Le Conseil de l'Europe a contribué à la 18e édition de la Conférence sur l'informatique, la vie privée et la protection des données (CPDP), en participant aux panels « Vie privée et nouvelles technologies » et l'« Évaluation des risques de l'IA pour les droits fondamentaux : opportunités et défis à venir ».
Le droit à la vie privée
La première séance a porté sur la façon dont le droit à la vie privée peut être protégé efficacement dans un contexte de défis sans précédent posés par les technologies émergentes telles que la neurotechnologie et les grands modèles linguistiques. Les participants ont reconnu que le traitement des données personnelles a gagné en ampleur et en complexité, augmentant le risque d'impacts négatifs sur la vie privée des individus. Parmi les principaux sujets abordés, mentionnons la manière de combler le fossé entre les instruments juridiques de longue date et les nouveaux outils numériques, d'évaluer et d'atténuer les risques croissants pour la vie privée associés au traitement complexe des données, et de déterminer les responsabilités qui incombent aux organisations internationales pour veiller à ce que les droits de l'homme, l'État de droit et les valeurs démocratiques soient respectés dans ce nouveau contexte. L'échange a également examiné comment les normes internationales de protection des données sont élaborées, comment elles peuvent rester utiles et à qui elles servent.
L’intelligence artificielle (IA)
Dans le deuxième panel, Hanne Juncher, Directrice de la sécurité, de l'intégrité et de l'État de droit a décrit ce que l'IA représente, tant en termes d'opportunités que de défis pour nos sociétés, nos économies et la communauté internationale. Elle a indiqué que la Convention-cadre du Conseil de l'Europe sur l'IA comprend diverses garanties pour relever les défis à venir. Entre autres choses, elle prévoit que les fournisseurs et certains déployant doivent identifier, analyser et gérer les risques que les systèmes d'IA à haut risque font peser sur les droits humains, par le biais d'obligations de gestion des risques et d'une analyse d'impact sur les droits fondamentaux, respectivement. Elle a également parlé d'une méthodologie en cours d'élaboration pour évaluer l'impact des systèmes d'IA sur les droits humains, la démocratie et l'État de droit, appelée HUDERIA, et a donné un aperçu des aspects les plus importants à prendre en compte lors de l'évaluation de l'impact des systèmes d'IA sur les droits humains.
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