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Le travail d’évaluation
Le travail commence avec un questionnaire que le pays remplit quelques
semaines avant la visite sur place et qui permet de préparer celle-ci.
Les évaluations sont menées par des équipes multidisciplinaires
composées typiquement de 3 experts nationaux participant aux réunions du
comité, et d’un ou deux experts d’un pays du GAFI. Ces équipes sont
assistées par un membre du Secrétariat du MONEYVAL.
Les équipes se rendent sur place pendant une semaine entière et
rencontrent des praticiens des divers secteurs concernés : ministères et
organes de coordination ; autorités administratives/fiscales,
judiciaires, et douanières, y compris la cellule de renseignement
financier ; organismes du secteur financier (bancaire, assurances, marchés des valeurs mobilières etc.) et non financiers pertinents (ex :
supervision des casinos) et opérateurs privés (agents de change, bureaux
de change, avocats, notaires, auditeurs, négoce de pierres et métaux
précieux etc.)
Au cours des semaines qui suivent, un rapport est préparé puis finalisé
en vue de son adoption par une prochaine réunion plénière du comité.
Parallèlement aux rapports d’évaluation des pays, le Comité examine
également d’autres types de rapports dans le cadre de son travail de
monitorage:
Rapport
de progrès:
un an après l’ adoption du rapport d’évaluation, chaque pays soumet un
rapport de progrès décrivant les nouvelles mesures qu’il a adoptées dans
l’intervalle ; ce rapport met l’accent sur la mise à œuvre du contenu du
rapport d’évaluation;
Des
rapports ad hoc:
dans le cadre de la procédure de conformité renforcée, lorsque des
insuffisances importantes ont été détectées comme résultat du processus
d’évaluation et du mécanisme des rapports de progrès. Le pays concerné
se voit alors donné un délai pour la mise en oeuvre des recommandations,
avant que d’autres mesures ne soient prises pour l’obliger à se
conformer aux recommandations de MONEYVAL.
Autres séminaires et événements
Le Comité MONEYVAL organise également des réunions permettant
d’échanger de l’expérience et de préparer les experts des pays dans leur
rôle d’évaluateurs dans le cadre du processus d’évaluation mutuelle:
Réunions de typologies: elles permettent de discuter des
tendances et techniques du moment en matière de blanchiment et de
financement du terrorisme, d’échanger de l’expérience et des bonnes
pratiques, et d’établir des contacts avec des collègues d’autres pays
etc.
Des séminaires de formation pour les évaluateurs : ceux-ci sont
organisés au début d’un cycle d’évaluation.
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