Le Secrétaire Général adjoint du Conseil de l'Europe, Bjørn Berge, a prononcé la 3e conférence Klaus Kinkel à Karlsruhe, en Allemagne. Dans son discours intitulé « La résilience de l'Europe face à la guerre et à l'autoritarisme », il a évoqué la guerre d'agression menée par la Russie en Ukraine, ainsi que la menace que représentent l'intelligence artificielle et la manipulation et l'ingérence étrangères dans l'information. Il a mis en avant les moyens dont disposent l'Europe et ses institutions, en particulier le Conseil de l'Europe, pour relever ces défis et établir une paix juste et durable en Ukraine.
Le Secrétaire Général adjoint a rappelé à l'auditoire le discours prononcé en 1992 par Klaus Kinkel, alors ministre fédéral des Affaires étrangères, devant l'Assemblée générale des Nations Unies, dans lequel il dénonçait les guerres en cours en déclarant : « Même les revers subis ne doivent pas nous détourner de cette juste voie vers l'État de droit et le respect de la dignité humaine. Il n'y a pas d'autre alternative raisonnable, à moins de vouloir revenir à la loi du plus fort. »
« Il est impossible de ne pas percevoir la résonance de ces propos dans la situation actuelle en Ukraine », a déclaré M. Berge à l'auditoire.
« Je pense que le choix qui s'offre à nous aujourd'hui est le même que celui que M. Kinkel évoquait il y a plus de trente ans : faut-il défendre l'État de droit, même lorsque cette exigence est difficile à réaliser, ou laisser la loi du plus fort devenir la nouvelle norme ?
Comme je l'ai déjà indiqué, le fait de soutenir les personnes touchées par la guerre et de veiller à ce que les auteurs de crimes de guerre soient traduits en justice est une composante essentielle de notre action et contribuera à garantir une paix juste et durable en Ukraine. »
M. Salim Amin, conseiller politique pour les droits humains et l'État de droit international à la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, et M. Philipp Ivo Kratzer, membre du conseil d'administration de l'Association des avocats libéraux, ont prononcé les allocutions de bienvenue.
Le Secrétaire Général adjoint Berge a participé à une table ronde avec Anne Brasseur, membre du conseil d'administration de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté et ancienne présidente de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, en répondant aux questions du modérateur Giggi Deppe et des membres de l'auditoire sur la manière de préserver l'essence de la démocratie libérale dans un monde en rapide mutation.

