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Évaluation et atténuation des risques environnementaux concernant le patrimoine culturel

Évaluation et atténuation des risques environnementaux concernant le patrimoine culturel

Localisation de l’initiative :

Turin/Piémont (ITALIE)


Initiateur

Établissement universitaire ou scientifique


Lien avec les recommandations de la Stratégie 21

K9 - Développer des programmes d’étude et de recherche en phase avec les besoins du secteur, et en partager les résultats


Durée de l’initiative :

Date de début : 15/01/2020 / Date de fin prévue : 14/01/2023


Motivation / Méthodologie

Le projet ERAMCA entend appliquer l’expérience européenne en matière d’évaluation et d’atténuation des risques environnementaux dans le domaine du patrimoine culturel aux contraintes spécifiques de la région de l’Asie centrale, pour offrir une approche interdisciplinaire réaliste qui semble pouvoir être mise en œuvre. Celle-ci s’élaborera au fil d’activités communes au niveau national grâce à la collaboration d’experts et de jeunes chercheurs locaux, qui poursuivront le développement de la stratégie du projet dans les prochaines années. ERAMCA débutera avec la collecte d’informations spécifiques détaillées sur la situation concrète des activités d’enseignement au niveau local et sur les sujets qui intéressent les acteurs sur place, dans le cadre d’un forum stratégique où tous les organismes publics et privés susceptibles d’être intéressés seront invités à faire part de leurs attentes. L’UNESCO (Ouzbékistan) et le ministère ouzbek de la Culture, qui ont plusieurs bureaux en Ouzbékistan, seront partenaires associés et joueront un rôle de premier plan. Les résultats du forum stratégique serviront de base à l’élaboration d’un programme stratégique d’enseignement qui prendra en considération tous les besoins de développement des compétences des professeurs locaux de sorte qu’ils puissent devenir les futurs enseignants du master ERAMCA. Avec le précieux soutien des partenaires associés, des enseignants ouzbeks et d’autres pays européens prépareront les activités de formation des professeurs et le contenu précis du futur master. Le matériel pédagogique qui sera créé correspondra à une approche interdisciplinaire des problèmes complexes liés à l’évaluation et l’atténuation des risques environnementaux concernant les biens du patrimoine culturel, d’un point de vue aussi bien théorique que pratique. La partie pratique contiendra l’exposé de problèmes spécifiques et des solutions trouvées, mises en exergue comme autant de bonnes pratiques, ainsi que les projets finaux élaborés par les étudiants du cours pilote, avec l’aide d’enseignants locaux, pendant leur stage dans des organismes publics ou privés. En ce qui concerne la réponse aux besoins des pouvoirs publics au niveau national, le lancement du master ERAMCA par les établissements d’enseignement supérieur concernés permettra de faire émerger une nouvelle génération de techniciens aptes à travailler dans leur pays pour soutenir et mettre en œuvre les politiques nationales de conservation des biens du patrimoine culturel. Ces nouveaux techniciens pourraient être intégrés dans les organismes publics chargés de la conservation et de la mise en valeur du patrimoine culturel, et collaborer en tant qu’experts externes à des projets spécifiques. L’approche interdisciplinaire permettra d’instaurer de nouvelles relations entre les établissements d’enseignement supérieur d’un même pays, qui pourront partager leurs expériences et jouer un rôle novateur dans le cadre d’activités interdisciplinaires. Ceci répond aux besoins en matière de renforcement des capacités des enseignants locaux, et d’ouverture vers des travaux plus enrichissants caractérisés par l’interdisciplinarité et un échange des connaissances accru. En ce qui concerne les besoins des établissements d’enseignement supérieur partenaires, ERAMCA contribuera de manière importante à l’amélioration des compétences du personnel des universités – aussi bien les enseignants que les techniciens. Il s’agira de mettre en place un laboratoire spécialisé dans le domaine du projet et d’offrir à la nouvelle génération d’étudiants la possibilité d’aborder, « chez eux », l’approche la plus moderne en matière d’évaluation et d’atténuation des risques environnementaux concernant les biens du patrimoine culturel, en prenant en considération la situation concrète et les contraintes spécifique de leur pays. Les objectifs du projet ERAMCA (comprendre les besoins locaux, concevoir et mettre en œuvre un master en évaluation et atténuation des risques environnementaux concernant le patrimoine culturel en Asie centrale, concevoir et mettre en place une bibliothèque numérique dotée de différents matériels pédagogiques, former les enseignants et techniciens locaux à la résolution d’un problème complexe dans le cadre d’une approche interdisciplinaire) sont réalistes et semblent pouvoir être atteints car :

- les pays partenaires manifestent un réel intérêt pour ces sujets, comme en témoignent les lois adoptées récemment et certaines déclarations officielles ;

- les établissements d’enseignement supérieurs partenaires se montrent intéressés par l’instauration de nouvelles activités d’enseignement, le renforcement des compétences des enseignants locaux et la création de nouveaux laboratoires capables de soutenir les activités d’enseignement.


Obstacles / Barrières

Les stratégies en matière de conservation du patrimoine culturel en Ouzbékistan et au Tadjikistan doivent être mises à jour à la lumière des théories internationalement reconnues et des bonnes pratiques solidement implantées en particulier en Europe, comme tous les organes gouvernementaux l’ont indiqué en de multiples occasions. La participation soutenue de l’Ouzbékistan aux principales initiatives de l’UE (comme INSPIRE) et la présence en Ouzbékistan et au Tadjikistan d’un bureau national de l’UNESCO témoignent de l’intérêt des deux pays concernés et des besoins qui sont les leurs. Il est nécessaire de renforcer les compétences des jeunes enseignants ouzbeks et tadjiks non seulement dans le champ disciplinaire, mais aussi pour ce qui est des nouvelles méthodes d’enseignement. Le master ERAMCA sera conçu dans le cadre d’une approche interdisciplinaire et selon une méthodologie participative, ce qui donnera aux enseignants locaux la possibilité d’expérimenter les méthodes de travail qui ont cours aujourd’hui dans la plupart des établissements d’enseignement supérieur de l’UE. Grâce à la participation d’enseignants de l’UE et d’enseignants locaux à tous les programmes de travail, les acquis des pays européens pourront être adaptés à la situation socio-économique locale, ce qui permettra l’élaboration d’un nouveau modèle pour tous les pays concernés. Co-financé par le programme Erasmus+, le projet viendra en appui des investissements économiques que les universités et les organismes publics locaux, dans leurs efforts pour surmonter la crise de l’ère post-soviétique, cherchent à attirer pour soutenir le fonctionnement et le développement des établissements d’enseignement supérieur. L’Ouzbékistan et le Tadjikistan faisant face à un large éventail de problèmes, il s’avère impossible d’envisager des actions spécialisées de grande envergure dans le domaine des stratégies de conservation des biens culturels ; aussi le programme Erasmus+ pourrait-il contribuer à la formation d’une nouvelle génération d’enseignants et de techniciens locaux capables de soutenir, d’un point de vue tant théorique que pratique, les politiques gouvernementales dans le domaine de l’action de l’environnement sur le patrimoine culturel.

L’Ouzbékistan possède plus de 7 500 biens du patrimoine culturel. Vingt-neuf sites du patrimoine culturel ont été détruits en raison de facteurs environnementaux ou liés à l’activité humaine, et 26 autres sont en cours de destruction. Dans ce pays, les menaces concernant la perte matérielle de sites du patrimoine culturel sont liées à des processus d’usure d’origine naturelle ou humaine provoqués par : des conditions climatiques défavorables et une instabilité structurelle des édifices ; l’humidité et les catastrophes naturelles ; les mouvements géologiques ou hydrologiques et les tremblements de terre ; des interventions inappropriées sur les édifices ; des incendies, des actes de vandalisme et d’autres actions agressives. L’une des principales lacunes est l’absence quasi-généralisée de données complètes sur chaque bien du patrimoine culturel (qu’il soit d’intérêt national ou international), et l’absence de suivi approprié de son état de conservation concret. Une deuxième lacune tient à l’absence de techniciens capables de mener ces processus et de proposer les actions de réduction des risques appropriées et économiquement viables, en suivant les meilleures recommandations internationales. Une troisième carence tient à l’absence de programme d’études permettant de former une nouvelle génération de techniciens ayant les connaissances nécessaires. En République du Tadjikistan, 2 020 monuments historiques et culturels sont enregistrés – dont plus de 300 édifices architecturaux et plus de 1 000 sites archéologiques. Subissant de longue date les effets négatifs d’événements naturels ou provoqués par l’homme, certains se trouvent dans un état désastreux. Le territoire du Tadjikistan est exposé à différents types de catastrophes naturelles – tremblements de terre, glissements de terrain, inondations, coulées de boue, etc. – et à d’autres risques liés aux activités humaines – pollution de l’air, incendies, etc. Le risque de perte matérielle (destruction) de sites du patrimoine culturel est associé à un événement naturel ou lié à l’activité humaine et provoqué par des conditions climatiques défavorables et une instabilité structurelle de la construction ; l’humidité et les catastrophes naturelles ; les mouvements géologiques ou hydrologiques et les tremblements de terre ; des interventions inappropriées sur les édifices ; des incendies, des actes de vandalisme, etc. Les principales lacunes sont l’absence de données sur l’état de conservation concret des sites du patrimoine culturel (d’intérêt national et d’intérêt international) ; l’absence quasi-totale de techniciens spécialisés de niveau international ; l’absence de programmes de formation spécifique dans les universités du pays.


Changement / Impact

ERAMCA est une initiative menée conjointement par des établissements d’enseignement supérieur de l’UE d’une part et de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan d’autre part, dont l’objectif est d’introduire une démarche interdisciplinaire dans les activités d’enseignement des universités locales sur la base de la libre acceptation des politiques et des expériences de l’UE dans le domaine de l’enseignement supérieur. Dans les deux pays le gouvernement fait face au problème de la conservation du patrimoine culturel dans le contexte du changement climatique et des catastrophes naturelles. Les établissements d’enseignement supérieur des pays partenaires d’ERAMCA sont donc invités à mettre en place des initiatives de coopération internationale visant à l’amélioration des compétences des enseignants locaux et à l’élaboration de programmes d’études qui permettront de répondre aux besoins du pays. ERAMCA est un projet de coopération dans le cadre duquel des enseignants de pays de l’UE et des enseignants ouzbeks et tadjiks travailleront ensemble pour mettre sur pied un nouveau master sur l’évaluation et l’atténuation des risques environnementaux concernant les biens du patrimoine culturel en Asie centrale, en prenant en considération les problèmes rencontrés par ces deux pays en matière de conservation des biens du patrimoine culturel d’intérêt national ou international. La méthode de travail adoptée incitera les enseignants locaux à travailler au niveau interdisciplinaire afin de mieux répondre aux problèmes complexes spécifiques de leur pays. Le projet commence par une évaluation des besoins des acteurs concernés pour ce qui est des compétences des techniciens devant être formés et se poursuit par l’élaboration d’un programme d’enseignement (détermination des disciplines à enseigner et des cours à mettre en place). Il comprend l’expérimentation du projet dans le cadre d’un cours pilote et, après analyse des résultats et des conclusions, l’introduction des changements nécessaires en prenant en considération les commentaires des parties prenantes consultées préalablement. Les établissements d’enseignement supérieur en Ouzbékistan et au Tadjikistan expérimenteront ainsi une nouvelle méthode de travail qui pourrait être utilisée pour d’autres tâches spécifiques, ainsi que l’ont proposé les autorités locales lorsqu’elles ont demandé à ce que soient élaborés des cursus qui ouvrent aux étudiants de véritables perspectives d’emploi dans des organismes publics ou privés. ERAMCA créera une bibliothèque numérique accessible à tous dans laquelle tous les matériels théoriques et pratiques seront placés. De cette manière, tous les établissements d’enseignement supérieur du pays partenaire impliqués dans le projet pourront télécharger les ressources dont ils ont besoin pour ouvrir de nouveaux programmes ou intégrer ces ressources dans des programmes existants qui touchent aux rapports entre les stratégies et activités en matière d’environnement d’une part et de conservation du patrimoine culturel d’autre part. ERAMCA formera par ailleurs les enseignants locaux aux nouvelles méthodes d’enseignement. À la fin du projet, les enseignants locaux pourront partager les compétences acquises avec leurs collègues dans le pays, afin d’ouvrir les autres établissements d’enseignement supérieur du pays à ces nouvelles méthodes de travail et ces acquis spécifiques. En Ouzbékistan et au Tadjikistan, des cours au niveau licence ou master pourraient être dispensés dans des établissements d’enseignement supérieur mais aussi dans des instituts de recherche : la présence au sein de l’équipe d’une académie des sciences est un élément qui peut être mis en avant pour inciter ces deux types d’établissement à instaurer une nouvelle forme de collaboration en vue d’un objectif commun. La présence active d’un bureau de l’UNESCO au sein de l’équipe d’ERAMCA garantira, pour l’axe principal du projet, une approche internationalement reconnue en ce qui concerne la collecte et la compilation de données, la conservation, la mise en valeur et la gestion des biens du patrimoine culturel, ce qui répondra véritablement aux besoins dont ont fait part plusieurs organismes nationaux qui, en diverses occasions, ont exprimé le souhait que les stratégies de conservation du patrimoine culturel soient portées au niveau de celles internationalement reconnues.


Enseignements à tirer

ERAMCA est un projet conjoint de renforcement des capacités réunissant trois pays de programme (Italie, Allemagne et Croatie) et deux pays partenaires (Ouzbékistan et Tadjikistan). L’intervention d’ERAMCA consistera à proposer un nouveau programme d’enseignement portant sur l’évaluation et l’atténuation des risques environnementaux concernant les biens du patrimoine culturel en Asie centrale. Tous les établissements d’enseignement supérieur des pays partenaires qui le souhaitent pourraient aussi intégrer dans leurs cursus existants, afin de les renforcer, les différents cours interdisciplinaires mis en place. La méthode de travail adoptée par ERAMCA (rôle important de l’intérêt national et de la dimension du marché de l’emploi dans la planification de l’enseignement supérieur) pourrait représenter une « bonne pratique » en vue de l’élaboration de projets similaires et pourrait dès lors être considérée comme une contribution à l’amélioration de la gouvernance, de la gestion et du fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur dans les pays partenaires. Eu égard au fait que les conditions sociales et économiques sont pratiquement les mêmes dans les deux pays partenaires, et que leurs établissements d’enseignement supérieur présentent aussi de grandes similarités, la plupart des considérations exposées ci-après valent pour l’un comme pour l’autre. La stratégie mise en place par ERAMCA et les résultats obtenus donneront aux établissements d’enseignement supérieur des pays partenaires la possibilité de renforcer la qualité de leurs programmes en intégrant une approche interdisciplinaire d’un sujet spécifique qui suscite un grand intérêt dans ces pays. La pleine collaboration de tous les partenaires à la réalisation du projet, depuis l’analyse initiale des besoins jusqu’à la conception d’un master et la gestion d’un cours pilote, contribuera à la coopération entre l’UE et les pays partenaires. Les activités prévues et l’approche interdisciplinaire permettront aussi une coopération entre les pays partenaires, pour qui les résultats obtenus pourraient servir de base à des initiatives communes d’enseignement et de formation continue des enseignants.

Le financement du programme Erasmus+ est nécessaire car il permettra aux établissements d’enseignement supérieur de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan d’avoir des contacts plus étroits avec des organismes de recherche dans l’UE et de participer à des projets de recherche bilatéraux ou multilatéraux. Les organismes de l’UE auront quant à eux la possibilité d’instaurer des partenariats pouvant déboucher sur des demandes de financement communes pour des projets de recherche en vue du développement des méthodes et des techniques ou de l’utilisation de nouveaux laboratoires pour la préservation des biens du patrimoine culturel. Compte tenu des caractéristiques spécifiques des pays partenaires (climat, risques, etc.), les résultats obtenus pourraient s’avérer intéressants pour d’autres régions de l’UE. Une approche commune est toujours un élément bénéfique dans les demandes de financement de projets de recherche. Au vu de la situation économique et politique dans les deux pays partenaires concernés, et du fait que le système éducatif général est toujours en phase de reconstruction et de renforcement, il n’est pas envisageable dans le cadre des politiques actuelles d’étendre à de nouveaux domaines les compétences des établissements d’enseignement supérieur.


Ressources en ligne

https://ec.europa.eu/programmes/erasmus-plus/projects/eplus-project-details/#project/609574-EPP-1-2019-1-IT-EPPKA2-CBHE-JP


Contact

Personnes à contacter : Fulvio Rinaudo ; Davorin Penava
Organisation : Politecnico di Torino
Courriel : eramca@polito.it; davorin.penava@gfos.hr
Téléphone : + 39 11 09 07 659
Site web : https://www.eramca.com/


Source de financement

Subvention de l’UE


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Composantes
1. LA COMPOSANTE « SOCIALE » (S)
S1
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2. COMPOSANTE « DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL ET ÉCONOMIQUE » (D)
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D4
D5
D6
D7
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D9
3. COMPOSANTE « CONNAISSANCE ET ÉDUCATION » (K)
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