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Table ronde sur la lutte contre la traite des êtres humains, St-Pétersbourg, le 18 avril 2012


 

Actes de la table ronde : Anglais Russe

Deputy Secretary General, Mr Aleksey Mr Sergeev – Secretary General of the IPA-CIS and Ms Svetlana Orlova, Vice President of the Russian Federation Council

« Retards et obstacles dans l’entraide répressive font le jeu des trafiquants et pénalisent gravement les victimes de la traite des êtres humains », a rappelé le président du Groupe d’experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA)


La traite des êtres humains reste d’une actualité brûlante. C’est pourquoi le Conseil de l’Europe, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et la Communauté des États indépendants (CEI) ont initié conjointement, et pour la première fois, la tenue d’une table ronde sur ce thème le 18 avril dernier, à Saint-Pétersbourg. Cet évènement a rassemblé une centaine de participants, y compris des parlementaires, des représentants des Etats membres de la CEI, des procureurs, des représentants des agences répressives, chercheurs et représentants des organisations non gouvernementales et des organisations intergouvernementales.

Mme Maud de Boer Buquicchio, secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe, dans des propos introductifs qui ont ouvert la table ronde, a rappelé le rôle pionnier de l’Organisation paneuropéenne dans la lutte contre « ce fléau abominable qui affecte des millions de femmes, d’hommes et d’enfants ». Elle a insisté sur le rôle joué par la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains, qui constitue « un outil de lutte efficace offert aux États pour prévenir la traite, protéger ses victimes et poursuivre les trafiquants ».

Mme Maria Grazia Giammarinaro, coordinatrice et représentante spéciale de l’OSCE sur la traite des êtres humains, a pour sa part souligné le rôle des parlementaires, et a mis l’accent sur le fait que « les parlements devraient établir une meilleure régulation et un meilleur contrôle des agences de recrutement, qui sont souvent le premier maillon dans la chaine de la traite, car elles profitent de la vulnérabilité sociale des travailleurs pour établir la servitude pour dettes et l’exploitation ». Le fait que les parlements nationaux doivent s’unir contre la traite a aussi été mis en exergue par Mme Sahiba Gafarova, membre du Comité sur l’égalité et la non-discrimination de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe.

Mme Petya Nestorova, secrétaire exécutive de la Convention du Conseil de l’Europe, a ensuite présenté les obligations juridiques qui sont celles des États parties à la Convention, ainsi que son mécanisme de contrôle sans équivalent, dont le but est de vérifier que les États respectent leurs engagements, et les premiers résultats des évaluations du GRETA.

Enfin, la valeur ajoutée de la Convention en tant qu’instrument de coopération, « véritable code de l’entraide répressive internationale », a été mise en avant par M. Nicolas Le Coz, président du GRETA. Rappelant que les autorités judiciaires des 35 États parties à ce traité sont tenues « de coopérer dans la mesure la plus large possible », il a mis en garde contre le fait que « retards et obstacles dans l’entraide répressive font le jeu des trafiquants et pénalisent gravement la sécurité et le rétablissement des victimes ».