La première édition de la Plateforme internationale sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, consacrée aux politiques intégrées et à la coopération intersectorielle dans le domaine de la justice, s’est tenue à Chișinău le 7 avril, marquant le lancement d’un cadre annuel de dialogue international.
Organisée dans le contexte de la Présidence de la République de Moldova du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, la conférence visait à renforcer la coopération entre les États membres et à promouvoir la mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul).
L’événement a réuni 154 participant·es, dont des représentant·es des autorités publiques, des professionnel·les du secteur de la justice, des partenaires de développement et de la société civile, ainsi que des expert·es internationaux·nales, notamment de Roumanie. Il a offert un espace d’échange de bonnes pratiques, d’analyse des progrès et des défis, et de renforcement des réponses coordonnées à la violence à l’égard des femmes et à la violence domestique.
Viorica Țîmbalari, Directrice générale de l’Agence nationale pour la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, a déclaré : «La République de Moldova a réalisé des progrès importants dans l’alignement sur les normes de la Convention d’Istanbul. Toutefois, la législation, aussi bonne soit-elle, ne protège pas à elle seule. Elle ne protège que lorsqu’elle est appliquée de manière cohérente, à travers un système de justice qui fonctionne en coordination avec toutes les autres institutions.»
Irena Guidikova, Cheffe du Département de la dignité humaine et de l’égalité de genre du Conseil de l’Europe, a ajouté : «La législation seule ne suffit pas. Ce qui est nécessaire, c’est une réponse cohérente, centrée sur les victimes, de la part de toutes les institutions afin de prévenir la violence, protéger les victimes et garantir la responsabilité des auteur·rices.»
L’événement a contribué à identifier les lacunes et à formuler des recommandations visant à renforcer les réponses juridiques et institutionnelles à la violence à l’égard des femmes.
Il a été organisé par l’Agence nationale pour la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, avec le soutien du projet du Conseil de l’Europe «Soutenir la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul en République de Moldova – Phase II», en partenariat avec des organisations internationales et des partenaires de développement.


