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Journée de la Mémoire de l'Holocauste des Roms : devoir de mémoire et nécessité de s'attaquer à la discrimination persistante à l'encontre des Roms

Déclaration
Strasbourg 01/08/2022
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Mort - Train menant des Roms vers Auschwitz-Birkenau (1992) peinture de Ceija Stojka (1933-2013), artiste rom, survivante de l'Holocauste qui a témoigné des camps et s'est prononcée contre le déni et l'oubli, et contre l'antitsiganisme répandu en Europe. Œuvre de la collection du Musée de la culture rom, Brno. Avec l'aimable autorisation de l'Institut européen des arts et de la culture rom (ERIAC).

Mort - Train menant des Roms vers Auschwitz-Birkenau (1992) peinture de Ceija Stojka (1933-2013), artiste rom, survivante de l'Holocauste qui a témoigné des camps et s'est prononcée contre le déni et l'oubli, et contre l'antitsiganisme répandu en Europe. Œuvre de la collection du Musée de la culture rom, Brno. Avec l'aimable autorisation de l'Institut européen des arts et de la culture rom (ERIAC).

À la veille de la Journée européenne de la Mémoire de l'Holocauste des Roms, le 2 août, la Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Dunja Mijatović, appelle tous les États à reconnaître les violations passées et présentes des droits humains dont sont victimes les Roms et à redoubler d'efforts pour assurer la protection de leurs droits dans tous les domaines.

« La Journée européenne de la Mémoire de l'Holocauste des Roms est une journée à la fois de commémoration et d'action.

En ce jour, nous rendons hommage aux centaines de milliers de Roms qui ont été tués pendant la Seconde Guerre mondiale, dont beaucoup ont été déportés et exterminés dans des camps de concentration, tandis que d'autres ont été victimes d'expériences médicales douloureuses.

Les États membres doivent tous reconnaître l'importance d'explorer et d'exposer l'histoire des Roms en Europe. Ils peuvent le faire en soutenant la commémoration de l'Holocauste des Roms comme un outil permettant de perpétuer la mémoire des victimes et de réfléchir à l'héritage des atrocités commises contre les Roms. Certains États ont pris des mesures positives dans ce sens. En République tchèque, le début récent de la démolition de la porcherie située sur le site de l'ancien camp de concentration nazi pour les Roms de Lety u Pisku fera place à un musée dédié au souvenir des victimes et aux survivants de l'Holocauste des Roms.

Mais se souvenir, c'est aussi répondre à la nécessité de s'attaquer aux préjugés et aux stéréotypes profondément ancrés qui alimentent la discrimination répandue dont les Roms font encore l'objet aujourd'hui dans nos sociétés, dans un contexte de discours et de crimes de haine continus.

Nous devons reconnaître que c'est la persistance du racisme qui entraîne la répétition des violations des droits humains, comme l’illustre l'accès limité des Roms aux services de base dans le contexte de la pandémie de COVID-19 et la discrimination dont ils ont été victimes alors qu'ils fuyaient la guerre en Ukraine.

Nous devons faire face à l'antitsiganisme et renforcer les efforts pour assurer l'inclusion et la participation des Roms dans nos sociétés. »