La coopération entre le Conseil de l’Europe et l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA), fondée sur la complémentarité, s’est consolidée au fil du temps, a souligné la Secrétaire Générale adjointe Tanja Gonggrijp lors de sa rencontre aujourd’hui avec la directrice de la FRA, Sirpa Rautio.
Cette coopération s’est révélée particulièrement efficace dans plusieurs domaines, notamment à travers les conclusions de la FRA dans les travaux des organes de suivi du Conseil de l’Europe et de la Cour européenne des droits de l’homme, la collaboration dans des secteurs tels que les droits de l’enfant, la migration et les droits sociaux, ainsi que la réalisation de publications et d’événements conjoints.
La Secrétaire Générale adjointe a évoqué la manière dont le Nouveau Pacte Démocratique pour l’Europe peut contribuer à renforcer la protection des droits fondamentaux. Elle a présenté les priorités de la réforme de l’Organisation proposée par le Secrétaire Général, qui vise à renforcer ses compétences clés et sa capacité à relever de nouveaux défis, notamment celui de la désinformation. Dans ce contexte, la Secrétaire Générale adjointe a insisté sur l’importance des données issues des enquêtes de la FRA.
La coopération entre le Conseil de l’Europe et l’Agence des droits fondamentaux est régie par le règlement fondateur de la FRA et par l’accord conclu entre la Communauté européenne et le Conseil de l’Europe concernant la coopération entre ces deux entités. Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe désigne une personne possédant une expérience de la gestion dans le secteur public ou privé ainsi que des connaissances dans le domaine des droits humains pour siéger, en qualité de « personnalité indépendante », au sein des organes de direction de la FRA. La FRA participe aux travaux de la plupart des comités intergouvernementaux du Conseil de l’Europe et entretient des échanges réguliers avec les organes de suivi de l’Organisation, tels que la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI), le Groupe d’experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA) et le GREVIO, groupe d’experts indépendant chargé de veiller à la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul.

