Education et langues, Politiques linguistiques

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POLITIQUES LINGUISTIQUES EDUCATIVES POUR LES MIGRANTS ADULTES 

Principes

Le projet Intégration linguistique des migrants adultes (ILMA) a pour objectif d’aider les Etats membres à élaborer des politiques linguistiques globales se fondant sur les valeurs partagées du Conseil de l’Europe : respect des droits de l’homme et de la dignité de la personne, démocratie et état de droit. Un respect authentique de ces principes fondamentaux exige une approche coordonnée des politiques linguistique fondées sur ces principes - lesquelles concernent différents secteurs des politiques d’intégration (domaine social, emploi, santé, …) ; cette élaboration requiert aussi de tenir compte de la réciprocité des droits et des responsabilités des migrants et des sociétés d’accueil.
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Evénements


Ressources

Consultez le nouveau site sur l’intégration linguistique des migrants adultes (ILMA)

www.coe.int/lang-MIGRANTS/fr

Contexte

Un nombre croissant de pays exige des adultes migrants une preuve de leur niveau de compétence dans la langue du pays hôte pour leur accorder le droit à résidence, un permis de travail ou la citoyenneté.

Le niveau de compétence requis est généralement basé sur le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) et un examen de langue peut être exigé. L’approche relative aux tests est variée et l’on trouve une différence considérable dans les niveaux de compétence requis, allant de A1 à B1 voire B2 (à l’oral) du CECR.
[On consultera utilement la section « mots clés »]

En coopération avec d’autres secteurs du Conseil de l’Europe ainsi qu’avec des ONG à statut participatif, l’Unité des Politiques linguistiques s’attache à développer des orientations politiques pour l’éducation linguistique et la certification (lorsqu’elle s’avère nécessaire).

L’objectif est d’apporter un soutien à tous ceux directement impliqués dans le développement d’une approche basée sur les besoins en s’appuyant sur les bonnes pratiques professionnelles. L’enjeu est d’assurer la transparence et l’équité, particulièrement pour ce qui touche les situations sensibles concernant les exigences linguistiques pour la citoyenneté, le travail ou la résidence à long terme.

Priorités du Conseil de l’Europe

Parmi les valeurs fondamentales du Conseil de l’Europe figurent les droits de l’homme, la démocratie et l’état de droit. Ces valeurs et la préoccupation permanente pour le respect de la diversité et de la cohésion sociale constituent des principes d’orientation pour ses actions. [Voir Principes directeurs].

Le 3e Sommet des Chefs d’états et de gouvernements des 46 états membres du Conseil de l’Europe s’est tenu à Varsovie en mai 2005 ; par la Déclaration du Sommet, les dirigeants européens se sont engagés entre autres à faire en sorte que notre diversité culturelle devienne une source d’enrichissement mutuel et se sont engagés à protéger les droits de minorités nationales et de la libre circulation des personnes.

Conventions, Recommandations and Résolutions du Conseil de l’Europe

Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe a élaboré des conventions pour ratification par les états membres. Il a adressé un certain nombre de recommandations et de résolutions à ses états membres relativement à l’intégration et au statut des migrants. L’Assemblée parlementaire également a élaboré des recommandations et des résolutions, de même que le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux.

Une compilation d’extraits de ces textes officiels relatifs à l’éducation des migrants a été réalisée par l’Unité des Politiques linguistiques (rév. 2012).

Objectifs du projet

Deux enquêtes au sein des Etats membres du Conseil de l’Europe en 2008 et 2010 témoignent de différences considérables en matière d’approches au sein des pays dans lesquels elle a été réalisée (pour une vision d’ensemble des résultats voir le Rapport d’enquête : Maîtrise de la langue pour les migrants adultes dans les Etats membres du Conseil de l’Europe (2011).
D’autres études préliminaires avaient été menées par ALTE.

Un certain nombre de pays fournissent une formation en langues pour les migrants sans attacher de conditions linguistiques spécifiques à la résidence. D’autres pays en revanche exigent des primo-arrivants une preuve de leur niveau de compétence dans la langue officielle du pays hôte afin d’acquérir le droit à résidence à long terme ou la citoyenneté. Quelques pays recommandent ou exigent la participation à des cours de langues tandis que d’autres requièrent un examen. Dans les pays dans lesquels une preuve de la compétence langagière est exigée, de nombreux organismes d’examens et de certification responsables de l’évaluation en langues des demandeurs non-nationaux d’un droit à résidence ou de la citoyenneté utilisent les niveaux du Cadre européen commun de référence pour les langues. Ces pays fixent différents niveaux (variant de A1 à B1/B2) et font appel à diverses pratiques pour l’évaluation du niveau des candidats.

L’objectif du projet n’est pas de promouvoir une approche spécifique ou une certification obligatoire mais de faciliter une discussion élargie sur les politiques et de partager les bonnes pratiques sur un plan européen. Lorsque les tests sont obligatoires, l’objectif est de favoriser la transparence et l’équité conformément à des codes de pratiques acceptés sur un plan international.

Des instruments et des orientations ont été publiés par le Conseil de l’Europe pour apporter une assistance concrète aux Etats membres. D’autres ont été élaborés, destinés à une utilisation très concrète, tel un modèle spécifique de Portfolio européen des langues pour les adultes migrants apprenant la langue du pays de résidence, à l’instar de modèles précédemment validés par le Conseil de l’Europe.