La décision sur le bien-fondé de la réclamation
COHRE c. Croatie est devenue publique
<08/11/2010> La réclamation a été enregistrée le 25 août
2008 et déclarée recevable par le Comité européen des Droits sociaux le 30 mars
2009.
Le COHRE a prié le Comité de déclarer que la Croatie ne respecte pas l’article
16 de la Charte lu seul ou interprété à la lumière de la clause de non
discrimination du Préambule de la Charte, au motif que l’absence d'un moyen de
recours effectif face à la déchéance des droits d’occupation spéciaux détenus
par les Serbes de souche et autres minorités ethniques constitue une violation
persistante des droits au logement et, partant, au droit des familles de
bénéficier d'une protection sociale, juridique et économique.
Dans sa décision sur le bien-fondé
le Comité européen des Droits sociaux a constaté que les personnes ne souhaitant
pas retourner en Croatie ainsi que la question de la restitution des biens ou
droits spoliés ou de leur indemnisation n’entraient pas dans le champ
d’application de l’article 16 de la Charte.
Le Comité a conclu à l’unanimité à une violation de l’article 16 à la lumière de
la clause de non discrimination du Préambule en raison de l’absence d’échéance
raisonnable dans la mise en œuvre des programmes d’aide au logement et au motif
de la non prise en compte des vulnérabilités accrues de nombreuses familles
déplacées et de familles de souche serbe en particulier.
Sommaire
de la Réclamation n° 52/2008
Décision sur le bien-fondé
Plus d'informations sur les
Réclamations collectives