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Conventions du Conseil de l'Europe dans le domaine du droit de la famille |
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La
Convention européenne des Droits de l'Homme
[STE
5, Rome, 04.11.1950] (notamment les articles 8 et 12) |
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Cette Convention
protège les droits et libertés fondamentales et instaure un mécanisme,
la Cour européenne des Droits de l'Homme, capable de garantir leur
respect.
Plusieurs dispositions présentent un intérêt particulier pour la famille
et les enfants, telles que le droit au respect de la vie privée et
familiale (article 8 de la Convention), le droit de se marier et de
fonder une famille (article 12 de la Convention), le droit d'accès aux
tribunaux (article 6, paragraphe 1 de la Convention), le droit des
parents d'assurer l'éducation et l'enseignement de leurs enfants
conformément à leurs propres convictions (article 2 du Protocole
additionnel n° 1). Un grand nombre des affaires examinées dans le cadre
de la Convention européenne des Droits de l'Homme concerne des questions
relatives à la famille (par exemple les enfants nés hors mariage, le
lien de filiation, l'adoption, la garde et le droit de visite, les
enfants placés en institution, l'assistance judiciaire en matière
familiale, etc.) et comme les Etats sont tenus de donner suite aux
arrêts de la Cour européenne des Droits de l'Homme, il en résulte une
amélioration de la protection juridique de la famille, et notamment des
enfants, dans les Etats membres du Conseil de l'Europe. Par ailleurs,
non seulement les enfants sont protégés par les dispositions pertinentes
de la Convention, mais ils ont également la possibilité d'engager, par
eux-mêmes, une procédure dans le cadre de la Convention. |
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La
Convention européenne sur l'adoption des enfants
[STE 58, Strasbourg, 24.04.1967] |
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Le but de cette
Convention est d'harmoniser les législations des Etats membres et
d'éviter les conflits de lois lorsque l'adoption implique un transfert
de l'enfant d'un Etat à un autre.
Selon cette Convention, seule une autorité judiciaire ou administrative
peut accorder une adoption. La Convention traite des conditions de
l'adoption ainsi que du type d'adoption. Elle contient des dispositions
concernant le nom de famille, la nationalité de l'enfant, et aborde les
questions relatives à la succession et à la révélation de l'identité de
l'enfant à d'autres personnes. Une fois adoptés, les enfants sont
considérés comme étant les enfants légitimes de leurs adoptants et leurs
liens avec leurs parents naturels sont, en règle générale, rompus. |
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La
Convention européenne sur le statut juridique des enfants nés hors
mariage
[STE 85, Strasbourg, 15.10.1975] |
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Cette Convention
s'efforce d'assimiler le statut juridique de l'enfant né lors mariage
avec celui de l'enfant né dans le mariage et également de contribuer à
l'harmonisation des législations des Etats dans ce domaine. En vertu de
cette Convention, les deux parents ont la même obligation d'entretien
vis-à-vis de ces enfants que celle existant à l'égard des enfants nés
dans le mariage. Les enfants nés hors mariage ont par ailleurs le même
droit de succession sur l'héritage de leurs parents et d'un membre de la
famille de leurs parents que s'ils étaient nés dans le mariage. |
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La
Convention européenne sur la reconnaissance et l'application des
décisions concernant la garde des enfants et sur la restitution de la
garde des enfants (Convention relative à la garde des enfants)
[STE 105, Luxembourg, 20.05.1980] |
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Comme les litiges sur
la garde d'enfants entre parents qui vivent dans des Etats différents
ont donné lieu à un nombre croissant de difficultés, le Conseil de
l'Europe a cherché à prévoir un remède en élaborant une convention
traitant de la garde des enfants. La Convention reconnaît dans son
préambule que le bien-être de l'enfant est d'une importance primordiale
lors de la prise de décision concernant la garde.
Selon les dispositions de la Convention, chaque Etat contractant doit
nommer une autorité centrale qui aura, entre autres, les tâches: de
recevoir les demandes et d'aider le requérant, de découvrir les endroits
où se trouve l'enfant, de transmettre les demandes d'information et de
coopérer avec d'autres autorités. Ces tâches sont effectuées
gratuitement (y compris la représentation juridique du demandeur). Une
demande peut être faite soit directement devant le juge, soit à
l'autorité centrale de tout Etat contractant |
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La Convention européenne sur l'exercice
des droits des enfants
[STE 160, Strasbourg, 25.01.1996] |
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La Convention vise à
protéger l'intérêt supérieur de l'enfant. Elle contient un certain
nombre de mesures procédurales qui devront permettre aux enfants de
faire valoir leurs droits et prévoit la constitution d'un comité
permanent chargé de traiter les questions posées par la Convention.
Le texte prévoit des mesures visant à promouvoir les droits de l'enfant
lors de procédures familiales qui se dérouleront devant un tribunal. Le
tribunal ou toute personne nommée pour agir en leur nom a un certain
nombre de devoirs afin de faciliter l'exercice des droits des enfants.
Les enfants peuvent exercer leurs droits (par exemple, être informés et
exprimer leur opinion) soit eux-mêmes, soit par l'intermédiaire d'autres
personnes ou organes.
Ce nouvel instrument juridique européen facilitera par ailleurs la mise
en œuvre par les Etats de la Convention des Nations Unies sur les droits
de l'enfant dont l'article 4 fait obligation aux Etats Parties de
prendre toutes les mesures législatives, administratives et autres qui
sont nécessaires pour mettre en œuvre les droits reconnus dans ladite
Convention. |
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La
Convention sur les relations personnelles concernant les enfants
[STCE 192, Strasbourg, 14.10.2002] |
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Le but de la Convention
est d'améliorer certains aspects relatifs au droit de visite - national
et transfrontière - et en particulier, de préciser et de renforcer le
droit fondamental des enfants et de leurs parents d'entretenir des
relations personnelles et des contacts directs de façon régulière. Ce
droit peut être étendu, le cas échéant, aux relations entre un enfant et
d'autres personnes que ses parents, en particulier lorsqu'il a avec
elles des liens de famille.
Dans ce contexte, la Convention a pour objet de définir les principes
généraux à appliquer aux décisions relatives aux relations personnelles,
ainsi que les mesures de sauvegarde et les garanties adéquates pour
assurer le bon déroulement des visites et le retour immédiat des enfants
à l'issue de celles-ci. Il établit une coopération entre tous les
organes et autorités concernés par la décision relative aux relations
personnelles et renforce la mise en œuvre des instruments juridiques
internationaux existants pertinents en la matière. |
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Convention du Conseil de l'Europe pour la protection des enfants contre
l'exploitation et les abus sexuels
[STCE 201 - Lanzarote, 25.10.2007] |
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Cette nouvelle
Convention est le premier instrument à ériger en infraction pénale les
abus sexuels envers les enfants, y compris lorsqu’ils ont lieu à la
maison ou au sein de la famille, en faisant usage de la force, de la
contrainte ou de menaces.
Outre les infractions plus généralement rencontrées dans ce domaine -
abus sexuels, prostitution enfantine, pornographie enfantine,
participation forcée d’enfants à des spectacles pornographiques -, le
texte traite aussi de la mise en confiance d’enfants à des fins
sexuelles (« grooming ») et du « tourisme sexuel ».
La Convention a été ouverte à la signature lors de la Conférence des
Ministres européens de la Justice qui a eu lieu à Lanzarote les 25 et 26
octobre 2007. |
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Convention européenne en matière d'adoption des enfants (révisée)
[STCE 202 - Strasbourg, 27.11.2008] |
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L’objectif est de
répondre aux évolutions de la société et du droit tout en respectant la
Convention européenne des Droits de l’Homme et en ayant à l’esprit que
l’intérêt supérieur de l’enfant doit toujours primer sur toute autre
considération.
Nouveautés introduites par la Convention :
– Le consentement du père est exigé dans tous les cas, même lorsque
l’enfant est né hors mariage.
– Le consentement de l’enfant est nécessaire, si l’enfant a le
discernement suffisant.
– La Convention étend la possibilité d’adopter à des couples
hétérosexuels non mariés mais liés par un partenariat enregistré dans
les Etats qui reconnaissent une telle institution. Elle laisse la
liberté aux Etats d’étendre la portée de la Convention à l’adoption par
des couples homosexuels et hétérosexuels qui vivent ensemble dans le
cadre d’une relation stable.
– Le nouveau texte assure un meilleur équilibre entre le droit de
l’enfant adopté de connaître son identité et celui de ses parents
biologiques de rester anonymes.
– L’âge minimum de l’adoptant doit se situer entre 18 et 30 ans, la
différence d’âge entre l’adoptant et l’enfant devant de préférence être
d’au moins 16 ans. |
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