lutte contre la corruption, les incitant à mener les réformes législatives, institutionnelles et pratiques nécessaires. Il compte les 46 États membres du Conseil de l’Europe ainsi que le Kazakhstan et les États-Unis d’Amérique.

