L’enseignement supérieur occupe une place centrale dans la formation de la culture de la démocratie sans laquelle, dans la pratique, les institutions et les lois démocratiques ne fonctionnent pas. Dans le respect de la liberté académique et de l’autonomie institutionnelle, il a également un rôle essentiel à jouer dans l’analyse et le réexamen de la manière dont nos démocraties doivent évoluer au cours de la génération à venir pour garantir l’adhésion des citoyens aux valeurs européennes et leur participation active à la vie publique.

 

 Le Comité directeur pour les politiques et pratiques éducatives (CDPPE)

Le département éducation est supervisé par le Comité directeur pour les politiques et pratiques éducatives (CDPPE) et englobe des projets sur :

 Groupe de travail  Ad hoc sur l’Enseignement supérieur

Afin de garantir un fort lien avec la politique de l’Enseignement supérieur, le CDPPE  a établi en 2014 un groupe ad hoc sur l’Enseignement supérieur composé du Président du CDPPE, de représentant des autorités publiques,  d’institutions de l’Enseignement supérieur et d’organisations internationales partenaires telles que l’Union Européenne des Etudiants, l’Association des Universités Européennes, de la CES.

Le Conseil de l’Europe joue un rôle important dans le développement de la politique de l’Enseignement Supérieur, rôle base sur les trois éléments principaux suivants:

  1. Une longue tradition dans le domaine des qualifications, notamment dans le domaine de la reconnaissance, basée sur un certain nombre de conventions et, depuis 1997, sur la Convention de Reconnaissance de Lisbonne (ETS 165; convention commune à l’UNESCO) et aussi sur les activités du réseau ENIC [1].  Depuis 2003, le Conseil de l’Europe joue aussi un rôle important dans  le développement du cadre générique des qualifications au sein de l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur;

  2. Un rôle important dans le développement de l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur (EEES/Processus de Bologne), processus central de réforme et de développement de politique de l’Enseignement Supérieur en Europe, étant un contributeur actif au Groupe de de suivi de Bologne (BFUG), au sein du Bureau, co-président du groupe sur les réformes structurelles et jouant un rôle particulier dans la promotion d’une dimension pan-européenne de l’EEES. La Convention de Reconnaissance de Lisbonne est le seul texte juridique contraignant de l’EEES ;

  3. La promotion de la mission démocratique de l’Enseignement supérieur et cela en étroite coopération avec le Comité Directeur Américain du Consortium international pour l’Enseignement supérieur, la Responsabilité Civique et la Démocratie, avec le Centre Européen Wergeland et d’autres partenaires.
     

Le rôle important que joue le Conseil de l’Europe dans la politique de l’enseignement supérieur est largement basé sur une légitimité ancrée dans l’engagement des décideurs politiques à la fois autorités publiques et communauté académique. Même si une représentation plus importante de l’Enseignement Supérieur au sein du Comité Directeur permettrait d’identifier de tels experts, la contribution de la communauté académique est importante au sein de nombreux programmes du Conseil et de développement de politiques dans de nombreux domaines. La question centrale est ici de maintenir une contribution importante des responsables académiques en particuliers des recteurs d’institutions éducatives. Le Groupe ad Hoc répond à ce défi.

[1] Le réseau ENIC, coordonné par le Conseil de l’Europe et de l’UNESCO, a été établi en 1994 par la fusion de deux réseaux séparés qui existaient au sein de chaque organisation. Il coopère étroitement avec le réseau NARIC Network coordonné  par la Commission Européenne. Tous les membres du réseau NARIC sont  aussi membres du réseau ENIC ; de plus le réseau ENIC inclut tous les pays de la Région Europe de l’UNESCO Europe Région et/ou parties de la  Convention de  Recognition de Lisbonne.