Du 22 au 24 avril, la Division des migrations et des réfugiés (DMR) a effectué une mission à Prague afin de recueillir et d’analyser des informations sur la protection, l’accueil et l’intégration des Ukrainiens déplacés par la guerre. La Tchéquie accueille actuellement environ 400 000 bénéficiaires de la protection temporaire (PT), soit le nombre le plus élevé par habitant. Les discussions ont porté sur les mesures étendues prises par les autorités pour renforcer l’inclusion et l’intégration, ainsi que l’accès à l’éducation, aux soins de santé et au marché du travail. Les données indiquent qu’environ 90 % des ménages avec des enfants en âge scolaire sont scolarisés dans les écoles tchèques et qu’environ 80 % des Ukrainiens sont économiquement actifs.
L’une des priorités en Tchéquie a été de fournir aux bénéficiaires ukrainiens de la PT des informations adéquates sur leur statut juridique et sur les possibilités de transition vers d’autres statuts d’immigration, dans le contexte de la mise en œuvre en cours de la « loi Ukraine VII », qui prévoit la possibilité d’obtenir des permis de séjour de longue durée, ainsi que dans la perspective de la fin prévue du statut de PT en mars 2027. Par ailleurs, l’intégration des Ukrainiens sur le marché du travail et dans le système éducatif est soutenue par des mesures spécifiques visant à encourager leur participation, ainsi que par des efforts pour surmonter des obstacles tels que la connaissance de la langue et la reconnaissance des qualifications.
La diaspora ukrainienne présente en Tchéquie avant 2022 joue également un rôle important, comme en témoigne notamment le Centre de consultation et communautaire ukrainien récemment ouvert à Prague, que la délégation de la DMR a visité. Ce centre fournit une assistance et des informations essentielles aux personnes déplacées sur des aspects pratiques de la vie quotidienne et organise des activités de sensibilisation ainsi que des événements culturels. Il convient également de souligner l’action envisagée par les autorités visant à renforcer les centres régionaux d’intégration des migrants existants, qui offrent un soutien et des informations importants et favorisent l’inclusion des migrants dans l’ensemble du pays.
Des réunions ont eu lieu avec des représentants du ministère de l’Intérieur, du ministère du Travail et des Affaires sociales, du ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports, du Défenseur public des droits (Ombudsman) et du Commissaire du gouvernement aux droits de l’homme. Des échanges utiles ont également eu lieu avec plusieurs représentants de la société civile, ainsi qu’avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et l’Organisation internationale pour les migrations à Prague.

