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L’ECRI tient sa 89ème réunion plénière et procède à un échange de vues annuel avec le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe

L'ECRI a tenu sa 89ème réunion plénière, qui s’est déroulée du 28 juin au 1er juillet 2022.
Strasbourg 5 juillet 2022
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L’ECRI tient sa 89ème réunion plénière et procède à un échange de vues annuel avec le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe

Dans le cadre de ses activités de monitoring par pays, l'ECRI examiné ses avant-projets de rapports sur Chypre et la Hongrie et a adopté ses rapports sur la Bulgarie, la France et la Grèce. Elle a également adopté ses conclusions sur la mise en œuvre des recommandations faisant l’objet d’un suivi intermédiaire adressées à l’Albanie, l’Autriche, la Belgique, l’Allemagne et la Suisse.

Au cours de sa réunion, l’ECRI s’est entretenue avec Iris Luarasi, Présidente du Groupe d’experts du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (GREVIO).

L’ECRI a également pris note des déclarations de Michaela Moua, Coordinatrice de la Commission de l’Union européenne pour la lutte contre le racisme, de Petra Bayr, Rapporteure générale de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe sur la lutte contre le racisme et l’intolérance et membre de la Commission de l’Assemblée sur l’égalité et la non-discrimination, d’Ahmet Yildiz, membre de la Commission des questions politiques et de la démocratie de l’Assemblée, et de Guillaume Drago, observateur au titre du Saint-Siège.

Le 30 juin, Maria Daniella Marouda, la Présidente de l'ECRI, a eu un échange de vues, comme chaque année, avec le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. Elle s’est référée aux déclarations adoptées par l’ECRI en 2021 et 2022, lesquelles abordaient les questions du discours de haine et de la violence ultranationalistes et racistes dans le cadre de conflits et les conséquences de l’agression de la Russie contre l’Ukraine. Elle a indiqué que le discours politique et la propagande ultranationaliste en Russie a causé d’immenses souffrances au peuple ukrainien. Elle a souligné que le discours de la classe dirigeante russe consistant à faire passer les Ukrainiens se battant pour leur pays pour des néonazis était absurde, nauséabond et une insulte à la mémoire des millions de victimes du nazisme pendant la seconde guerre mondiale comme celles et ceux qui ont lutté contre ce fléau. Elle a plaidé en faveur d’un engagement renouvelé des Etats membres du Conseil de l’Europe aux principes de l’Organisation. « Le problème ne réside pas dans nos normes. Le problème ne réside pas dans notre capacité à contrôler le respect de ces normes. Le problème, c’est qu’un Etat membre, la Fédération de Russie, a délaissé les principes de base de cette Organisation », a-t-elle déclaré. « Il est donc vital que les Etats membres du Conseil de l’Europe, désormais au nombre de 46, montrent qu’ils sont profondément attachés à tout ce que représente l’Organisation, y compris l’égalité effective pour tous et le respect de la diversité, et qu’ils coopèrent avec les organes de suivi du Conseil de l’Europe comme l’ECRI. A cette fin, chaque gouvernement doit pouvoir regarder en face le positif et le négatif, voire ce qui apparaît comme hideux, a-t-elle poursuivi. Tout en se référant à l’accueil exemplaire des Ukrainiens fuyant la guerre, elle a rappelé que toutes les personnes dans le besoin, indépendamment de leur couleur de peau, leur origine nationale ou ethnique ou encore leur religion, devraient se voir proposer protection et assistance. Elle a également mis en avant la nécessité d’apporter des réponses face aux effets néfastes de la pandémie de Covid-19 sur les plus vulnérables, notamment les Roms et les migrants, au racisme dans les activités de police et à la situation des communautés LGBTI dans certaines parties d’Europe.


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