Cette étude met en évidence l’augmentation de la violence numérique à l’égard des femmes en Arménie, notamment le cyberharcèlement, le harcèlement en ligne et le partage non consensuel d’images intimes, et révèle les lacunes des systèmes juridiques et de soutien de l’Arménie pour lutter contre la violence numérique. Elle fournit également un ensemble de recommandations pour combler ces lacunes, conformément à la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, connue sous le nom de Convention d’Istanbul.
Malgré les récents changements législatifs, tels que la criminalisation du cyberharcèlement, 78 % des professionnel·les du droit interrogés dans le rapport reconnaissent que les lois actuelles ne traitent pas suffisamment des formes émergentes de violence numérique. Zaruhi Batoyan, membre de l’Assemblée nationale arménienne, a souligné dans une interview pour le rapport la nécessité de nouvelles améliorations législatives ciblant spécifiquement la violence numérique. Cette préoccupation a été reprise par Tatevik Stepanyan, vice-ministre du travail et des affaires sociales, qui a déclaré: «Il est important d'examiner et de mettre en évidence ces défis par le biais de telles recherches, car l'Arménie continue de se numériser de plus en plus. Le ministère prévoit de lancer une plateforme numérique pour suivre les cas de violence domestique, et les résultats de cette recherche favoriseront une meilleure collecte de données et des mécanismes de poursuite transparents».
L'étude appelle à des lois plus strictes, à une meilleure collaboration entre les agences gouvernementales, à un soutien renforcé aux victimes et à une sensibilisation accrue du public. Ses conclusions aideront à façonner les futures politiques de l'Arménie, notamment le développement de la plateforme numérique pour le suivi des cas de violence domestique.
Celle-ci a été réalisée avec le soutien du projet du Conseil de l'Europe «Mettre fin à la violence à l'égard des femmes et promouvoir entre les hommes et les femmes en Arménie».


