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Communiqué de presse – 27.01.2004

Conseil de l’Europe: Cinq nouveaux rapports sur le racisme

Strasbourg, 27.01.2004 – La Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI), organe du Conseil de l’Europe spécialisé dans la lutte contre le racisme, a publié aujourd’hui cinq nouveaux rapports sur le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme et l’intolérance concernant la Belgique, la Bulgarie, la Norvège, la Slovaquie et la Suisse. L’ECRI constate une évolution positive dans l’ensemble de ces cinq pays membres du Conseil de l’Europe. Dans le même temps, les rapports font aussi état d’éléments qui demeurent préoccupants pour la Commission, dont les suivants :

En Belgique, la question des partis politiques faisant usage d’une propagande raciste ou xénophobe demeure particulièrement préoccupante pour l’ECRI. Il reste encore beaucoup à faire pour garantir aux étrangers et aux personnes d’origine immigrée une véritable égalité des chances dans l’emploi. L’augmentation des manifestations d’antisémitisme et d’islamophobie demande les efforts concertés de la société belge dans son ensemble pour lutter contre ces phénomènes.

En Bulgarie, il existe encore des stéréotypes, des préjugés et des discriminations à l’encontre de groupes minoritaires, notamment des Roms, ainsi qu’à l’encontre des immigrés, des réfugiés et des demandeurs d’asile. De sérieux problèmes persistent concernant l’utilisation excessive d’armes à feu et de la force par la police à l’encontre des Roms, et l’ECRI souligne le problème de la ségrégation scolaire affectant les enfants roms. Par ailleurs, la nouvelle loi sur les cultes, adoptée en 2002, ne comble pas toutes les lacunes existant en matière de liberté de religion en Bulgarie.

En Norvège, la nécessité de garantir une protection adéquate contre les expressions à caractère raciste demeure une des préoccupations particulières de l’ECRI. Il reste encore beaucoup à faire pour garantir que les étrangers et les personnes issues de l’immigration bénéficient en matière d’emploi et de logement d’une véritable égalité des chances. L’ECRI soulève en outre un certain nombre de problèmes liés à la situation des immigrés et des demandeurs d’asile en Norvège.

En Slovaquie, la violence de caractère raciste, y compris de graves manifestations de brutalité policière perdure. La minorité rom reste très défavorisée dans la plupart des domaines, particulièrement en ce qui concerne le logement, l’emploi et l’éducation. L’ECRI demande également que soient menées des investigations complètes, transparentes et impartiales quant aux récentes allégations relatives à la stérilisation de femmes roms qui auraient eu lieu en l’absence d’un véritable consentement éclairé de leur part.

En Suisse, les écarts de conduite et le traitement discriminatoire de la police à l’égard de membres de certains groupes minoritaires – et notamment des Noirs Africains – constituent un sujet de préoccupation, de même que le climat général de l’opinion à l’égard de ce groupe. La question des demandeurs d’asile et des réfugiés suscite également un débat négatif et hostile dans l’arène publique et politique et la procédure de demande d’asile pose encore certains problèmes.

Ces nouveaux rapports font partie d’un troisième cycle de suivi des lois, politiques et pratiques des Etats membres dans la lutte contre le racisme. Les rapports pays-par-pays de l’ECRI sont disponibles en anglais et en français sur le site internet www.coe.int/ecri ainsi que dans la langue nationale du pays concerné auprès du Secrétariat de l’ECRI. Ils couvrent, sous l’angle de la protection des droits de l’homme et sur un pied d’égalité, tous les pays membres. Les rapports du troisième cycle sont centrés sur la question de la « mise en œuvre » : ils examinent si les principales recommandations de l’ECRI contenues dans ses rapports précédents ont été suivies et appliquées, et si oui, jusqu’à quel degré d’efficacité.