Culture, patrimoine et diversité


Glossaire des lignes directrices du Conseil de l’Europe/EBLIDA sur la législation et la politique régissant les bibliothèques en Europe

On trouvera ci-après un bref glossaire des termes utilisés dans les Lignes directrices – termes ou expressions ayant une signification particulière dans le contexte des activités des bibliothèques et d’information, et n’étant pas d’usage courant.

L’univers du livre

L’univers rassemblant individus et organisations liés à l’écriture, à l’impression, à la reliure, à l’édition, à la commercialisation des ouvrages, à la critique, à la vente en gros, à la vente au détail, à l’achat, à la lecture, aux collections, au prêt, à la préservation, à la mission de répertoire, à la description, au commentaire et autres activités liées au livre et autres documents imprimés.

Le « feuilletage »

Le parcours non systématique de l’usager à travers des matériels proposés en bibliothèque, dans le but d’identifier les éléments dignes d’intérêt.

L’élaboration de collections

La gestion de l’acquisition, de l’organisation, de la préservation et, le cas échéant, de la suppression de matériels de bibliothèque, en liaison avec les besoins de l’ensemble des usagers.

Les organismes de négociation collective

Il s’agit d’organismes habilités à négocier, avec les producteurs et fournisseurs de services, et au nom de groupements d’institutions telles que les bibliothèques, des accords – y compris tarifaires ou relatifs aux droits de propriété intellectuelle.

La bibliothèque numérique

Institution permettant l’accès à des ressources informatives électroniques – soit sous forme de produit fini (disques, bandes, etc.) appartenant à l’établissement, soit grâce à une liaison technologique avec des sites distants.

La livraison de documents

Il s’agit de systèmes permettant de recevoir des documents ne faisant pas partie du fonds d’une bibliothèque donnée : il peut s’agir, en l’occurrence, de prêts inter-bibliothèques, de l’offre d’un dépôt central, ou encore de la fourniture de matériels à partir d’une base électronique.

Le libre accès

Il faut entendre, par cette expression, un accès à l’information et aux outils de communication non soumis à d’inutiles restrictions, et, de préférence, gratuit pour l’usager.

Les matériels d’information

Expression au sens large, dans la mesure où elle se réfère à de l’information stockée sur toute la gamme de supports possible – et notamment sous forme de manuscrits, d’œuvres imprimées, de microfilms, ou sous forme sonore, graphique, cinématographique, ou encore sur support vidéo, numérique ou de fibre optique.

Les services d’information

Il s’agit de l’ensemble des activités des bibliothèques et d’autres institutions fournissant de l’information au public ; mais cette expression désigne parfois les institutions elles-mêmes.

Les industries du savoir

Il s’agit du secteur commercial et industriel qui collecte, fabrique, distribue ou vend des produits et services d’information tels que livres, enregistrements, bases de données, films, vidéocassettes, programmes radiophoniques ou télévisuels et produits multimédia.

L’éducation aux métiers de la bibliothèque

Il s’agit de l’éducation de professionnels de l’information appelés à travailler dans des bibliothèques ou d’autres types de services d’information – publics ou privés. Dans la plupart des régions du monde, il existe des écoles formant à ces métiers, généralement rattachées à des universités, et fréquemment agréées par des associations de bibliothèques et autres corps professionnels.

Les licences

Dans le contexte qui nous occupe, le concept de « licence » renvoie à l’autorisation d’accès - accordée par des ayants droit - à des ressources relevant de la propriété intellectuelle, telles que des logiciels, des bases de données, des produits multimédia et des publications électroniques – et ce, conformément à un accord contractuel plutôt que dans le cadre d’un rapport commercial. Ce type de licence précise généralement un certain nombre d’éléments, tels que le nombre d’usagers autorisé, les usages autorisés et les limites en matière de copies et d’extraits.

L’information en réseau

Il s’agit de données d’information fournies par des systèmes informatiques ouverts, c’est-à-dire accessibles via des réseaux de communication tels que l’Internet.

Le bibliothécaire professionnel

Toute personne possédant des qualifications éducatives reconnues et/ou une formation adéquate en matière de gestion de bibliothèque et d’accomplissement des aspects plus élaborés et plus spécialisés du métier.

Les points d’accès publics

Il s’agit de points informatiques en réseau, proposés au public par des institutions telles que les bibliothèques, et couvrant toute une gamme d’objectifs : culturels, de loisirs, éducatifs et professionnels.

Les « points-services »

Il s’agit de lieux situés soit à l’intérieur d’une bibliothèque (bureau de références, bureau thématique, point d’information), soit à l’extérieur (bibliothèque-filiale, point fixe de bibliothèque itinérante), et permettant l’accès public à tout ou partie des fonctions de l’établissement.

Les bibliothèques spécialisées

Cette expression recouvre fréquemment l’ensemble des bibliothèques ne faisant pas partie des catégories publique, nationale ou universitaire. Elles ont une clientèle particulière et un domaine de spécialisation, et peuvent être privées ou publiques.

La communauté des usagers

Il s’agit du groupe de personnes identifié par une bibliothèque et auquel elle destine ses services. Le groupe en question est généralement défini de telle manière qu’il englobe aussi bien les véritables usagers que les usagers potentiels.