|
Quelle
est la procédure d’évaluation de MONEYVAL?
Le système d’examen par les pairs de MONEYVAL repose sur
le modèle du GAFI ; toutefois, le processus d’autoévaluation et
d’évaluation mutuelle répond à un ensemble plus complet de normes
anti-blanchiment. Outre les quarante Recommandations et les
neuf Recommandations spéciales relatives au financement du terrorisme,
l’évaluation des pays participants se fait en fonction de leur
conformité avec la convention de 1988 des Nations Unies et la convention
de 1990 du Conseil de l’Europe, ainsi qu’avec les deux directives
communautaires.
En premier lieu, la procédure d'évaluation comprend la collecte
d'informations par un questionnaire.
Le questionnaire type a été agréé lors de la réunion plénière de juin
2004 du GAFI (et amendé en juin 2005). Il a ensuite été approuvé par
MONEYVAL et complété – eu égard à l’objet particulier des évaluations
réalisées par le Comité – par des aspects couverts par les Directives
européennes pertinentes. Ce qui précède s’ajoute aux critères
énoncés dans les Recommandations du GAFI.
Une équipe
d’experts et un membre du Secrétariat se rendent en visite dans le pays
concerné (durant une semaine) pour y rencontrer des praticiens
travaillant dans les secteurs concernés et y demander des informations
complémentaires. La visite aboutit à la rédaction du rapport
d’évaluation, qui fait l’objet de plusieurs séries de consultations
entre les évaluateurs et le Secrétariat avant d’être envoyé pour
commentaires au pays concerné. Ledit rapport est révisé, à la lumière
des commentaires acceptés par les évaluateurs, au cours d’une réunion
conjointe avec les délégués du pays concerné, puis il est soumis au
Comité pour examen et adoption.
Le rapport adopté par MONEYVAL résume les mesures de lutte contre le
blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme mises en œuvre
dans le pays concerné au moment de la visite sur place ou juste après.
Il décrit et analyse ces mesures, non sans formuler des recommandations
sur les moyens de renforcer certains aspects du système. Par ailleurs,
il établit dans quelle mesure le pays se conforme aux Recommandations 40
+ 9 du GAFI. Tous les pays sont tenus de soumettre un rapport de progrès
douze mois après l’adoption du rapport du 3e cycle,
conformément au rapport de progrès type.
Le Comité peut mettre en œuvre des pressions supplémentaires des pairs,
par le biais d’une « procédure de conformité renforcée » qui comporte
une série de mesures progressives visant à assurer la conformité avec
des aspects précis du rapport d’évaluation mutuelle.
Par suite de la 28e réunion plénière de MONEYVAL, les règles
de procédure amendées prévoient désormais la publication automatique des
rapports d’évaluation mutuelle un mois après leur adoption. Les
rapports de progrès du 3e cycle, d’autres mises à jour et les
rapports de suivi pertinents font également l’objet d’une publication
automatique sur le site Internet de MONEYVAL.
Cycles d'évaluation de MONEYVAL
Le système d’évaluation des États
participants repose sur plusieurs cycles.
Premier cycle d'évaluation (1998-2000)
Le premier cycle d’évaluation
mutuelle a été lancé en avril 1998, et les visites sur place ont été achevées en
décembre 2000. Vingt-deux États membres du Conseil de l’Europe soumis avec
succès au premier cycle d’évaluation ont fait l’objet d’un nouvel examen dans le
cadre du deuxième cycle d’évaluation.
Second
cycle d' évaluation (2001-2004)
MONEYVAL a achevé fin 2003 son
deuxième cycle de visites d’évaluation, qui comportait aussi une évaluation
fondée sur des critères afférents aux États et territoires non coopérants. Par
ailleurs, Moneyval a accompli des visites d’évaluation dans plusieurs États
membres (Azerbaïdjan, Arménie, Serbie-Monténégro et Bosnie-Herzégovine) pour ce
qui est à la fois du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme.
Troisième cycle d' évaluation
(2005-2009)
Le troisième cycle d’évaluation
mutuelle s'achèvera en décembre 2009. Toutes les évaluations sont menées sur la
base de la nouvelle méthodologie exhaustive adoptée d’un commun accord avec le GAFI, les organismes régionaux de type GAFI, le FMI et la Banque Mondiale. Elles
couvrent à la fois le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Ce troisième cycle est axé sur l’efficacité des mesures juridiques, financières
et répressives prises pour lutter contre le blanchiment de capitaux et aussi,
désormais, le financement du terrorisme.
Quatrième cycle d' évaluation
(débutant en octobre 2009)
|
|