Retour Le Réseau des correspondants sur les migrations examine son développement futur et le renforcement du dialogue entre les États membres et le Conseil de l’Europe

Le Réseau des correspondants sur les migrations examine son développement futur et le renforcement du dialogue entre les États membres et le Conseil de l’Europe

La 13e réunion du Réseau des correspondants sur les migrations du Conseil de l’Europe (NFPM) s’est tenue à Strasbourg et en ligne les 18 et 19 juin 2026. Elle a réuni des représentants des organes du Conseil de l’Europe, des États membres et des organisations internationales afin d’échanger sur les principales évolutions du droit et des pratiques en matière de migration et d’asile. Organisée la veille de la Journée mondiale des réfugiés (20 juin), la réunion a offert une occasion opportune de réfléchir à ces questions.

Le 15 mai, lors de la Session ministérielle à Chișinău, le Comité des Ministres a salué le travail du Réseau des correspondants sur les migrations, en soulignant son rôle dans la facilitation des échanges d’informations, d’expériences et de bonnes pratiques entre les États membres sur les défis liés aux migrations et aux droits humains. Le Comité des Ministres a également appelé à poursuivre la consolidation et le renforcement des activités du Conseil de l’Europe dans le domaine des migrations, notamment en réfléchissant au futur mandat et au développement du Réseau.

Dans ce contexte, la première journée de la réunion a été consacrée à la question de la rétention des migrants en vue de leur éloignement, à la lumière des normes européennes et internationales ainsi que des pratiques des États membres. Les contributions du Conseil de l’Europe, de la Commission européenne, de FRONTEX et du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) ont porté sur les garanties juridiques, les mécanismes de contrôle et les évolutions des politiques publiques, y compris le recours à des alternatives à la rétention.

Les États membres et les participants institutionnels ont échangé sur les défis liés à la mise en œuvre de ces normes, notamment les garanties procédurales, l’accès à des recours effectifs et l’opérationnalisation des alternatives à la rétention. Une attention particulière a également été accordée aux groupes vulnérables, notamment les enfants et les familles, ainsi qu’à l’importance d’approches sensibles aux droits et aux besoins de l’enfant dans la gestion des migrations.

La deuxième journée a permis de faire le point sur les travaux en cours du Conseil de l’Europe dans plusieurs domaines liés aux migrations, notamment la lutte contre le trafic illicite de migrants, l’apatridie, la situation des enfants ukrainiens déplacés et l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le contexte des pratiques migratoires. Les discussions ont également mis en lumière les activités de coopération menées pour soutenir les États membres dans la mise en œuvre des normes du Conseil de l’Europe en matière de migration et d’asile.

Ordre du jou

 

Division des migrations et des réfugiés Strasbourg 19 juin 2026
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