Rapport pour la Conference des OING du Conseil de l’Europe
de
Commission des NU sur la Condition de la Femme – New York 26 Ferrier-9 mars 2012
par
Renée Gérard et Anje Wiersinga

Selon la décision en Conférence des OING de janvier 2012 Renée Gérard et Anje Wiersinga devaient représenter les OING du Conseil de l’Europe et promouvoir les valeurs du Conseil de l’Europe à la 56ème session de la Commission du Statut de la Femme des Nations Unies (CSW 56ème)

Les thèmes de travail de la 56ème session de la Commission du Statut de la Femme étaient les suivants:

De plus la CSW révisait aussi :
- Financement en vue de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes.

La réunion officielle intergouvernementale regroupait les délégations des Etats Parties pour des discussions et négociations non accessibles aux ONG et dans ce contexte même les OINGs avec statut d’observateur qui, dans cette configuration étaient incapables de travailler correctement.

Plus de 2000 ONG venues du monde entier étaient présentes, regroupées dans un Forum parallèle à la Conférence officielle. Parmi elles un grande nombre de femmes rurales venant de pays en développement qui espéraient pouvoir rencontrer les délégations de leurs pays et faire du lobbying auprès d’elles. Cela leur fut impossible. Cependant avec des passes spéciaux – un par organisation, distribués journellement – des ONG accréditées parvinrent à assister à des événements parallèles organisés dans l’enceinte officielle par les Etats Partie, les agences des nations Unies, le Conseil de l’Europe et la Banque Mondiale.

La rénovation des bâtiments des Nations Unies en cours depuis trois ans limitait plus encore l’accès et les ONG durent organiser leurs activités dans des lieux dispersés dans la ville et parfois éloignés. En dépit d’ateliers et de caucuses présentant des innovations intéressantes, elles ne purent guère communiquer avec les représentants des Etats Parties. On constate donc que l’apport des ONG est indûment négligé, beaucoup se déclarèrent indignées surtout lorsque les négociations bloquées aboutirent à un échec de la Conférence.

Anje Wiersinga suivit le Forum des ONG très utile pour l’orientation à la CSW et pour les contacts en vue du lobbying. Elle y travailla activement dans le Caucus des ONGs (Groupe Europe/Amérique du Nord). Comme déléguée de ce Caucus elle participe en une journée de consultation des ONG organisé par Madame Michelle Bachelet, la première Vice Secrétaire Générale des Nations Unies et Directrice Exécutive d’ONU-Femmes. Les ONG's présentes furent consultées sur le projet d'ONU-Femmes pour établir des comités consultatifs régionaux et nationaux. Le Caucus des ONG's présenta aussi à Mme Bachelet une liste de problèmes importants. 

Renée Gérard a participé aux réunions des Etats Parties car quoique représentant une ONG, elle appartenait à la délégation officielle française. Pendant la seconde semaine, celle des négociations sur le texte de base, elle a même du remplacer au banc un délégué, assister aux réunions de coordination avec les représentants de l’Union Européenne, et les groupes d’Etats Membres. Elle participa aussi aux réunions de l’Union Interparlementaire où Monsieur Mignon, président de la PACE a présenté la Convention d’Istanbul (2011) que le Conseil de l’Europe (CoE) a élaboré sur les violences contre les Femmes et présentée comme un modèle dont d’autres pays du monde pourraient s’inspirer. Elle y a retrouvé Madame Quintanilla-Barba qui représentait la Commission Parlementaire du CoE sur l’égalité et la non-discrimination.

Le résultat choquant de cette 56ème session de la CSW fut l’échec des négociations, le fait qu’aucun consensus ne put être atteint et qu’elle puisse se terminer sans conclusions accordées. C’est la seconde fois en 60 ans d’existence de la CSW que ceci se produit.
Les gouvernements conservateurs de plusieurs pays dont le nombre augmente chaque année se sont opposés aux droits des femmes au nom des «traditions». Ils ont même contesté l’universalité des Droits humains en leur opposant les normes traditionnelles et les lois religieuses qui sont adoptées nationalement par certains pays.

La Norvège a fait une remarquable déclaration disant qu’une telle approche comme »moral hazards«. Nous citons: 
»La Norvège respecte et protège pleinement la liberté religieuse et la diversité culturelle. Maïs nous ne pouvons accepter que des arguments religieux, culturels et soi-disant moraux soient utilisés pour bloquer des décisions et contourner des obligations qui, nous le savons, permettraient à des millions de femmes d’être plus libres et sauveraient des millions de vie chaque année. Tous les pays ont leurs cultures et leurs traditions qui leur sont chères. Mais en 2012, avec toutes les connaissances que nous avons acquises concernant les droits des femmes, les opportunités qui leurs sont ouvertes, leur santé, nous savons aussi que certaines perspectives et certaines pratiques sont dangereuses pour les femmes. Ceci signifie que nous devons savoir atteindre des compromis»

L’Union Européenne fit également une déclaration allant dans, le même sens et »rejetant avec force les tentatives faites pour diluer les accords internationaux qui on été pris précédemment pour faire progresser l’égalité des sexes et pour protéger les droits des femmes»

Les ONG ont également fait une déclaration et un réseau international s’est mis en place qui continue actuellement par courrier électronique et une récente réunion à Genève pour lutter conte cette dangereuse dérive contre les droits humains et en particulier les droits des femmes.

Au cours de la journée internationale des femmes – Mars 8ème - le Secrétaire Général des Nations Unies Mr Ban Ki Moon annonces qu’il avait intention de proposer a l’assemblée Général des Nations Unies une 5ème
Conférence Mondiale des Femmes soit organisée en 2015.