Le 3 février, le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe s’est entretenu par téléphone avec le Premier ministre géorgien, Irakli Kobakhidze, afin de faire le point sur le groupe de travail conjoint visant à modifier la loi dite sur « l’influence étrangère ». Sa mise sur pied avait été décidée d’un commun accord lors de la visite du Secrétaire Général à Tbilissi le 20 décembre dernier. Le 20 janvier, le Secrétariat Général avait officiellement sollicité par courrier la mise en place du groupe de travail prévu. Cette demande était alors restée sans réponse.
Lors de leur entretien de lundi dernier, le Premier ministre a déclaré que, « en raison de l’évolution des circonstances », son gouvernement n’était plus disposé à prendre part à un groupe de travail conjoint, ni à modifier la loi relative à « l’influence étrangère » conformément aux discussions précédemment engagées. Il a toutefois affirmé l’engagement de la Géorgie à continuer de coopérer avec le Conseil de l’Europe sous l’angle de la coopération intergouvernementale.
Le Secrétaire général a pris acte avec un profond regret de la décision du gouvernement géorgien. Il a également réitéré ses préoccupations quant à la situation de l’État de droit et des droits humains en Géorgie, ainsi qu’à la polarisation du paysage politique. Il s’agit désormais d’évaluer les implications de la nouvelle situation créée par le revirement du gouvernement. Le dialogue avec les autorités géorgiennes se poursuit.
Le rôle du Conseil de l’Europe est de défendre avec vigueur les principes démocratiques, l’État de droit et les droits humains. Dans ce sens, plusieurs organes du Conseil de l’Europe se sont rendus en Géorgie depuis la visite du Secrétaire Général, notamment les corapporteurs de l’APCE, le Comité pour la prévention de la torture (CPT), le Commissaire aux droits de l’homme et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux.

