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Déclaration commune à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale

STRASBOURG, VIENNE, VARSOVIE, 21 mars 2011 – Dans une déclaration commune à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, le Président de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance du Conseil de l’Europe (ECRI), Nils Muiznieks, le Directeur de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA), Morten Kjaerum, et le Directeur du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’OSCE (BIDDH), Janez Lenarčič, condamnent fermement les manifestations de racisme et l’intolérance qui y est associée.

« Aujourd’hui, nous commémorons ensemble les événements tragiques qui se sont déroulés en 1960 à Sharpeville et qui ont conduit à l’adoption de la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Nous renouvelons en ce jour notre appel à la vigilance face aux actes fondés sur des motifs racistes ou xénophobes. »

« Sur le plan positif, nous reconnaissons, avec une vive satisfaction, que dans certains États européens, les sondages indiquent une croissance de la tolérance et du rejet de la discrimination. Ces évolutions positives doivent être renforcées et stimulées, car la discrimination et la victimisation sont toujours beaucoup trop répandues. En même temps, il est à rappeler les faibles taux de signalement par les victimes d’agressions, de menaces ou de harcèlement grave à caractère raciste ainsi que le niveau insuffisant de connaissance de la façon d’accéder aux voies de recours et d’indemnisation. »

« Nous sommes convaincus que le discours raciste et xénophobe continuel entendu de certaines personnalités politiques et dans les médias peut alimenter les préjugés et la haine à l’encontre des minorités ethniques et des migrants, entraînant une discrimination dans de nombreux domaines de la vie sociale et économique ; c’est particulièrement le cas en ce qui concerne l’accès à l’emploi, aux soins de santé, à l’éducation et au logement. Ceci conduit à une situation d’exclusion sociale et, dans certains cas, à une hostilité et une violence ouvertes. »

« Nos travaux de suivi et de recherche montrent que les Roms constituent le groupe ethnique le plus exposé aux discriminations en Europe. Nos conclusions soulignent notamment des formes récurrentes de stigmatisation des communautés Roms dans le discours public. »

« Nous reconnaissons que la responsabilité de protéger les droits des Roms revient en premier lieu aux États dont les Roms sont citoyens ou résidents de longue durée. Toutefois, une réponse coordonnée au niveau européen est nécessaire pour résoudre l’aspect transnational des problèmes rencontrés par ces personnes. »

« Nous, signataires de la présente déclaration, estimons qu’afin de combattre activement le racisme et la xénophobie, les États doivent veiller, entre autres, à ce que:

Nos institutions s’unissent pour soutenir et assister les États dans la recherche de solutions durables aux niveaux local, national et européen, en mettant à disposition des données, des conclusions de recherche et des conseils de spécialistes, et en coordonnant le soutien sur la base de nos champs d’expertise complémentaires. »