Connaissez-vous bien la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre
la violence à l'égard des femmes et la violence domestique?
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Question 1 / 11
Selon la Convention, les cas de violence à l'égard des femmes sont si répandus
dans nos sociétés parce que :
Réponse A
les femmes sont par nature physiquement plus faibles et deviennent facilement la
proie de ce type de violence.
Réponse B : ces dernières
décennies ont vu une augmentation de l'alcoolisme et de la toxicomanie ainsi
que du nombre de personnes présentant des troubles mentaux agressifs.
Réponse C :
la violence à l'égard des femmes est à la fois une conséquence et une cause
de l'inégalité entre femmes et hommes, dans la société et dans la famille, et
elle est perpétuée par une culture du silence et du déni.
Réponse D : les femmes
ont de plus en plus accès à l'éducation, à l'emploi et au pouvoir, ce qui
crée du ressentiment chez les hommes.
La réponse est C : La violence à l'égard des femmes
peut toucher toute femme, de tout âge, de tout milieu social ou de toute couleur,
et la grande majorité des auteurs peuvent être qualifiés de personnes ordinaires.
Parce que cette violence est étroitement liée à des stéréotypes et des attitudes
funestes pour les femmes, la Convention demande aux gouvernements de s'attaquer
aux structures sociales et aux mentalités qui engendrent une telle violence.
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Question 2 / 11
Dans la Convention, qu'entend on exactement par violence domestique ?
Réponse A
la violence entre époux ou partenaires actuels.
Réponse B
la violence entre des membres d'une famille ou d'une cellule familiale vivant sous
le même toit.
Réponse C
la violence entre des membres ou des anciens membres d'une famille ou d'une cellule
familiale, indépendamment de l'endroit où ils vivent, que ce soit sous le même toit
ou non.
Réponse D
aucune des définitions ci-dessus.
La réponse est C : Les victimes et les auteurs de violence
domestique ne doivent pas forcément vivre sous le même toit ni avoir de liens biologiques
ou juridiques. Par violence domestique, la Convention entend la violence entre époux
ou concubins actuels ou passés, parents biologiques, beaux parents et parents adoptifs,
grands parents, oncles et tantes et enfants biologiques, adoptés ou en nourrice,
quel que soit leur âge.
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Question 3 / 11
Si la police est appelée à un domicile pour intervenir dans un incident de violence
domestique et que la victime se trouve dans une situation de danger immédiat, la
Convention dispose que :
Réponse A
des policiers ayant suivi une formation spéciale jouent le rôle de médiateurs entre
la victime et l'auteur, permettant aux deux parties de rester chez eux en toute
sécurité.
Réponse B
l'auteur peut être éloigné temporairement du domicile même s'il/elle en est le seul
propriétaire et peut se voir interdire tout contact avec la victime.
Réponse C
l'auteur peut être éloigné du domicile mais seulement s'il/elle partage la propriété
avec la victime ou si sa victime en est le seul propriétaire.
Réponse D
la victime est immédiatement envoyée dans un refuge où il/elle bénéficiera de l'aide
et du soutien nécessaires.
La réponse est B : Dans les situations de danger immédiat,
la meilleure manière de garantir la sécurité des victimes est de les séparer physiquement
de l'auteur des violences. Dans la plupart des cas, les victimes de violence domestique
doivent être immédiatement mises en sécurité. Plutôt que de leur demander de rassembler
en hâte leurs effets et de déménager dans un refuge, la Convention prévoit d'éloigner
l'auteur du domicile pour une période donnée.
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Question 4 / 11
Si un auteur prétend avoir commis un acte de violence pour punir la victime d'avoir
eu un comportement non conforme à ses coutumes, à sa religion ou à sa culture, la
Convention dispose que :
Réponse A
l'identité culturelle, religieuse ou traditionnelle d'une personne doit toujours
être prise en compte lors du prononcé d'une peine, sous peine de commettre un acte
de discrimination.
Réponse B
toute justification d'un crime fondée sur la culture, la religion, la tradition
ou " l'honneur " est inacceptable et ne saurait être invoquée pour réduire une peine.
Réponse C
toute justification d'un crime fondée sur la culture, la religion, la tradition
ou " l'honneur " est en principe inacceptable. Toutefois, dans certaines conditions,
elle peut être invoquée pour réduire une peine.
Réponse D
aucune des explications ci-dessus.
La réponse est B : Dans le monde entier, de nombreuses
femmes subissent des violences parce qu'elles ont enfreint les préceptes de leur
culture, de leur tradition ou de leur religion, raisons qui " justifient " souvent
l'impunité des auteurs. Les gouvernements doivent donc veiller à ce qu'aucun tribunal
ne rende une décision motivée par le fait qu'un crime a été commis pour punir la
victime pour son comportement. Cela vise particulièrement les crimes commis au nom
du soi-disant " honneur ".
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Question 5 / 11
Lorsqu'une victime et un auteur de violence domestique ont des enfants en commun,
la Convention dispose qu'il est dans l'intérêt supérieur de l'enfant de :
Réponse A
toujours permettre le contact entre l'auteur et ses enfants. Il est nécessaire pour
le développement de l'enfant qu'il reste en contact avec ses deux parents.
Réponse B
ne permettre le contact entre l'auteur et ses enfants que si une évaluation des
risques a été effectuée et qu'une supervision des visites est assurée.
Réponse C
ne jamais autoriser le contact entre l'auteur et ses enfants. L'auteur perd automatiquement
son droit de garde et de visite dès lors qu'il/elle a commis un acte de violence.
Réponse D
aucune des réponses ci dessus.
La réponse est B : Leurs enfants sont souvent le seul
lien restant entre la victime et l'auteur des violences. Pour les victimes, respecter
les décisions en matière de visite revient souvent à rencontrer l'auteur face à
face et, donc, risquer sa sécurité et celle de ses enfants. Les gouvernements doivent
veiller à ce que les victimes et leurs enfants restent en sécurité lors de toute
visite ou de tout contact avec l'auteur en proposant, par exemple, des salles de
réunions sà»res.
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Question 6 / 11
La Convention encourage-t-elle les hommes et les garçons à jouer un rôle important
dans la prévention de la violence à l'égard des femmes ?
Réponse A
Non. Si la prévention peut être d'une certaine utilité, il s'agit avant tout d'une
question privée qui ne concerne que les femmes. Le gouvernement a l'obligation de
prévenir la violence contre les femmes et la violence domestique.
Réponse B
Non. La prévention n'a guère ou pas d'effet sur le nombre de cas de violence à l'égard
des femmes dans nos sociétés. Les gouvernements doivent privilégier des sanctions
plus sévères.
Réponse C
Oui. Les hommes et les garçons peuvent contribuer à la prévention de la violence
en servant de modèles et d'agents du changement, et en défendant l'égalité des femmes
et des hommes.
Réponse D
Oui. Les hommes et les garçons peuvent aider à prévenir cette violence en apprenant
comment s'abstenir de s'y livrer.
La réponse est C : Les hommes et les garçons peuvent
jouer un rôle important dans la prévention de la violence en la dénonçant, en servant
de modèle et en assumant leurs responsabilités familiales. Ils peuvent ainsi contribuer
à changer les mentalités et les attitudes à l'égard de cette violence. La Convention
demande aux gouvernements d'associer pleinement tous les membres de la société,
en particulier les hommes et les garçons, aux efforts visant à modifier les facteurs
culturels et sociaux qui font tolérer et perdurer la violence à l'égard des femmes.
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Question 7 / 11
Selon la Convention, les cas de violence à l'égard des femmes sont si répandus
dans nos sociétés parce que :
Réponse A
les femmes sont par nature physiquement plus faibles et deviennent facilement la
proie de ce type de violence.
Réponse B
il faut prouver que la victime n'a pas consenti à l'acte sexuel ou qu'elle a été
forcée d'y participer, même en l'absence de résistance physique de sa part.
Réponse C
il faut prouver que la victime n'a pas consenti à des actes sexuels avec l'auteur
dans le passé.
Réponse D
aucune des propositions ci dessus.
La réponse est B : La violence à l'égard des femmes
peut toucher toute femme, de tout âge, de tout milieu social ou de toute couleur,
et la grande majorité des auteurs peuvent être qualifiés de personnes ordinaires.
Parce que cette violence est étroitement liée à des stéréotypes et des attitudes
funestes pour les femmes, la Convention demande aux gouvernements de s'attaquer
aux structures sociales et aux mentalités qui engendrent une telle violence.
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Question 8 / 11
Conformément à la Convention, quels sont les types de comportements qui constituent
un harcèlement ?
Réponse A
lorsqu'une personne suit et observe une autre personne de manière répétée, y compris
dans le monde virtuel.
Réponse B
lorsqu'une personne communique de manière répétée et non souhaitée avec une autre
personne par téléphone, courriel ou courrier.
Réponse C
lorsque les biens, l'image ou les parents et amis proches d'une personne sont visés
par des comportements menaçants ou destructeurs.
Réponse D
toutes les réponses ci-dessus.
La réponse est D : Pour que ces types de comportement
puissent être considérés comme du harcèlement, ils doivent être intentionnels et
répétés mais, surtout, ils doivent amener la victime à craindre pour sa sécurité.
La Convention demande aux gouvernements de pénaliser ce type de comportement s'ils
ne l'ont pas encore fait.
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Question 9 / 11
La Convention vise-t-elle aussi les victimes masculines de la violence domestique ?
Réponse A
Oui, parce que le nombre de cas de violence domestique à l'égard des hommes est
tout aussi répandu que ceux à l'égard des femmes.
Réponse B
Oui, parce que les hommes peuvent aussi être victimes de la violence domestique
même si la grande majorité des victimes continuent d'être des femmes.
Réponse C
Non, parce qu'il n'y a aucun cas de violence domestique à l'égard des hommes.
Réponse D
Non, parce que les incidents de violence domestique contre les hommes sont jamais
aussi graves que ceux contre les femmes.
La réponse est B : On ne sait guère que les hommes peuvent
aussi être victimes de la violence domestique. La Convention se saisit de ce problème
en encourageant les gouvernements à offrir une protection et un soutien aux hommes
et aux enfants victimes de la violence domestique ainsi qu'aux personnes âgées.
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Question 10 / 11
Si des parents emmènent leur enfant de 16 ans dans un autre pays sous un prétexte
et qu'ils ont organisé son mariage sans qu'il/elle le sache, la Convention dispose
que :
Réponse A
celà relève des droits/responsabilités parentales et les parents ne peuvent être
poursuivis.
Réponse B
ce n'est pas une infraction pénale si le mariage forcé n'a pas été contracté, mais
d'autres sanctions légales sont prévues pour emmener un enfant hors du pays sous
un prétexte.
Réponse C
il s'agit d'une infraction pénale qui peut déboucher sur des poursuites même si
le mariage forcé n'a pas été contracté.
Réponse D
les droits parentaux seront retirés.
La réponse est C : La Convention ne pénalise pas seulement
le fait de forcer une personne à se marier mais aussi d'emmener une personne dans
un autre pays pour la marier contre son gré. Par exemple, de nombreuses adolescentes
en Europe sont envoyées ou manipulées pour aller dans le pays d'origine de leur
parent pendant les vacances d'été pour se marier sous la contrainte.
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Question 11 / 11
Le rôle des médias pour former notre opinion des femmes, du sexe et de la violence
est :
Réponse A
traité dans la Convention : en effet, la manière dont les femmes sont représentées
dans les médias entretient des stéréotypes décrivant les femmes comme faibles, passives,
disponibles sexuellement ou méritant la violence.
Réponse B
traité dans la Convention parce que la recherche a montré qu'il y avait un lien
évident entre ce que l'on voit à la télévision et ce que l'on fait dans la vie réelle.
Réponse C
non traité dans la Convention parce que c'est un sujet qui n'est pas important.
Réponse D
non traité dans la Convention par respect de la liberté des médias.
La réponse est A : Les images des femmes véhiculés dans
les médias correspondent souvent à des stéréotypes de genre répandus ou sont dégradantes
par nature. L'iconographie associe très souvent la violence et le sexe. Si le lien
entre ces images et la violence à l'égard des femmes n'est pas scientifiquement
prouvé, il est généralement reconnu que la manière dont les femmes sont représentées
dans les médias influence notre perception des femmes et ce que nous considérons
comme un comportement approprié à leur égard. La Convention demande donc aux gouvernements
d'encourager l'autorégulation des médias afin de renforcer le respect de la dignité
des femmes. Cette recommandation ne constitue pas une ingérence dans la liberté
et l'indépendance des médias, la décision concernant l'autorégulation et le sujet
d'autorégulation revenant entièrement à chaque média.