Retour Les cliniques d’aide juridique et la société civile géorgiennes explorent les approches néerlandaises visant à renforcer l’accès des femmes à la justice

Les cliniques d’aide juridique et la société civile géorgiennes explorent les approches néerlandaises visant à renforcer l’accès des femmes à la justice

Du 7 au 9 novembre, l’exploration d’approches concrètes en matière d’enseignement clinique du droit, d’accès des femmes à la justice et de coopération entre les cliniques juridiques universitaires, la société civile et les professionnel·les du droit était au cœur d’une visite d’étude de trois jours aux Pays-Bas. Cette visite a réuni des membres de la Plateforme de coordination des cliniques d’aide juridique récemment créée en Géorgie et des organisations de la société civile fournissant une assistance juridique aux victimes de violence à l’égard des femmes et de violence domestique.

Les échanges avec des facultés de droit et des représentants de la société civile néerlandaise ont porté sur le fonctionnement concret des cliniques juridiques universitaires. Les participant·es ont discuté de l’organisation et de l’encadrement des cliniques juridiques, de la participation des étudiant·es à des activités juridiques portant sur des cas réels, ainsi que du contentieux stratégique.

« J’ai été particulièrement impressionnée par le degré d’appropriation des projets par les étudiant·es et par la manière dont cela contribue à développer un véritable sens des responsabilités et une maturité professionnelle. Ces échanges nous ont rappelé à quoi peut ressembler un enseignement du droit réfléchi, centré sur l’étudiant·e et favorisant la réflexion critique, ainsi que les enseignements que nous pouvons en tirer pour nos propres universités en Géorgie », a déclaré une représentante d’une clinique d’aide juridique.

La coopération avec les cabinets d’avocat·es privés a également occupé une place importante dans les échanges, notamment les modalités selon lesquelles les cliniques juridiques et les organisations de la société civile peuvent collaborer avec eux en matière d’orientation des dossiers et d’assistance juridique pro bono. Les discussions ont également porté sur les approches de la responsabilité tenant compte de l’expérience des victimes et adoptant une perspective intersectionnelle, ainsi que sur le recours à la recherche juridique et au plaidoyer stratégique pour lutter contre la violence à l’égard des femmes.

La délégation s’est également familiarisée avec le Registre des dommages causés par l’agression de la Fédération de Russie contre l’Ukraine, en mettant l’accent sur son approche centrée sur les victimes pour documenter les préjudices et traiter les demandes d’indemnisation, ainsi que sur l’importance de garantir des procédures inclusives, accessibles et sûres, qui tiennent compte de la diversité des expériences et des besoins des victimes.

La visite s’est achevée par un échange avec le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas sur la coopération avec le Conseil de l’Europe, ainsi que sur l’égalité de genre et l’accès des femmes à la justice dans le cadre de la politique néerlandaise en matière de droits humains. Les discussions ont également porté sur le soutien des Pays-Bas à la société civile et aux défenseur·ses des droits humains en Géorgie.

La visite d’étude a été organisée dans le cadre du projet « Promouvoir l'égalité de genre, renforcer la justice et soutenir les femmes en Géorgie ». Le projet fait partie du Plan d’Action du Conseil de l’Europe pour la Géorgie 2024-2027.

Pays-Bas 7-9 septembre 2026
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