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Communiqué de presse – 14.06.2005

Conseil de l'Europe : Rapports sur le racisme en Albanie, Croatie, Pologne, Suède et Royaume-Uni

Strasbourg, 14.06.2005 – La Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (ECRI), organe du Conseil de l’Europe spécialisé dans la lutte contre le racisme, publie aujourd’hui cinq nouveaux rapports sur le racisme, la xénophobie, l'antisémitisme et l'intolérance concernant l’Albanie, la Croatie, la Pologne, la Suède et le Royaume-Uni. L’ECRI constate une évolution positive dans l’ensemble de ces cinq pays membres du Conseil de l'Europe. Dans le même temps, les rapports font aussi état d’éléments qui demeurent préoccupants pour la Commission, dont les suivants :

En Albanie, une « Stratégie nationale d’amélioration des conditions de vie des Roms » a été mise au point pour supprimer la discrimination à l’égard des Roms dans différents domaines. Cependant, l’ECRI est d’avis que la situation des Roms et des Egyptiens, qui sont particulièrement marginalisés et laissés pour compte dans la société albanaise, ne s’est guère améliorée. Le nombre disproportionné d’enfants roms et égyptiens victimes de la traite est un problème qui préoccupe particulièrement l’ECRI.

En Croatie, une Commission d’experts contre la discrimination a commencé ses travaux en 2004 et a préparé une Stratégie nationale pour lutter contre toutes les formes de discrimination. Mais les problèmes d’acquisition de la nationalité que rencontrent les personnes d’origine non-croate ayant vécu longtemps dans le pays n’ont pas encore été totalement résolus. Des progrès importants restent à faire concernant le retour des réfugiés et des personnes déplacées, notamment dans le domaine du logement.

En Pologne, certaines mesures ont été prises en faveur des droits culturels et linguistiques des minorités nationales et ethniques. Mais il n’existe toujours pas d’arsenal législatif civil et administratif interdisant la discrimination raciale dans tous les domaines de la vie. Les cas de haine raciale font rarement l’objet d’enquêtes et de poursuites alors que les publications comprenant des éléments racistes, et notamment antisémites, sont en vente libre.

En Suède, un système pour surveiller les progrès réalisés pour atteindre les objectifs en matière d’intégration a été mis en place. Mais la ségrégation de fait dans les zones résidentielles et les établissements scolaires va à l’encontre des efforts déployés pour promouvoir une société intégrée. Les activités d’organisations racistes implantées en Suède, y compris la large diffusion de propagande raciste notamment sur l’internet préoccupe l’ECRI.

Au Royaume-Uni, une stratégie a été lancée pour promouvoir la cohésion entre les communautés et l’égalité ethnique dans tout le pays. Cependant, malgré les initiatives prises, les membres de groupes ethniques et religieux minoritaires restent en butte au racisme et à la discrimination. Les demandeurs d’asile et les réfugiés sont particulièrement vulnérables à de tels phénomènes, ce qui tient d’une part aux modifications introduites dans la politique en matière d’asile, d’autre part au ton du débat sur l’adoption de ces modifications.

Ces nouveaux rapports font partie d’un troisième cycle de suivi des lois, politiques et pratiques des Etats membres dans la lutte contre le racisme. Les rapports pays-par-pays de l’ECRI sont disponibles en anglais et en français ainsi que dans la langue nationale du pays concerné sur le site internet http://www.coe.int/ecri. Ils couvrent, sous l’angle de la protection des droits de l’homme et sur un pied d’égalité, tous les pays membres. Les rapports du troisième cycle sont centrés sur la question de la «mise en œuvre» : ils examinent si les principales recommandations de l’ECRI contenues dans ses rapports précédents ont été suivies et appliquées, et si oui, jusqu’à quel degré d’efficacité.