Le Danemark n'a pas fait suffisamment de progrès dans la prévention de la corruption au sein du gouvernement et des services répressifs, a déclaré lundi le GRECO, l'organe anti-corruption du Conseil de l'Europe.
Dans un nouveau rapport, le GRECO constate que le Danemark ne s’est pleinement conformé qu’à deux des 14 recommandations formulées en 2019. L’une des recommandations a été partiellement mise en œuvre, tandis que les 11 autres n’ont toujours pas été mises en œuvre. Aucun progrès n’a été réalisé depuis le dernier examen de conformité, en décembre 2023, constate aussi le GRECO.
Le GRECO reproche au Danemark de se concentrer sur les dispositions du droit pénal, notamment sur les infractions de corruption, et de négliger des garanties plus larges en matière d'intégrité. Il appelle les autorités à prendre sans tarder des mesures concrètes.
Pour les ministres et les conseillers spéciaux, le GRECO souligne la nécessité d’un code de conduite, de réunions d’information régulières sur les questions d’intégrité, de règles plus strictes sur les activités de lobbying et les déclarations financières, et de restrictions aux activités professionnelles que ces personnes peuvent exercer après avoir quitté le secteur public.
Dans la police, il faudrait en particulier mieux encadrer les activités secondaires, réaliser une étude sur les postes occupés par les anciens fonctionnaires de police, envisager la possibilité d’instaurer l’obligation de déclarer les intérêts financiers, et sensibiliser davantage aux obligations de signalement.
Le GRECO conclut que le Danemark reste en situation de « conformité insuffisante » et demande à recevoir, d’ici au 30 juin 2026, un rapport sur les progrès qui auront été réalisés. En outre, il invite le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe à attirer l’attention du ministre des Affaires étrangères du Danemark sur ces lacunes.

