Le 16 février, la Délégation permanente du Conseil de l’Europe auprès des Nations Unies et d’autres organisations internationales a pris part à deux sessions du débat intersession sur les droits de l’homme des migrants, tenu au siège des Nations Unies à Genève.
Lors de la session consacrée à la prévention et à la lutte contre les discours nuisibles sur la migration, le Conseil de l’Europe a mis en avant la première table ronde sur la communication fondée sur les faits en matière de migration, organisée par sa Division des migrations et des réfugiés, et a fait référence à des initiatives telles que le programme des Cités interculturelles, visant à promouvoir des récits locaux inclusifs et à renforcer la résilience face à ces contenus préjudiciables. La Délégation permanente a également souligné les normes pertinentes adoptées par le Comité des Ministres, notamment les recommandations relatives à la lutte contre la désinformation, le discours de haine et les crimes de haine, appelant à des réponses coordonnées et à plusieurs niveaux.
Lors de la seconde session, consacrée au renforcement des mécanismes de suivi et de recours en matière de droits de l’homme dans le contexte migratoire, le Conseil de l’Europe a réaffirmé que l’universalité des droits de l’homme demeure son principe directeur. Se référant à la Convention européenne des droits de l’homme, décrite par le Secrétaire Général Alain Berset comme la garantie ultime des droits et libertés individuels en Europe, la Délégation permanente a souligné qu’aucune hiérarchie entre titulaires de droits ne saurait être acceptée. Une attention particulière a été accordée aux groupes vulnérables, notamment les enfants migrants et les victimes de la traite des êtres humains, ainsi qu’à la situation de plus de cinq millions d’Ukrainiens déplacés accueillis dans des pays européens à la suite de la guerre d’agression menée par la Russie.
Débat intersession sur les droits de l’homme des migrants – Déclarations du Conseil de l’Europe

