Les systèmes d'intelligence artificielle (IA) font progresser les soins de santé, du diagnostic à la rééducation, et transforment les relations entre les patients et les médecins. Les implications éthiques et en matière de droits humains doivent également être pris en compte.
Le Conseil de l'Europe, en étroite collaboration avec l'Assemblée nationale de la République d'Arménie, a organisé une discussion sur ces questions, les 24 et 25 février 2025. L'événement visait à identifier les domaines dans lesquels le cadre juridique arménien devait être modifié, à examiner les défis potentiels en matière de droits humains, soulevés par l'utilisation de l'IA, et à présenter les normes européennes décrites dans le nouveau rapport sur l’application de l'IA dans les soins de santé et son impact sur la relation « patient-médecin » publié par le Comité directeur pour les droits humains dans les domaines de la biomédecine et de la santé (CDBIO) du Conseil de l'Europe.
La discussion a été ouverte par Laurence Lwoff, cheffe de la division des droits humains et de la biomédecine du Conseil de l'Europe, qui a présenté les travaux du Conseil de l'Europe dans ce domaine. Arsen Torosyan, président de la commission permanente des affaires sanitaires, et Rustam Bakoyan, président par intérim de la commission permanente des droits humains et des affaires publiques, ont souligné l'importance de la discussion, compte tenu de l'intérêt et de l'importance croissants de l'IA, y compris dans le domaine des soins de santé.
La discussion a porté sur un éventail de sujets, notamment l'autonomie des patients, les normes professionnelles pour les professionnels de la santé, l'autodétermination en matière de données de santé et l'accès équitable aux soins de santé.
La discussion a permis de renforcer les connaissances et les compétences des membres des commissions permanentes de l'Assemblée nationale sur les normes nationales et européennes en matière de droits humains liées à l'application de l'IA dans les soins de santé, tout en favorisant le dialogue politique sur ce sujet.
Cet événement a été organisé par le Conseil de l'Europe dans le cadre de son projet « Protection des droits de l'homme en biomédecine III » mis en œuvre dans le cadre du Plan d'action du Conseil de l'Europe pour l'Arménie 2023-2026.









