UN sur CINQ

D’“UN sur CINQ” à “ZERO SUR CINQ”: pourquoi faut-il s’axer sur les données?


Le manque de politiques préventives efficaces demeure le principal obstacle à l’élimination de la violence sexuelle à l’égard des enfants. La méconnaissance de l’ampleur réelle de cette violence, due à l’absence de données fiables, se solde par des stratégies de prévention inadaptées.

L’étendue du problème étant largement sous-estimée, la campagne UN sur CINQ du Conseil de l’Europe utilise comme point de départ une estimation pour motiver les gouvernements, les parlements, les professionnels de l’enfance et les parents afin qu’ils prennent les mesures urgentes nécessaires pour prévenir la violence sexuelle, protéger les enfants et poursuivre les agresseurs.

L’efficacité des politiques de prévention dépend également de l’exactitude et de la qualité des données. C’est pourquoi la Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels (Convention de Lanzarote) demande aux pays de mettre en place “des mécanismes de recueil de données ou des points d’information, au niveau national ou local et en coopération avec la société civile, permettant, dans le respect des exigences liées à la protection des données à caractère personnel, l’observation et l’évaluation des phénomènes d’exploitation et d’abus sexuels concernant des enfants" (Article 10).

L’un des buts spécifiques de la campagne UN sur CINQ du Conseil de l'Europe est d’inciter les pays à financer la recherche sur l’ampleur des violences sexuelles, en fonction de laquelle ils pourront adapter leurs politiques de prévention et de protection. Le but final est sans ambages de parvenir au chiffre de “zéro sur cinq”.