Dirigé par les expert·es du Conseil de l'Europe, Natacha Henry, écrivaine et militante des droits des femmes, et Doina Cazacu, avocate en droits humains, un atelier de trois jours a mis l'accent sur le renforcement de l'expertise des participant·es dans l'amélioration de la compréhension des professionnel·les de la violence à l’égard des femmes et des filles, ainsi que de la violence domestique, par le biais des dispositions de la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention d'Istanbul) ainsi que le cadre juridique de la Moldova. Les participant·es ont discuté de la dynamique de la violence à l’égard des femmes et de la violence domestique, en mettant particulièrement l'accent sur la nécessité d’éviter les stéréotypes néfastes qui peuvent justifier la violence à l’égard des femmes, ainsi que sur la définition du consentement dans les cas de violence sexuelle. Cette formation a souligné l'importance de mettre en place des voies d’orientation pour les victimes et de formuler des codes de conduite volontaires ainsi que des lignes directrices pour traiter ces cas dans les contextes de la probation et de la prison.
Falk Lange, Chef du bureau du Conseil de l'Europe à Chisinau, a souligné l'importance de cet atelier pour la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique en République de Moldova. M. Lange a insisté sur la nécessité d'adapter la législation nationale et les pratiques pour créer un cadre solide conformément à la Convention d'Istanbul. Cet événement contribue de manière significative aux efforts continus du pays pour créer une société plus sûre et plus inclusive pour les femmes.
Liuba Jignea-Suveica, Adjointe de l'Administration nationale des pénitenciers, et Alla Sorocean, Directrice adjointe de l'Inspection nationale de la probation, ont souligné l'urgence de lutter contre la violence à l’égard des femmes. Mme Jignea-Suveica a souligné la responsabilité collective afin de mettre fin à ce fléau en développant des programmes d’aide aux victimes. "Il est inadmissible que les abus et la violence à l’égard des femmes, le harcèlement, la culpabilisation et la discrimination existent dans une société moderne et démocratique. Il est en notre pouvoir de mettre fin à ce fléau en développant des programmes de réhabilitation et de soutien aux victimes au niveau structurel et national". Mme Sorocean a également souligné l'importance d'améliorer la capacité des conseillers et conseillères de probation à traiter la violence à l’égard des femmes et la violence domestique et à mettre en œuvre des programmes pour les auteurs de violence domestique.
Cet événement est une activité du projet actuel du Conseil de l'Europe intitulé Soutenir la mise en œuvre de la Convention d'Istanbul en République de Moldova ».


