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« Sexting » : les enfants ne produisent pas de « pornographie enfantine »

Comité de Lanzarote Strasbourg 2 juillet 2019
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Le « sexting » entre enfants (fait de produire, recevoir ou partager des images et/ou vidéos sexuellement suggestives ou explicites d’eux-mêmes au moyen d’applications technologiques mobiles) n’équivaut pas à un comportement relevant de la « pornographie enfantine », lorsqu’il est uniquement destiné à leur usage privé. Les enfants amenés à avoir un tel comportement doivent être considérés comme des victimes et bénéficier d’un soutien en ce sens, et non pas faire l’objet de poursuites pénales.

Telles sont les principales conclusions qui se dégagent de l’avis publié la semaine dernière par le Comité de Lanzarote, organe du Conseil de l’Europe en charge du suivi de la mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels. Cet Avis sur les images et/ou vidéos d’enfants sexuellement suggestives ou explicites produites, partagées ou reçues par des enfants indique aux Etats comment faire face aux problèmes que pose le phénomène relativement nouveau du « sexting » qui a pris de l’ampleur en Europe ces dernières années. En 2018, pas moins d’un quart des images sexuelles mettant en scène des enfants diffusées en ligne étaient initialement « auto-produites » par des enfants, l’âge de ces derniers ne cessant de surcroît de baisser.


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