La Conférence des OING du Conseil de l’Europe
CONF/PRES/SPEECH(2010)4 (français seulement)

Intervention du Président de la Conférence des organisations internationales non gouvernementales du Conseil de l'Europe, Jean-Marie Heydt, à l’ouverture de la Journée européenne de la biodiversité, Strasbourg, 28 avril 2010

Monsieur le Secrétaire d’Etat,
Madame l’Adjointe au Maire de Strasbourg,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,

J’ai l’immense fierté, en cette journée européenne de la biodiversité, d’ouvrir au Conseil de l’Europe nos travaux et je tiens à remercier les nombreux spécialistes qui nous ont rejoints, les représentants des pouvoirs législatifs nationaux, des collectivités teritoriales, de la société civile et toutes celles et ceux pour qui le mot « biodiversité » est tout simplement synonyme de « vie » et donc d’avenir.

Sans l’énorme travail de préparation, réalisé depuis des mois par la Commission du Développement territorial durable de la Conférence des OING, qui y a consacré toute son énergie et que je remercie ici tout spécialement, cette manifestation n’aurait pu se tenir. Dans le même esprit, elle n’aurait pas pu avoir lieu sans le soutien actif de l’Assemblée parlementaire et du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux. Je leur en exprime toute ma reconnaissance.

L’ONU a déclaré 2010 Année internationale de la Biodiversité pour informer, sensibiliser l’opinion publique sur le triste état de la biodiversité dans le monde et pour susciter des actes concrets afin de renverser la tendance. Alors que le sujet du changement climatique est devenu très médiatique, celui de la biodiversité doit gagner à se faire connaître et reconnaître comme d’une importance vitale pour l’humanité durant cette Année internationale. En effet, sans biodiversité, pas de fruits, pas de légumes, pas de fleurs. L’eau manquera, les sols n’offriront plus leur fertilité et les effets du changement climatique ne seront plus modérés.

Le programme de ce jour témoigne de l’importance que cette Organisation accorde à la Biodiversité. Pionnière en Europe, elle a élaboré la Convention relative à la Conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe en 1979. Adoptée à Berne en Suisse, son 30e anniversaire y fut commémoré en novembre dernier. Le Gouvernement helvétique, qui préside aujourd’hui le Comité des Ministres, a fortement soutenu les activités développées dans le cadre de la convention. M. Philippe Roch, ancien secrétaire d’état à l’environnement de la confédération, pourra en témoigner. L’Assemblée parlementaire et le Congrès, de leur côté, ont activement travaillé à améliorer l’état de l’environnement et le nombre ainsi que la variété des sujets traités par leurs assemblées démontrent leur engagement soutenu.

Sensible à l’environnement, le Conseil de l’Europe est également pionnier en matière de droits de l’homme et de bonne gouvernance. Ainsi, le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a accordé aux ONG internationales un statut participatif qui leur confère une position inégalable dans les autres institutions internationales. Ce partenariat, voulu par les Etats membres du Conseil de l’Europe, et qui offre tant aux petites qu’aux grandes OING l’opportunité de travailler ensemble, qui permet d’obtenir une vrai synthèse de l’opinion publique diversifiée, portée par une société civile organisée, eh bien, ce partenariat permet aujourd’hui la signature d’une déclaration commune aux trois piliers du Conseil de l’Europe en faveur de la biodiversité. Nous en sommes particulièrement fiers et honorés. Cette alliance concerne trois acteurs essentiels de la gouvernance et de l’action dans le domaine de la biodiversité : les parlements nationaux, les collectivités territoriales et la société civile organisée. Si tous les organismes internationaux appellent une telle alliance de leurs vœux, le Conseil de l’Europe, lui, l’a réalisée ! Ceci permet au Conseil de l’Europe de faire entrer les grands principes, les lignes directrices et surtout les conventions sur la diversité biologique et sur le changement climatique, dans le champ du concret. Nous nous réjouissons de la participation à nos travaux du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, de l’Union Internationale pour La Conservation de la Nature, de la Commission Européenne et de l’Agence Européenne de l’Environnement représentés par leurs directeurs. Nous remercions très chaleureusement la Ville de Strasbourg, représentée ce matin par l’Adjointe au Maire en charge des relations européennes et internationales, Mme Nawel Rafik-Elmrini.