Présentation

Créé dans le cadre de la Convention de Berne, mais également ouvert aux « pays observateurs », le réseau Émeraude,
envisagé dès 1989, a été concrétisé en 1996 par le Comité permanent de la Convention de Berne, dans l'objectif de
compléter le réseau Natura 2000 sur des bases similaires, dans les pays non membres de l’Union européenne, basé sur la
plus grand synergie méthodologique possible. Outre sa contribution à l’identification et à la protection des zones noyaux
du Réseau écologique paneuropéen, le réseau Émeraude en cours de constitution favorise également l'établissement de
réseaux nationaux d’aires protégées. Etant donné que l’Union européenne est aussi une partie contractante de la
Convention de Berne, le réseau Natura 2000 est considéré comme la contribution de l’Union européenne au réseau Emeraude.
Pour les Parties contractantes à la Convention de Berne qui sont Etats membres de l’Union européenne, les sites du
réseau Emeraude sont constitués par les sites du réseau Natura 2000. Avant de rejoindre l’Union européenne, douze pays
ont mis en œuvre des projets pilotes Emeraude comme un travail préparatoire à l’établissement du réseau Natura 2000.
Les autres pays engagés dans l’établissement du réseau Emeraude sont les suivants : en Europe occidentale, l’Islande, la
Norvège, la Suisse ; en Europe centrale et orientale, la Fédération de Russie, le Moldova, l’Ukraine ; en Europe du
Sud-est et du Sud, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, le Monténégro, « l’ex-République yougoslave de Macédoine »,
la Serbie, la Turquie, et dans le Caucase du Sud, l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Géorgie.
Un programme de développement du Réseau Emeraude a été mis en œuvre dans le sud-est de l’Europe en 2005/2006, en
complément des projets-pilotes initiaux déjà organisés par le Conseil de l’Europe. Ce programme CARDS/Emeraude concernait
les six pays suivants : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Monténégro, « l’ex-République yougoslave de Macédoine » et Serbie.
Son objectif principal était l’identification de 80 % des sites dans les pays concernés. Le programme a bénéficié d’une
contribution financière de l’Agence européenne de l’environnement. Il a représenté un outil important pour la préparation
des pays concernés aux travaux futurs à mettre en œuvre dans le cadre du réseau Natura 2000 et pour se
conformer à l’avance aux Directives « Habitats » et « Oiseaux ».
En 2011, la Phase II du processus de
constitution du Réseau Emeraude a été
initiée par les 6 pays. Cette Phase consiste
en l'évaluation espèce par espèce et habitat
par habitat de la suffisance des sites
proposés pour la survie à long terme des
espèces menacées.
En 2009, un
Programme Joint avec l’Union Européenne a été lancé pour une période de trois ans afin de développer le
Réseau Emeraude de façon substantielle dans les sept pays suivants : Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Belarus, Moldova, Ukraine
et la partie européenne de la Fédération de Russie. Ce programme a pour objectifs d’identifier tous les sites potentiels du
Réseau Emeraude dans les trois pays du Caucase du sud ainsi qu’en Moldova. Pour le Belarus et la Fédération de Russie, les
objectifs visent l’identification de 50 % du réseau alors qu’en Ukraine ce sont 80 % des sites qui devraient être
identifiés à l’issue du programme, en 2011.
Le développement du Réseau Emeraude en Afrique s’est concrétisé jusqu’à ce jour par le lancement de projets pilotes au Burkina Faso,
au Sénégal et au Maroc (en cours). Le Réseau pourrait aussi être appelé à se développer en Tunisie lorsque les autorités nationales
le souhaiteront.