Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (ECRI)


INTRODUCTION

L'objectif de cette publication est de présenter des exemples de mesures destinées spécifiquement aux Roms/Tsiganes et susceptibles de promouvoir la mise en œuvre de la Recommandation de politique générale n°3 de l'ECRI sur la lutte contre le racisme et l'intolérance envers les Roms/Tsiganes.

La publication ne prétend pas couvrir tous les aspects de la Recommandation de politique générale n°3 de l'ECRI. Ainsi, trois domaines de priorité ont été privilégiés: (a) l'émancipation des Roms, (b) l'éducation et la jeunesse, et (c) la police et la justice1. Une série d'exemples de "bonnes pratiques" est présentée dans chacun de ces domaines et, éventuellement, quelques exemples comparables sont cités brièvement. Des coordonnées ont été répertoriées de manière à faciliter l'accès à des informations complémentaires.

Les exemples présentés proviennent de toute l'Europe. Les Roms/Tsiganes et d'autres groupes apparentés2 sont en effet représentés en nombre variable dans tous les pays européens. Le fait que la plupart des Roms, en Europe, vivent en Europe centrale et orientale explique que la majorité des exemples cités proviennent de ces régions. D'un autre côté, l'absence de certains pays ou projets dans le recueil n'est pas synonyme de jugement négatif porté à leur encontre. Les exemples ont été précisément sélectionnés pour illustrer l'éventail et la diversité des initiatives possibles, et non dans l'objectif de proposer un panorama ou de procéder à une appréciation. C'est ainsi que figurent des mesures introduites par les gouvernements, des projets initiés par des ONG, mais également des initiatives issues de coopérations diverses. La priorité a été donnée aux initiatives potentiellement reproductibles dans d'autres contextes locaux et nationaux.

La documentation sur les initiatives citées se réfère à l'an 2000 ou au début 2001, période durant laquelle les informations ont été collectées.

Durant la préparation de la publication, la question de ce qui constitue une "bonne pratique" a été soulevée à maintes reprises. Quatre critères ont servi de lignes directrices: (a) le fait que l'initiative touche à un besoin identifié; (b) le fait qu'elle ait fonctionné sur une certaine durée et qu'elle ait été documentée; (c) le fait qu'elle ait été considérée comme une "bonne pratique" par les Roms et les professionnels impliqués et spécialisés dans ce domaine; (d) le fait qu'elle ait prouvé son efficacité au moyen d'une évaluation indépendante. Concernant la majorité des exemples, cependant, seuls les trois premiers critères ont servi de guide à la sélection, leur évaluation en tant que "bonnes pratiques" devant être considérée comme facultative. A l'avenir, il est recommandé d'accroître les ressources allouées à l'évaluation des initiatives citées en tant que "bonnes pratiques" dans ce recueil.

Le consultant voudrait remercier les membres de l'ECRI et du Groupe de spécialistes sur les Roms/Tsiganes, du Bureau du Coordinateur pour les activités Roms/Tsiganes et du Centre Européen de la Jeunesse du Conseil de l'Europe, ainsi que diverses autres personnes et représentants d'ONG et d'autres organismes, de leurs conseils et informations sur lesquels repose cette publication. Il reconnaît en outre que cette petite sélection d'exemples ne rend pas justice à tous les efforts déployés, notamment par les ONG roms, pour traiter les questions concernant les Roms en Europe.

Robin Oakley
Consultant

1. D'autres domaines, tels le logement, le développement communautaire et l'emploi, sont déjà couverts par des documents répertoriant des bonnes pratiques, ex. Breaking the Vicious Circle, publié par SPOLU International et la Fondation CEGA, Sofia 2000.

2. Dans ce recueil, le terme de Roms est employé pour désigner collectivement une grande diversité de groupes ethniques qui s'identifient aux-mêmes sous les noms de Roms, Sinti, Tsiganes, Voyageurs et d'autres dénominations.