Education et langues, Politiques linguistiques


Document
« Profil de la politiques linguistiques éducatives : Lignes directrices et marche à suivre »

Annexes

Annexe 1 : Rapport national – Suggestions détaillées
Annexe 2 : Textes et instruments de référence
Annexe 3 : Extraits de la Recommandation (98) 6
Annexe 4 : Extraits de Recommandations sur les langues faisant référence aux migrants

Annexe 1 : Rapport national – Suggestions détaillées 

PREMIÈRE PARTIE – Description factuelle

1.1 Contexte de l’apprentissage des langues

Description comportant des statistiques – selon leur disponibilité – concernant les langues présentes sur le territoire du pays (langues officielles, langues minoritaires ou régionales (incluant les langues des signes), langues de communautés issues de la (im)migration, etc.) ;données socio-économiques de base ; information sur le rôle/statut des différentes langues et, selon la pertinence, les plans gouvernementaux pour l’éducation ou la politique linguistique éducative.

1.2 Organisation de l’enseignement des langues

Le Rapport national décrit les éléments suivants :
· Vue d’ensemble des structures du système d’enseignement obligatoire (peut-être sous forme d’un diagramme commenté) ;
· Aperçu sur l’ensemble des langues offertes dans le cadre de l’éducation : quelles sont les langues proposées ; lesquelles sont obligatoires ou optionnelles et à quels stades du système de scolarité obligatoire; statistiques (si disponibles) sur les choix faits par les apprenants ; statistiques sur l’apprentissage des langues en dehors de l’enseignement obligatoire ou dans le cadre de la formation continue et de l’éducation des adultes etc. ; statistiques sur l’abandon des cours de langues ; possibilités offertes aux apprenants ayant des besoins éducatifs spécifiques (les statistiques d’Eurydice et d’autres sources existantes peuvent être utilisées) ;
· vue d’ensemble de l’enseignement des langues dans la/les langue(s) nationale(s)/officielle(s) i) pour les membres de groupes minoritaires et ii) pour les populations majoritaires ;
· apprentissage des langues en dehors de l’enseignement obligatoire, selon la disponibilité des informations : vue d’ensemble de l’enseignement des langues proposé en leur sein par les entreprises et autres secteurs commerciaux (universités d’entreprise, formation linguistique interne, etc.) ;
· dimension européenne : comment et dans quelle mesure est-elle présente dans d’autres matières ?
· conditions favorisant l’apprentissage des langues dans la société : jumelage de villes, festivals de langues, prix et autres formes de reconnaissance des compétences, etc.
Données statistiques (lorsqu’elles sont disponibles) :
· nombre d’élèves étudiant des langues spécifiques dans chaque secteur de l’éducation ;
· indication des niveaux atteints à la fin de l’enseignement secondaire (dans la mesure du possible en liaison avec les niveaux du Cadre européen commun de référence) ;
· niveaux de lecture et d’écriture des apprenants dans leur langue maternelle et, le cas échéant, dans une seconde langue, par exemple dans les groupes minoritaires.

1.3 Politiques et responsabilités pour l’enseignement / apprentissage des langues

· Nature des autorités responsables des politiques d’apprentissage des langues (par exemple répartition des responsabilités entre les autorités nationales et régionales / locales) pour a) les populations minoritaires et majoritaires, b) les divers secteurs éducatifs (éducation obligatoire et au-delà) ; mécanismes de coordination politique nationale (s’ils existent) ;
· Description des politiques linguistiques éducatives en vigueur pour l’apprentissage des langues (toutes les langues) ;
· Description des approches adoptées pour la mise en œuvre des politiques et l’évaluation de leurs résultats.
· Descriptions de différentes approches relatives à l’enseignement des langues étrangères (par exemple les langues étrangères comme moyen d’instruction / l’enseignement bilingue ; utilisation des instruments du Conseil de l’Europe (Cadre européen commun de référence et Portfolio européen des langues) ; programmes d’éveil aux langues ; langues en vue d’objectifs universitaires et spécifiques / professionnels, dans le cadre de la formation professionnelle, de l’éducation des adultes et de l’enseignement supérieur, etc.
· Description des politiques linguistiques éducatives pour les minorités (et autres communautés et groupes non-majoritaires) prenant en compte la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales (et les Recommandations pertinentes – voir annexe 2, 3 et 4) ;
· Description des approches relatives à l’enseignement et à l’évaluation des ou de la langue officielle.

1.4 Enseignants

· Disponibilité d’enseignants de langues qualifiés
· description de la relation entre la formation en langues et formation pédagogique et les qualifications des enseignants en langues (nationales/officielles, minoritaires, étrangères etc.)
· description des approches méthodologiques de l’enseignement des langues présentement utilisées dans divers secteurs

1.5 Société civile

· indication des types de partenariats – s’il y en a – contribuant au développement et à la mise en œuvre de la politique linguistique éducative.

DEUXIÈME PARTIE – Plurilinguisme et diversification de l’enseignement des langues

Dans cette partie, le pays peut exposer de quelles manières il encourage le plurilinguisme et la diversification de l’enseignement des langues, en particulier part rapport aux questions et problèmes soulevés dans les déclarations politiques du Conseil de l’Europe, les instruments et les textes de référence listés dans l’Annexe 2. Il peut présenter des exemples (innovations par exemple) qui pourraient présenter un intérêt pour d’autres pays.

TROISIÈME PARTIE – Points de discussion

Dans cette partie le pays peut identifier et présenter les questions prioritaires en matière d’enseignement des langues sur lesquelles il souhaite mettre l’accent pour une discussion et qui peuvent être d’un intérêt particulier dans les développements politiques ultérieurs.

Annexe 2 : Textes et instruments de référence 

Les autorités sont invitées à consulter les instruments et documents de référence du Conseil de l’Europe suivants:

Conventions

Recommandations en matière de politique

    Ø Résolutions

Résolution (69) 2 formulée à l’issue du « Projet Majeur » du CDCC lancé à la suite de la Conférence européenne des ministres de l’éducation (Hambourg, 1961)
Résolution sur le Portfolio européen des langues, adoptée lors de la 20e session de la Conférence permanente des Ministres de l'Education du Conseil de l'Europe (Cracovie, octobre 2000)

  • Recommandation N° R (82) 18 aux Etats membres concernant les résultats du Projet N° 4 du CDCC (“Langues vivantes 1971-1981’)
  • Recommandation N° R (98) 6 aux Etats membres concernant les langues vivantes
  • Recommandation 1383 (1998) de l’Assemblée Parlementaire sur la Diversification linguistique  et réponse du Comité des Ministres (CM (99)97)
  • Recommandation 1539 (2001) - Année Européenne des Langues
  • Recommandation 1598 (2003) - Protection des langues des signes dans les Etats membres du Conseil de l’Europe

Documents de référence / Lignes directrices

  • Guide pour l’élaboration des politiques linguistiques éducatives en Europe : de la diversité linguistique à l’éducation plurilingue (et Série d’Etudes)
  • Cadre européen commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer (CECR)
  • Portfolio européen des langues (Principes et lignes directrices, Guides) www.coe.int/portfolio

Annexe 3 : Extraits de la Recommandation (98) 6 

Les éléments suivants sont des extraits de la Recommandation (98) 6du Comité des Ministres aux Etats membres concernant les langues vivantes

Apprentissage précoce des langues : Sensibilisation à la diversité linguistique et culturelle en Europe ; opportunités pour l’apprentissage d’une langue nouvelle aussitôt que possible ; facilités pour une transition facile d’un secteur à l’autre du système éducatif ; évaluation du succès de l’apprentissage précoce.
Enseignement secondaire : Enseignement des langues permettant de communiquer dans les interactions quotidiennes, de nouer des relations sociales et d’apprendre à comprendre et à respecter les autres cultures ; s’assurer que les élèves ont la possibilité d’étudier plus d’une (autre) langue ; s’assurer de la continuité de l’apprentissage des langues pour tous les élèves au lycée ; soutenir l’apprentissage de langues nouvelles au lycée ; inciter l’encouragement à l’autonomie de l’élève dans l’apprentissage des langues, en tant que base pour l’apprentissage tout au long de la vie ; sensibilisation des élèves à l’importance des langues dans la vie professionnelle.
Apprentissage des langues à orientation professionnelle : Durant la période de transition entre les études à temps plein et la vie professionnelle, et à toutes les étapes de la formation professionnelle, offrir à tous les jeunes des cours de langues chaque fois que possible afin de les préparer la vie active et améliorer leur mobilité professionnelle ; équilibre entre développements professionnels, culturel et personnel ; flexibilité des formations (système de modules par exemple) afin de répondre à des besoins professionnels spécifiques et de façon à ce que des unités de valeur puissent être accordées progressivement au fur et à mesure de l’acquisition des compétences.
Formation des adultes : Permettre aux adultes d’entretenir et de développer leurs compétences linguistiques tout au long de leur vie ; encourager les personnes n’ayant jamais eu (ou très peu) de formation linguistique à acquérir la capacité à utiliser une langue étrangère pour la communication ; soutenir la mise en place de structures d’enseignement à distance (incluant l’utilisation de technologies d’information et de communication).
Enseignement bilingue dans les régions bilingues ou multilingues : Assurer la prise en compte des dispositions de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales ; assurer aux enfants de chaque communauté la possibilité de développer les compétences écrites et orales dans la langue de leur propre communauté et à comprendre et à apprécier la langue et la culture de l’autre ; poursuivre la promotion du bilinguisme dans les régions ou les quartiers peuplés d’immigrés et soutien de ces personnes pour l’apprentissage de la langue du territoire où ils vivent ; faciliter et encourager l’apprentissage des langues des pays voisins dans les régions frontalières.
Définition d’objectifs et évaluation : Elaboration d’objectifs d’apprentissage réalistes et bien fondés ; utilisation du Cadre européen commun de référence du Conseil de l’Europe pour la planification ou l’amélioration de l’enseignement des langues ; encourager le développement et l’utilisation du Portfolio européen des langues  par les apprenants dans tous les secteurs éducatifs; encourager les institutions chargées de l’évaluation et de la certification à présenter leurs objectifs, leurs critères et leurs méthodes de manière claire tant aux candidats qu’aux enseignants, ce qui facilite la comparabilité des compétences et la mobilité européenne ; promouvoir le développement de formes variées d’évaluation et de reconnaissance de compétences plurilingues, en apportant une attention particulière à la définition d’objectifs pour les compétences partielles et l’évaluation de leur acquisition.
Formation des enseignants : Assurer la disponibilité d’un nombre adéquat d’enseignants de langues disposant d’une formation appropriée à tous les niveaux, de façon à ce que, le cas échéant, un large éventail de langues puisse être enseigné ; offrir un enseignement équilibré entre l’étude de matières théoriques et la préparation professionnelle ; assurer une coopération étroite entre les autorités éducatives, les universités, les centres de recherche sur l’éducation et les écoles pour la formation des futurs enseignants ; permettre aux futurs enseignants de passer une partie de leur formation dans un pays où la langue qu’ils enseigneront est pratiquée dans la vie quotidienne ; offrir une formation continue aux enseignants de langues vivantes.

Annexe 4 : Extraits de Recommandations sur les langues faisant référence aux migrants 

Recommandationn R (82)18 du Comité des Ministres aux Etats membres concernant les langues vivantes

Texte adopté par le Comité des Ministres le 24 septembre 1982 lors de la 350e réunion des Délégués des Ministres
Apprentissage des langues par les migrants et leurs familles
Promouvoir la mise en place pour les travailleurs migrants et les membres de leurs familles de possibilités suffisantes:

  • pour acquérir une connaissance suffisante de la langue de la communauté d'accueil leur permettant de jouer un rôle actif dans la vie professionnelle, politique et sociale de cette communauté, et notamment mettre les enfants de migrants en mesure d'acquérir une formation appropriée et les préparer à accomplir sans heurts leur passage de l'école à la vie active;
  • pour se perfectionner dans leur langue d'origine en tant qu'instrument éducatif et culturel et, par-là, maintenir et améliorer leurs liens avec leur culture d'origine.

Recommandation 1383 (1998) de l’Assemblée Parlementaire sur la Diversification linguistique  

Texte adopté par l’Assemblée le 23 septembre 1998 (29e séance)
L’Assemblée recommande également au Comité des Ministres d’inviter les Etats membres:
à promouvoir la création de schémas linguistiques régionaux, établis en liaison avec les élus régionaux et les collectivités locales, afin de recenser les potentialités linguistiques existantes et de développer l’enseignement des langues concernées, en prenant en compte la présence de groupes humains d’origine étrangère, les jumelages, les échanges et la proximité des pays étrangers;

Recommandation N° R (98) 6 du Comité des Ministres aux Etats membres concernant les langues vivantes (adoptée le Comité des Ministres le 17 mars 1998 lors de la 6230e réunion des Délégués des Ministres

Education bilingue dans les régions bilingues ou multilingues
Continuer à favoriser le bilinguisme dans les régions ou les quartiers d’immigration et aider tout immigré à apprendre la langue de la région où il réside.

Recommandation 1539 (2001) de l’Assemblée parlementaire sur l’Année Européenne des Langues 2001

Texte adopté par l’Assemblée parlementaire le 28 septembre 2001 (32e séance)
La diversité linguistique comporte plusieurs aspects, partant de la protection des langues minoritaires, dont plusieurs sont en voie d’extinction, passant par l’avantage d’apprendre la langue du voisin et les cultures proches, jusqu’à la protection de la culture et des œuvres culturelles en toutes les langues européennes dans le contexte de la mondialisation. L’Assemblée espère que l’Année sera un terrain fructueux pour le développement de politiques linguistiques encourageant avant tout la diversité culturelle et linguistique et soutenant l’intégration des minorités et des immigrés, la cohésion sociale en général et les droits de l’homme.