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Premier cycle d'évaluation (2000-2002)
Adopté lors de la 3e réunion du GRECO (Strasbourg, 3-5 mai 2000)
1ère Partie : Cadre global de
la lutte contre la corruption (législation, institutions, mécanismes,
prévention)
NB: Dans leur réponse à cette partie du questionnaire, les Etats sont invités à indiquer les projets de réforme en cours d'examen par le pouvoir législatif dans les domaines concernés.
1. APPROCHE
GENERALE
1.1. Veuillez décrire comment le phénomène de corruption se caractérise
dans votre pays, notamment en indiquant son ampleur, ses formes les plus
courantes et les fonctions des personnes impliquées
[1]
1.2.
Veuillez décrire la politique de votre pays concernant les moyens
mis en place pour lutter contre la corruption en précisant les
composantes principales de cette politique et les priorités définies
dans ce cadre.
1.3. Y a-t-il des raisons de penser qu'il existe un lien entre la
corruption et le crime organisé dans votre pays ?
2. INFRACTIONS
ET SANCTIONS
NB: Pour les questions 2.1. à 2.7, veuillez fournir les textes juridiques pertinents dans votre langue avec une traduction en anglais ou en français. Concernant les infractions, veuillez préciser, pour chacune d'entre elles, les peines encourues ainsi que les règles relatives à la prescription.
2.1. Décrivez les différentes infractions par lesquelles la corruption
est susceptible d'être sanctionnée dans votre pays
(notamment celles relatives à la corruption passive et active
d'agents publics nationaux ou étrangers, la corruption de membres
d'assemblées publiques nationales ou
étrangères, la corruption active et passive dans le secteur privé, la
corruption de fonctionnaires des organisations internationales, la
corruption d'assemblées parlementaires internationales, la corruption de
juges, d'agents de cours internationales et le trafic d'influence).
2.2. Lorsque la corruption, au sens de la question 2.1, est commise de
manière organisée (par exemple, de façon systématique et durable,
notamment à la suite d'une entente ou à travers un réseau),
est-elle sanctionnée sous la forme d'une infraction spécifique,
une circonstance aggravante ou par le biais d'autres infractions ?
2.3. Votre pays a-t-il érigé en infraction passible de sanctions pénales
ou d'autres types de sanctions les faits suivants : établir ou utiliser
une facture ou tout autre document ou écriture comptable qui contient des
informations fausses ou incomplètes ou encore omettre de manière
illicite de comptabiliser un versement dans le but de commettre,
dissimuler ou déguiser des infractions de
corruption ?
2.4. Le blanchiment de capitaux est-il, dans votre pays, une infraction
pénale à part entière, différente du recel ? Dans l'affirmative,
veuillez décrire les éléments de cette infraction et indiquer notamment
si la corruption, au sens de la question 2.1,
revêt le caractère d’une infraction principale à l’égard de
l’infraction de blanchiment.
2.5. La constitution, la gestion et la participation dans une
organisation criminelle sont-elles érigées en infractions pénales dans
votre pays ? Cette conduite est-elle sanctionnée d'une autre manière,
par exemple à travers l'entente ? Précisez les critères utilisés pour
déterminer l'existence d'une organisation criminelle (par exemple :
caractère permanent de l'organisation, nombre de personnes impliquées,
degré de hiérarchisation).
2.6. Veuillez indiquer si les personnes morales peuvent être tenues
pour responsables de la commission des infractions de corruption, au sens
de la question 2.1, et de blanchiment lié à la corruption ? Merci de préciser
les conditions exigées pour la mise en œuvre de cette responsabilité et
notamment s'il s'agit d'une responsabilité pénale ou d'une autre forme
de responsabilité. Dans quelle mesure les personnes morales peuvent-elles
être responsables pour des infractions de corruption et de blanchiment
des produits de la corruption commises à l'étranger ?
2.7. Veuillez préciser les règles applicables à la détermination de
la compétence territoriale des autorités judiciaires de votre pays en ce
qui concerne les affaires de corruption.
La législation de votre pays incrimine-t-elle la corruption
commise à l'étranger par des ressortissants de votre pays ou même par
des étrangers ? Dans l'affirmative, indiquez les critères utilisés.
3. PROCEDURE ET
ORGANISATION
3.1.Décrivez brièvement l'organisation, le rôle et les domaines de
compétence des diverses institutions gouvernementales impliquées dans la
prévention, la détection et la répression de la corruption aux niveaux
national et décentralisé.
3.2.Le système pénal de votre pays est-il fondé sur le principe de
l'opportunité ou celui de la légalité des poursuites ou bien un système
mixte ? Veuillez décrire le système de votre pays. Quels mécanismes de
contrôle ont été mis en place pour assurer que l'abandon des poursuites
ne résulte pas de pressions ou de considérations indues ?
Y a-t-il d'autres possibilités pouvant être utilisées dans les
affaires de corruption (une actio popularis, un droit d’agir conféré
aux victimes ou au contribuable) ?
Questions complémentaires sur ce sujet : voir 2ème partie
4. CO-OPERATION
INTERNATIONALE
4.1. Si votre pays a signé mais pas encore ratifié les conventions pénale
et civile sur la corruption du Conseil de l’Europe, merci d'indiquer
pour chacune d'entre elles si des difficultés particulières s'opposent
à leur ratification et, si possible, indiquez la date prévue pour ces
ratifications. Si ces conventions n'ont pas été signées, veuillez en
indiquer les raisons et la date prévue pour leur signature et leur
ratification.
4.2. Veuillez indiquer les traités multilatéraux, autres que ceux
conclus au sein du Conseil de l'Europe, et les traités bilatéraux que
votre pays a signés et/ou ratifiés et
permettant une coopération judiciaire et/ou policière notamment
dans les affaires de corruption (si possible, joignez une copie de ces
traités bilatéraux).
4.3. Dans le cas où les traités ne seraient pas applicables ou ne sont
pas appliqués, est-ce que la législation de votre pays permet de donner
effet aux différentes demandes d'entraide judiciaire en matière pénale
? La législation de votre pays permet-elle de faire des demandes
d'entraide judiciaire en matière pénale ? Veuillez décrire les
dispositions législatives, ou autres, concernées en précisant notamment
les conditions devant être remplies pour que votre pays donne effet aux
demandes d'entraide judiciaire.
4.4. Merci de préciser les facteurs spécifiques (matériels,
juridiques, politiques ou autres) qui empêchent ou entravent
l'entraide judiciaire dans les affaires de corruption.
4.5. Merci de fournir les statistiques disponibles concernant l'entraide
judiciaire dans les affaires de corruption, pour les cinq dernières années.
4.6. Est-ce que votre pays autorise l'extradition de ses ressortissants
pour des affaires de corruption ? Dans la négative, sous quelles
conditions sont-ils poursuivis, par les autorités compétentes de votre
pays ?
5. MESURES DE
PREVENTION ET AUTRES
5.1. Votre pays a-t-il promulgué des dispositions juridiques, codes de
conduite ou instruments similaires régissant le comportement des détenteurs
d'un mandat électif et/ou des agents publics, y compris visant à prévenir
l'exercice d'une influence indue sur ces personnes ? Dans l'affirmative,
merci de fournir, si possible, un
résumé et une traduction en français ou en anglais des dispositions les
plus significatives en matière de prévention de la corruption. Indiquez,
si des procédures ont été établies pour contrôler le respect de
telles dispositions, codes de conduite ou similaires, et si une
entité ayant le pouvoir d'imposer des sanctions, des mesures
disciplinaires ou toutes autres mesures, a été créée.
5.2.
Votre pays a-t-il promulgué des dispositions juridiques, codes de
conduite ou instruments similaires que les professions particulièrement
exposées à la corruption (par exemple, les avocats, les comptables)
doivent respecter ?
5.3.
Quels mécanismes ont été mis en place dans votre pays pour prévenir
l'utilisation illicite des
finances publiques ?
5.4.
En dehors des déclarations fiscales, existe-t-il des règles dans
votre pays obligeant les élus et les agents publics à déclarer leurs
patrimoine et revenus ? Dans l'affirmative, à quel moment ?
Y a-t-il d'autres formes de contrôle ?
5.5.
Existe-t-il dans votre pays des règles visant à assurer la
transparence et l'égalité dans les appels d'offres des marchés publics
? Existe-t-il une procédure d'appel ? Merci de les décrire de façon
synthétique.
5.6.
De quels recours disposent les victimes de la corruption pour être
indemnisées ? Dans l'hypothèse où les dispositions d'un contrat ont été
influencées ou obtenues par le biais de la corruption, par exemple par le
paiement d'une commission occulte, est-il possible d'annuler ce contrat ?
Dans l'affirmative, veuillez préciser la procédure applicable, notamment
la personne ou l'institution ayant le droit de demander l’annulation.
5.7. Le financement des partis politiques est-il réglementé ? Dans
l'affirmative, merci de décrire la réglementation applicable.[2]
5.8. A la lumière de votre réponse à la question 2.4, précisez les
principales mesures introduites dans votre pays afin de prévenir et de détecter
le blanchiment de capitaux (par exemple, l’identification des clients,
l’identification des bénéficiaires des comptes, les systèmes de déclaration
de soupçons)[3].
5.9. Est-ce que la législation de votre pays permet la déduction
fiscale des commissions versées en exécution d'un acte de corruption au
sens de la convention pénale ?
5.10.
Décrivez les autres mesures susceptibles d’être utilisées dans
votre pays pour prévenir, dissuader, détecter et sanctionner la
corruption (par exemple, des dispositions de droit administratif ou de
droit de la concurrence en matière de concurrence déloyale).
5.11.
Comment dans votre pays la sensibilisation du public aux menaces
que constitue la corruption pour la société dans son ensemble est-elle
faite (existe-t-il à cet égard des programmes pour développer les
valeurs éthiques dans la vie publique) ?
5.12.
Veuillez décrire de façon synthétique les moyens dont disposent
les citoyens et les médias pour avoir accès aux informations détenues
par les autorités locales et étatiques ainsi que les conditions et les
restrictions applicables à cet accès (y compris, si vous le souhaitez,
concernant les informations qui sont confidentielles ou relèvent du
secret défense).
2ème Partie : Questions spécifiques concernant le fonctionnement des organes et institutions responsables de la lutte contre la corruption sur la base des principes généraux contre la corruption n° 3, 6 et 7 de la recommandation 97 (24)
SECTION A
PRINCIPES
DIRECTEURS 3 ET 7
Indépendance, autonomie et pouvoirs des personnes et agences responsables
de la prévention, des enquêtes, des poursuites et des sanctions
concernant les infractions de corruption.
Spécialisation, moyens et formations des personnes ou agences responsables
de la lutte contre la corruption.
PDC3 :"assurer que les personnes chargées de la prévention, des enquêtes,
des poursuites et de la sanction des infractions de corruption bénéficient
de l'indépendance et de l'autonomie nécessaires à l'exercice de leurs
fonctions, soient libres de toute influence incompatible avec leur statut
et disposent de moyens adéquats pour l'obtention de preuves ; assurer la
protection des personnes qui aident les autorités à lutter contre la
corruption et sauvegarder le secret de l'instruction “ ;
PDC7
:"favoriser la spécialisation
de personnes ou organismes chargés de la lutte contre la corruption et
leur accorder les moyens et la formation nécessaires à l'exercice de
leurs fonctions"
1.1
Existe-t-il dans votre pays des organismes spécifiques spécialisés
dans la lutte contre la corruption ? Si oui, veuillez préciser, la date
à laquelle ces institutions ont été créées, leur fondement juridique,
leur composition, leurs fonctions et/ou leurs pouvoirs. Dans la négative,
indiquez les raisons de l'absence de telles institutions.[4]
1.2 Existe-t-il des départements, services, unités ou personnes spécialisés
au sein de la police, des parquets, des tribunaux ou d'autres services de
l'Etat (par exemple, les services secrets) qui se sont vus attribuer des
fonctions et/ou pouvoirs spécifiques en matière de prévention, contrôle,
enquêtes et répression de la corruption ? Dans l'affirmative, merci
d’indiquer depuis quand ces départements, services, unités ou
personnes spécialisés sont en place et de décrire leur organisation et
leurs attributions.[5]
1.3
Existe-t-il des unités, corps d'inspection ou personnes chargés
de prévenir ou d'enquêter sur les cas de corruption interne dans
certains secteurs de la fonction publique (par exemple, au sein des
autorités répressives ou autres autorités gouvernementales) ? Dans
l'affirmative, merci de préciser, à partir de quelle date, leur
organisation et leurs attributions.[6]
Est-ce que les agents publics sont tenus d’informer ces unités, corps
d’inspection ou personnes des cas de corruption dont ils ont
connaissance dans l’exercice de leurs fonctions ?
1.4
Est-ce que les agents publics ont pour obligation d'informer leurs
supérieurs hiérarchiques des cas de corruption dont ils ont connaissance
dans l'exercice de leurs fonctions ?
1.5
Décrivez les mesures prises
dans votre pays pour fournir aux institutions indiquées aux questions
1.1. à 1.3. les moyens nécessaires à leur action ?[7]
1.6
Quelles sont les connaissances ou l’expérience demandées aux
différentes catégories d’agents occupant des fonctions dans les
institutions identifiées aux questions 1.1, 1.2 et 1.3 ? Comment
l'expertise multidisciplinaire nécessaire à la lutte contre la
corruption (expertise dans les domaines juridique, comptable, financier,
etc.) est-elle assurée ?
1.7
De quelle formation spécifique bénéficient les agents impliqués
dans la prévention, le contrôle, les enquêtes et la répression de la
corruption ? Quels sont les mécanismes mis en place pour évaluer
l'efficacité des formations ?
1.8
Est-ce que les agents ou employés des entités du secteur public,
autres que ceux couverts par les questions 1.1, 1.2 et 1.3 ci-dessus,
et/ou du secteur privé dans le cadre d’une délégation de service
public, ont l'obligation de faire connaître aux autorités répressives
ou judiciaires (parquet, police, juge) des cas éventuels de corruption
dont ils auraient connaissance dans l'exercice de leurs fonctions ?
Est-ce que les institutions publiques sont tenues à cette même
obligation ?
1.9
Comment les institutions ou personnes visées aux questions 1.1 à
1.3 coopèrent-elles entre elles ? Comment coopèrent-elles avec
d’autres institutions publiques ? Existe-t-il une autorité chargée
de la coordination de cette action
?
1.10
S'il n'existe pas d'institutions ou services spécialisés, est-ce
que des règles spécifiques
facilitant les relations entre la police, les procureurs
et les juges d'instruction ont été mises en place concernant le
traitement des infractions relatives à la corruption ?
1.11
Les institutions spécialisées dans la lutte contre la corruption
coopèrent-elles avec celles qui luttent contre le crime organisé ? Dans
l'affirmative, merci de préciser comment.
1.12
Quelles mesures ont été prises pour que les personnes ou
institutions chargées de la prévention, des enquêtes, des poursuites
ainsi que de sanctionner les infractions de corruption, jouissent de
l’indépendance et de l’autonomie nécessaires à l’exercice de
leurs fonctions ; afin notamment d’éviter les pressions indues émanant
de leurs supérieurs hiérarchiques ou du pouvoir politique ? Y a-t-il des
mesures pour protéger ceux
qui dénoncent les pressions exercées sur eux, auprès de leurs supérieurs,
la police, le parquet ou d'autres autorités, ou qui les rendent publiques
?
1.13
Votre pays a-t-il établi des règles applicables aux agents employés
dans les services, unités ou organismes visés aux questions 1.1 à 1.3
ci-dessus pour éviter les conflits d'intérêts ? Dans
l'affirmative, quelles sont ces mesures ?
1.14
Quelles sont les règles applicables dans votre pays pour protéger
le secret de l'instruction (notamment les relations entre le magistrat et
l'avocat de la défense ou celui des parties civiles quant à l’accès
au dossier, la communication ou transmission des pièces du dossier, la nécessité
d’autorisation du juge avant communication de pièces, les sanctions prévues
; les relations entre les enquêteurs et le public ; les restrictions
imposées à la presse –par exemple, l'interdiction de publier certains
actes de procédure criminelle ou correctionnelle avant qu'ils n'aient été
lus en audience publique) ?
1.15
Indiquez les moyens spéciaux d’enquête[8]
qui peuvent être utilisés dans votre pays dans les affaires de
corruption. Veuillez
expliquer ce en quoi ils consistent ainsi que les conditions légales
devant être respectées pour leur utilisation (notamment, s'ils peuvent
être utilisés à l'encontre des suspects uniquement, si l'utilisation
doit être approuvée préalablement par un juge, la période pendant
laquelle ils peuvent être utilisés, etc.).
1.16
Le secret
bancaire peut-il constituer un obstacle à la collecte de preuves par les
autorités judiciaires ou répressives ? Veuillez décrire les
dispositions applicables en la matière.
1.17 Les tribunaux ou d'autres autorités compétentes de votre pays
sont-ils habilités à ordonner la communication ou la saisie des dossiers
bancaires, financiers ou commerciaux afin de réunir des preuves dans le
cadre des enquêtes relatives à des faits de corruption ? Veuillez décrire
les dispositions applicables et les problèmes rencontrés concernant leur
application pratique.
1.18
(a) Votre pays a-t-il pris des mesures de protection au profit des acteurs
vulnérables dans le cadre des affaires de corruption (protection de la
victime, des collaborateurs de justice, des témoins, des magistrats) ? Merci
de décrire comment est assurée cette protection. La protection est-elle
fondée sur un texte de loi spécifique ? Comment la notion d'intimidation
est-elle définie ? Les actes d'intimidation constituent-ils une
infraction à part entière ? Quelles sont les autres infractions par le
biais desquelles ces actes sont punissables ? Les mesures de protection
sont-elles prises avant, pendant et après le procès ?
Quelles sont les mesures de protection utilisées ? Les proches de la
personne directement concernée (victime, témoin, collaborateur de
justice, etc.) sont-ils également protégés ?
(b) Votre pays a-t-il établi un programme de protection des témoins
? Peut-il s'appliquer dans les affaires de corruption ? Si oui, merci de
préciser comment est organisée la procédure d'admission. Quels sont les
critères essentiels pour qu'un témoin soit admis au programme de
protection ? Quelles sont les mesures les plus fréquemment prises (par
exemple : protection physique, changement de lieu de résidence,
allocation mensuelle, changement d'identité) ?
(c) Existe-t-il dans votre pays une agence de protection des témoins
? Merci de préciser la façon dont elle est organisée, en indiquant
notamment le nombre de personnes y travaillant, la façon dont son
personnel est formé, si elle est présente au niveau régional, ainsi que
les mécanismes mis en place pour assurer une coordination avec les
autorités répressives.
1.19
Les dépositions faites devant les autorités judiciaires au cours
de l'audition préliminaire peuvent-elles avoir la valeur d'un témoignage
devant la juridiction de jugement lorsque la comparution du témoin n'est
pas possible ? Les témoignages faits lors de l'audition préliminaire
peuvent-ils être enregistrés par des moyens audiovisuels ? Les témoignages
anonymes sont-ils possibles (merci de préciser les conditions pour
accorder l'anonymat - par exemple : menace très sérieuse pour le témoin,
témoignage essentiel pour le procès, condamnation non fondée sur ce
seul témoignage, vérification de la fiabilité du témoin par le juge) ?
1.20
Quelles transactions peuvent être offertes aux suspects ou aux
condamnés qui collaborent avec la police et la Justice dans les affaires
de corruption (par exemple : négociation judiciaire -"plea
bargaining", réduction de peines, protection spécifique) ?
1.21
Veuillez préciser les projets de réforme en cours d’examen par
le pouvoir législatif dans les domaines traités dans cette partie du
questionnaire.
SECTION
B
PRINCIPE
DIRECTEUR 6
Les
immunités à l'égard des enquêtes, des poursuites et des sanctions
concernant les infractions de corruption
PDC6 :
"veiller à limiter toute immunité à l'égard des enquêtes, des
poursuites et des sanctions relatives aux infractions de corruption à ce
qui est nécessaire dans une société démocratique “ ;
2.1
(a) Est-ce que, selon le droit de votre pays, certaines personnes peuvent bénéficier
d'immunités particulières permettant d'échapper aux poursuites
judiciaires dans les affaires de corruption ? [9]
(b) Dans l'affirmative, merci d'indiquer les personnes concernées et ce qui est couvert par l'immunité ?
(c) Comment et à quel moment ces immunités sont-elles levées et quels sont
les critères applicables pour ce faire ?
2.2
(a) Est-ce que, selon le droit de votre pays, certaines personnes peuvent,
dans les affaires de corruption, bénéficier de privilèges particuliers
leur permettant d'être poursuivies ou jugées selon une procédure dérogatoire
du droit commun ?
(b) Dans l'affirmative, merci d'indiquer les personnes concernées et ce qui
est couvert par le privilège accordé ?
(c) Comment et à quel moment ces privilèges sont-ils levés et quels sont les critères applicables pour ce faire ?
2.3
(a) Lorsqu'il existe à l'encontre d'un diplomate de votre pays de fortes présomptions
que ce dernier a commis des faits de corruption dans le pays dans lequel
il bénéficie d'une immunité diplomatique en vertu de la convention de
Vienne, les autorités compétentes de votre pays lèvent-elles cette
immunité ? Veuillez préciser la procédure prévue à cet effet, si une
telle situation s'est déjà présentée et si l'immunité a été levée.
(b) Dans l'hypothèse où l'immunité n'est pas levée, les autorités compétentes
de votre pays peuvent-elles engager des poursuites contre ce diplomate ?
Veuillez préciser les fondements juridiques permettant ces poursuites.
2.4 Veuillez également préciser pour chacune des catégories de personnes
concernées ce qui justifie le maintien des immunités en question (à
l'exclusion de l'immunité diplomatique).
[1]
Afin de préciser les informations fournies en réponse
à cette question, veuillez fournir les statistiques disponibles dans
les domaines concernés.
[2]
Les membres ayant déjà répondu au questionnaire sur
cette matière, élaboré dans le cadre des travaux du Groupe
Multidisciplinaire sur la corruption du Conseil de l’Europe, ne sont
pas tenus de répondre à cette question sauf si la réglementation a
changé depuis septembre 1999.
[3]
Les membres ayant soumis des informations au Comité PC-R-EV et
acceptant que ces informations soient transmises aux évaluateurs du
GRECO, ne sont pas tenus de répondre à cette question sauf si la réglementation
a changé depuis l'évaluation du PC-R-EV.
[4]
Les institutions visées par cette question sont les
institutions spécialisées dont la fonction exclusive ou prédominante
est de lutter contre la
corruption ayant un caractère
multidisciplinaire, par exemple une Commission contre la corruption
comportant des représentants de plusieurs ministères et
institutions .
[5]
Les institutions visées par cette question sont des unités et des
personnes spécialisées au sein même des autorités répressives,
des tribunaux ou autres services de l'Etat.
[6]
les institutions visées par cette question sont des services
d'inspection interne ou des personnes ayant des fonctions similaires
et intervenant au sein des autorités répressives ou autres autorités
gouvernementales.
[7]
Par moyens nécessaires à leur action, on entend les moyens
juridiques, financiers, matériels et en personnel.[8]
Par exemple : écoutes dans des lieux publics ou privés ; écoutes téléphoniques ;
autres interceptions de communications (courrier, télécopie,
e-mail), surveillance électronique, observation, opérations
sous-couverture, livraisons surveillées, "pseudo-achats" ou
autres "pseudo-crimes", informateurs anonymes,
perquisitions, poursuites transfrontières (y compris les poursuites
à chaud), agents provocateurs.
[9] Cette question ne concerne pas les immunités diplomatiques