Une délégation de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) a effectué une visite à Chypre du 5 au 9 octobre 2026 dans le cadre de la première étape de la préparation d’un rapport de suivi. Au cours de la visite, qui s’est déroulée dans le cadre du septième cycle de monitoring par pays de l’ECRI, la délégation a recueilli des informations sur la prévention et la lutte contre le discours de haine et les crimes de haine, et sur l’action visant à garantir l’égalité de traitement et l’inclusion dans l’éducation et les soins de santé.
Au cours de sa visite à Chypre, la délégation de l’ECRI a rencontré des représentantes et représentants du gouvernement, des services chargés de l’application des lois, ainsi que des autorités indépendantes compétentes et des institutions judiciaires. Elle a également rencontré des représentantes et représentants d’organisations internationales et de la société civile, ainsi que des personnes affiliées à des groupes relevant du mandat de l’ECRI.
En outre, la délégation s’est rendue à la 18e école primaire de Limassol - Ayios Antonios, ainsi qu’au Conseil interculturel de Limassol et au Centre municipal pour les programmes sociaux.
À la suite de cette visite, l’ECRI adoptera un rapport dans lequel elle formulera une nouvelle série de recommandations sur les mesures à prendre par les autorités pour lutter contre le racisme et l’intolérance dans le pays. La mise en œuvre de deux recommandations prioritaires sera examinée 18 mois après la publication du rapport, dans le cadre de la procédure de suivi intermédiaire de l’ECRI.
Dans son précédent rapport sur Chypre, établi dans le cadre du sixième cycle, l’ECRI avait notamment recommandé aux autorités de réviser la législation pénale relative au discours de haine, y compris en ce qui concerne les voies de recours disponibles pour les victimes, et de dispenser sans délai aux membres des forces de police, aux procureurs et aux juges une formation appropriée sur la manière d’utiliser au mieux les dispositions légales existantes relatives à la lutte contre les crimes de haine.
Elle avait également recommandé aux autorités chypriotes d’élaborer une stratégie nationale en faveur des personnes LGBTI, assortie d’un plan d’action national, dotée d’un budget distinct suffisant pour sa mise en œuvre et faisant du renforcement de l’action contre l’intolérance à l’égard des personnes LGBTI l’un de ses éléments essentiels.
Pour plus d’informations sur les précédents rapports de l’ECRI sur Chypre, veuillez consulter la page de suivi par pays de l’ECRI.

