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Commission anti-racisme : des nouveaux rapports sur la Moldavie et le Portugal

Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) Strasbourg 2 octobre 2018
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La Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) a publié aujourd’hui deux nouveaux rapports concernant la République de Moldova et le Portugal.

Dans la République de Moldova, ECRI conclut que les propos haineux à l’égard des Roms, des personnes LGBT et des communautés noires dans le discours public sont en recrudescence. ECRI indique que les autorités ne parviennent pas à tenir un contre-discours public très ferme en réponse aux déclarations d’intolérance. Le rapport précise que très peu d’affaires de discours de haine sont portées devant les tribunaux et invite les autorités à élaborer une ample stratégie globale pour prévenir ce type de discours.

L’ECRI reconnaît toutefois qu’à la République de Moldova des progrès ont été accomplis dans certains domaines. Le Conseil pour la lutte contre la discrimination et sa prévention et pour la garantie de l’égalité (CPPEDAE) a gagné en visibilité et en efficacité, et le médiateur est plus fort que jamais ; par contre, ECRI recommande de renforcer leurs capacités institutionnelles. Le rapport recommande aussi d’intensifier la formation des services de répression et de la justice sur le crime de haine, dont le discours de haine.

Dans son rapport sur le Portugal, ECRI se félicite des progrès notables concernant les droits des personnes LGBT et l’éducation des élèves issus de la migration. Le rapport met en valeur que les couples de même sexe ont eu accès à l’adoption conjointe et à la procréation assistée en 2016 et que les personnes transgenres n’ont plus besoin d’un certificat médical pour obtenir la reconnaissance de leur genre ou changer de prénom. Dans l’ensemble les résultats scolaires des élèves issus de la migration se sont nettement améliorés et leur taux d’abandon scolaire précoce a d’une manière générale baissé.

D’autre part ECRI s’inquiète de ce qu’aucune autorité n’ait systématiquement enquêté sur les accusations graves de violences racistes commises par certains policiers et déplore la lenteur des progrès accomplis dans l’intégration des Roms et des communautés noires, notamment le taux élevé d’abandon scolaire qui est alarmant. ECRI recommande prioritairement aux autorités de s’assurer que tous les enfants roms suivent rigoureusement la scolarité obligatoire jusqu’à l’âge de 18 ans, qu’il a aucun cas d’expulsion illégale du logement et que les expulsions sont conformes aux normes internationales.


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