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La violence à l'égard des femmes : notre préoccupation, notre réponse
Side Event à la 57e session
de la Commission de la condition de la femme

New York - ECOSOC, Siège de l'ONU - Lundi 4 mars 2013, 13h15 - 14h30

 

Historique

Il n’est pas de jour en Europe sans que des femmes soient persécutées, violées, mutilées, forcées à se marier par leur famille, stérilisées contre leur gré ou abusées psychologiquement et physiquement dans la « sécurité » de leur foyer. Les exemples de violence à l'égard des femmes sont infinis, et le nombre de ses victimes incalculable. De nombreuses femmes éprouvent trop de crainte ou de honte pour demander de l'aide, et payent souvent leur silence de leur vie. Celles qui parlent ne sont pas toujours entendues. La violence domestique est une autre forme de violence bien trop répandue et qui touche non seulement les femmes mais aussi les hommes, les enfants et les personnes âgées.

Le Side Event présentera la valeur ajoutée de la Convention d’Istanbul dans le cadre des traités régionaux et internationaux juridiquement contraignants. De plus, il soulignera son utilité pour les gouvernements en tant qu’instrument concret et efficace pour prévenir et combattre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique en Europe et au-delà.

La Convention d'Istanbul

Ouverte à la signature en mai 2011, la Convention d’Istanbul est le premier instrument européen juridiquement contraignant concernant la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Son champ d’application en fait le traité international le plus ambitieux pour s’attaquer à cette grave violation des droits humains. Elle vise la tolérance zéro pour ces violences et représente une avancée majeure pour garantir davantage de sécurité aux femmes en Europe et ailleurs.  La prévention de la violence, la protection des victimes et la poursuite des auteurs sont les principes fondamentaux de la Convention. L’objectif est également de faire évoluer les mentalités en incitant tous les membres de la société, en particulier les hommes de tous âges, à changer leur comportement. En substance, la Convention lance un nouvel appel à promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, car la violence à l’égard des femmes, perpétuée par une culture de tolérance et de déni, est profondément enracinée dans les inégalités entre les femmes et les hommes au sein de la société.

 La Convention protège les victimes de tous horizons, indépendamment de leur âge, leur race, leur religion, leur origine sociale, leur statut de migrante ou leur orientation sexuelle, et appelle à la criminalisation de la violence physique, harcèlement, harcèlement sexuel, mariage forcé, mutilations génitales féminines, avortement et stérilisation forcés.

A ce jour, la Convention a été ratifiée par 3 Etats membres du Conseil de l'Europe : Albanie, Portugal et Turquie et a été signée par 24 Etats membres du Conseil de l'Europe :  Allemagne, Autriche, Belgique, Croatie, Espagne, Finlande, France, Grèce, Islande, Italie, Luxembourg, Malte, Monaco, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, République slovaque, Slovénie, Suède, "l'ex République yougoslave de Macédoine", Royaume-Uni et Ukraine.

Tout membre du Conseil de l'Europe ou Etat observateur, tout autre Etat ou l'Union européenne peut signer et ratifier la Convention. Elle entrera en vigueur après sa ratification par 10 pays, dont 8 Etat membres du Conseil de l'Europe. Un groupe d’experts indépendants (GREVIO) sera établi pour assurer le suivi de l’application de la Convention par les Etats parties.

Dépliant

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Coorganisé par 

Mission Permanente de la France auprès des Nations Unies

 
Les orateurs principaux

  M. Gilbert Saboya Sunyé, Ministre des Affaires étrangères (Andorre) et Président du Comité des Ministres, Conseil de l’Europe

  Mme Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes et porte-parole du Gouvernement (France)

  Mme Lakshmi Puri, Sous-Secrétaire générale,Nations Unies, et Directrice exécutive adjointe, ONU Femmes

  M. Jean-Claude Mignon, Président de l’Assemblée parlementaire, Conseil de l’Europe

 
Conclusions

  Mme Gabriella Battaini-Dragoni, Secrétaire Générale adjointe, Conseil de l’Europe

 
Modératrice

  Mme Margaret Besheer, Voice of America, Correspondante ONU

 
Discours

  M. Gilbert Saboya Sunyé, Ministre des Affaires étrangères (Andorre) et Président du Comité des Ministres, Conseil de l’Europe

 Mme Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes et porte-parole du Gouvernement (France)

  Mme Lakshmi Puri, Sous-Secrétaire générale,Nations Unies, et Directrice exécutive adjointe, ONU Femmes

 M. Jean-Claude Mignon, Président de l’Assemblée parlementaire, Conseil de l’Europe

  Mme Gabriella Battaini-Dragoni, Secrétaire Générale adjointe, Conseil de l’Europe (anglais seulement)

 
 Autres interventions

  Agnieszka Kozłowska-Rajewicz, Secrétaire d’Etat chargé de l’égalité entre les genres, Pologne (anglais seulement)

  Elsa Fornero, Ministre du Travail et des Politiques sociales, en charge de l'Égalité des chances, Italie (anglais seulement)

 
Vidéo and photos

  Vidéo du side event

  Photos

 
Contacts

Mme Liri Kopaçi-Di Michele
Chef de Division
liri.kopaci-dimichele@coe.int

Mme Valérie Giret-Lerch
Assistante administrative
valerie.giret@coe.int 

 
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