Retour

Les États doivent agir de toute urgence pour protéger les enfants réfugiés de la traite

Déclaration du GRETA à l'occasion de la 4ème Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite d’êtres humains
Groupe d’experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA) Strasbourg 28 juillet 2017
  • Diminuer la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte
  • Imprimer la page
  • Imprimer en PDF
© Shutterstock

© Shutterstock

Avant la Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite d’êtres humains marquée le 30 juillet, le Groupe d'experts du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA) tient à exprimer sa grande inquiétude face à l’ampleur de la traite des enfants en Europe et aux risques particuliers de traite et d’exploitation auquel sont exposés les enfants migrants et réfugiés.

Selon les statistiques disponibles, à l’échelle européenne, un quart des victimes identifiées de la traite sont des enfants. Ces enfants sont soumis à la traite aux fins d’exploitation sexuelle, d’exploitation par le travail, de mariage forcé et, de plus en plus souvent, aux fins de criminalité forcée. Les rapports d’évaluation récemment publiés par le GRETA font état, pour plusieurs pays, de graves insuffisances dans la protection des enfants contre la traite et dans l’assistance aux enfants victimes de la traite.

Siobhán Mullally, présidente du GRETA, a déclaré : « Les enfants migrants et réfugiés sont exposés à de très graves dangers en Europe. La traite des enfants a lieu sur les voies de migration vers l’Europe et à l’intérieur de l’Europe. Nous sommes face à une crise humanitaire. Les États doivent agir de toute urgence pour respecter, protéger et satisfaire les droits de tous les enfants, y compris les enfants migrants et réfugiés ».

En Europe aujourd’hui, des enfants vivent dans des zones de transit situées sur des frontières ou dans des camps, souvent sans protection ni assistance adéquate et sans grande possibilité de s’intégrer dans une nouvelle communauté. La longue durée des procédures de désignation des tuteurs, les restrictions adoptées par de nombreux pays en matière de regroupement familial, les possibilités limitées de réinstallation et l’hostilité qui se manifeste parfois à l’égard des enfants migrants et réfugiés sont autant de difficultés supplémentaires pour les enfants qui cherchent à échapper aux réseaux de traite.

Le GRETA rappelle aux États qu'un environnement protecteur pour tous les enfants est essentiel pour réduire leur vulnérabilité à la traite et assurer le respect des droits et l'intérêt supérieur de l'enfant. Afin de s'acquitter de leurs obligations en matière de prévention de la traite des êtres humains et de réduire la vulnérabilité des enfants à l'exploitation, les États devraient garantir un financement suffisant des systèmes de protection de l'enfance, prendre des mesures spéciales pour les enfants migrants et réfugiés et apporter leur soutien au regroupement familial dans l'intérêt supérieur de l'enfant.

Le GRETA souligne l’importance de veiller à ce que les droits humains et les obligations internationales des États soient pleinement respectés aux frontières et dans toutes les procédures d’immigration. L’approche fondée sur les droits humains de la lutte contre la traite est une obligation fondamentale et une pierre angulaire de la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains.

Voir aussi :
Article sur le destin tragique des enfants migrants disparus en Europe


Nous suivre Nous suivre

       

Galeries photos Galeries photos
galleries link
Facebook Facebook
@coe sur Twitter @coe sur Twitter