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Communiqué de presse – 23.04.2002

Conseil de l'Europe : Cinq nouveaux rapports sur le racisme

STRASBOURG, 23.04.2002 – La Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (ECRI), organe du Conseil de l'Europe spécialisé dans la lutte contre le racisme, a publié aujourd’hui cinq nouveaux rapports sur le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme et l’intolérance concernant l’Estonie, la Géorgie, l’Irlande, l’Italie et la Roumanie. L’ECRI constate une évolution positive dans l’ensemble des cinq pays membres du Conseil de l’Europe. Dans le même temps, les rapports font aussi état d’éléments qui demeurent préoccupants pour la Commission contre le Racisme du Conseil, dont les suivants :

En Estonie, des problèmes subsistent en ce qui concerne la situation des communautés russophones, dont beaucoup de membres sont des non-ressortissants. Ces personnes risquent de vivre en marge des structures du pays et d’être exclues du processus démocratique – une situation qui peut, selon l’ECRI, entraîner des tensions ethniques.

En Géorgie, différents groupes tels que les minorités religieuses et nationales sont confrontés à des problèmes de racisme, d’intolérance et de discrimination directe ou indirecte. Les autorités, en particulier la police et les organes de poursuite, n’ont le plus souvent pas réagi de manière adéquate à ces problèmes. L’ECRI relève l’absence de dispositions juridiques, civiles et administratives contre la discrimination, ainsi que de dispositions de droit pénal en la matière.

En Irlande, les personnes issues de l’immigration, les réfugiés et demandeurs d’asile, et les « Gens du Voyage » font l’objet de préjugés et d’une certaine intolérance. La discrimination et le racisme se manifestent notamment dans le refus d’accès aux lieux publics, le harcèlement verbal, et - dans certains cas - de la violence.

En Italie, les problèmes de racisme et de xénophobie touchent plus particulièrement les personnes non-ressortissantes de l’Union européenne, ainsi que les Roms/Tsiganes italiens et non-italiens. Les manifestations de ces problèmes incluent les préjugés sociaux, la discrimination et des cas de violence, y compris parfois de la part de la police. L’ECRI souligne le rôle joué par certains hommes politiques ayant recours à une propagande xénophobe et à des discours provocateurs à caractère raciste, dans l’origine de cette situation.

En Roumanie, des problèmes subsistent en ce qui concerne le manque d’application des dispositions légales (notamment dans le domaine pénal) pour lutter contre le racisme et la discrimination et quant au climat de l’opinion dans le pays. La communauté rom/tsigane reste particulièrement défavorisée dans tous les domaines et est victime d’un niveau important de discrimination ; le problème du comportement des forces de l’ordre envers les membres de ce groupe minoritaire n’a notamment pas encore été entièrement résolu.

Ces cinq nouveaux rapports font partie d’un deuxième cycle de suivi des lois, politiques et pratiques des Etats membres dans la lutte contre le racisme. Les rapports pays-par-pays de l’ECRI (disponibles sur le site internet www.ecri.coe.int en anglais et français) couvrent, sous l’angle de la protection des droits de l’homme, tous les pays membres sur pied d’égalité. Les seconds rapports étudient la mise en œuvre des propositions faites par l’ECRI dans ses rapports précédents, contiennent des informations générales mises à jour, et offrent une analyse approfondie de certains aspects particulièrement préoccupants dans les pays concernés.