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Communiqué de presse – 15.04.2003

Conseil de l'Europe : Six nouveaux rapports sur le racisme

Strasbourg, 15.04.2003 – La Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (ECRI), organe du Conseil de l'Europe spécialisé dans la lutte contre le racisme, a publié aujourd’hui six nouveaux rapports sur le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme et l’intolérance concernant l’Andorre, l’Azerbaïdjan, le Liechtenstein, la Lituanie, la Moldavie et la Suède. L’ECRI constate une évolution positive dans l’ensemble des six pays membres du Conseil de l’Europe. Dans le même temps, les rapports font aussi état d’éléments qui demeurent préoccupants pour la Commission, dont les suivants :

En Andorre, l’ECRI constate l’absence dans la législation andorrane de certaines dispositions juridiques pénales, civiles et administratives relatives à la lutte contre le racisme et l’intolérance. Un grand nombre d'immigrés se trouvent dans une situation précaire et le délai exigé pour la naturalisation des résidents de longue durée est très long. L’ECRI s’inquiète que cette situation s’oppose à la pleine intégration des immigrés dans la société andorrane.

En Azerbaïdjan, les notions de racisme et de discrimination paraissent limitées aux manifestations les plus extrêmes et les plus graves de ces phénomènes, tandis qu’il existe une tendance à ignorer leurs manifestations les plus courantes. Toutefois, certaines personnes sont victimes de discrimination directe et indirecte dans leur vie quotidienne en Azerbaïdjan, y compris les réfugiés, les étrangers, les membres de groupes religieux minoritaires et les Arméniens.

Au Liechtenstein, la question d’un certain l’intérêt porté à l’extrême-droite, notamment par les jeunes, reste préoccupante. L’ECRI note également qu’un mandat et une stratégie clairs et détaillés visant à intégrer les non-ressortissants et les personnes d’origine immigrée dans la société restent à élaborer et à mettre en œuvre.

En Lituanie, certains problèmes de racisme et d’intolérance subsistent et sont particulièrement graves vis-à-vis des membres de la communauté rom/tsigane mais ils touchent également les demandeurs d’asile et les réfugiés, notamment les Tchétchènes et les Afghans. L’ECRI constate que les dispositions légales actuelles visant à combattre les manifestations de racisme et de discrimination raciale ne sont pas toujours adaptées pour répondre à ces phénomènes et qu’elles sont en outre rarement appliquées.

En Moldova, la principale difficulté réside dans la nécessité d'assurer, de façon pacifique et dans l'optique d'éviter des discriminations ou des tensions interethniques à l'avenir, la coexistence de plusieurs langues. L’ECRI note également qu’à cause de tensions politiques et sociales, la mise en œuvre des dispositions pénales, civiles et administratives relatives à la lutte contre le racisme et la discrimination raciale s'avère très difficile et que la communauté rom/tsigane est particulièrement vulnérable à cet égard.

En Suède, certains problèmes de racisme et d’intolérance subsistent et en particulier les personnes d’origine immigrée n’ont pas le sentiment de faire pleinement partie de la société suédoise; elles demeurent en partie exclues de ses structures, sont confrontées à la discrimination et sont désavantagées sur le marché du travail, dans l’accès au logement, dans l’accès à certains lieux ouverts au public tels que restaurants et discothèques, ainsi que dans le domaine de l’éducation et divers autres domaines. Les activités des organisations et mouvements d’extrême-droite, notamment des actes de violence et la production de musique « white power », restent une source de préoccupation pour l’ECRI.

Ces six nouveaux rapports font partie d’un deuxième cycle de suivi des lois, politiques et pratiques des Etats membres dans la lutte contre le racisme. Les rapports pays-par-pays de l’ECRI (disponibles sur le site internet www.coe.int/ecri en anglais et français) couvrent, sous l’angle de la protection des droits de l’homme, tous les pays membres sur pied d’égalité. Les seconds rapports étudient la mise en œuvre des propositions faites par l’ECRI dans ses rapports précédents, contiennent des informations générales mises à jour, et offrent une analyse approfondie de certains aspects particulièrement préoccupants dans les pays concernés.